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Billet de blog 10 mars 2025

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Le Makhzen: une machine de répression

La répression makhzénienne frappe encore : quatre militants du Nahj Dimoucrati Qaïdi à Taza viennent d’écoper de lourdes peines de prison. Une nouvelle attaque contre le mouvement étudiant et toutes les voix libres qui osent défier l’arbitraire. Face à la machine répressive, la résistance reste la seule voie.

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Une politique de répression systématique

La répression n’a jamais été une exception dans la politique du régime makhzénien. Elle est une règle appliquée avec brutalité contre quiconque ose revendiquer la liberté et la justice sociale. Les lourdes peines récemment infligées aux quatre militants du Nahj Dimoucrati Qaïdi à Taza illustrent une fois de plus l’acharnement du régime contre le mouvement étudiant et les forces militantes, qu’il cherche à étouffer et paralyser sous sa machine répressive.

Des condamnations injustes : un message d’intimidation contre les voix libres

Les étudiants Mohcine Lemaâlem et Bilal Bouzelmat ont été condamnés à deux ans de prison ferme, tandis que Yousra El Khlouqi a écopé d’une année de prison ferme. Quant à Najim Lachkar, il a été condamné à un an de prison, dont 8 mois fermes et 4 mois avec sursis. Ces peines sévères ne sont rien d’autre qu’une vengeance politique contre des jeunes dont le seul “crime” est de croire en la lutte pour une université libre et un enseignement public gratuit et démocratique.

Une répression organisée : une politique d’État contre le mouvement étudiant

Ces arrestations et condamnations ne sont qu’un microcosme d’une politique plus large de répression visant les étudiants, les ouvriers, les paysans et toutes les classes opprimées qui osent défier les politiques d’appauvrissement et d’autoritarisme. Le régime makhzénien ne tolère pas l’existence d’organisations étudiantes militantes qui tentent de briser l’omerta imposée sur l’université. C’est pourquoi il recourt à la violence policière, aux arrestations arbitraires et aux procès expéditifs pour terroriser toute contestation.

Les prisons sont devenues le refuge forcé des militants, tandis que les tribunaux servent de façade pour légitimer des décisions politiques prises dans l’ombre. L’acharnement contre les militants du Nahj Dimoucrati Qaïdi illustre bien la peur du régime face au mouvement étudiant, l’une des bastions historiques de la lutte, qui a toujours été une épine dans le pied de l’autoritarisme.

Un régime fondé sur l’intimidation et la répression

La répression makhzénienne ne cible pas uniquement les étudiants. Elle touche toutes les voix libres dans différents secteurs :

• Les ouvriers, réprimés dès qu’ils revendiquent leurs droits fondamentaux, avec des grèves étouffées par la force.

• Les paysans, appauvris et spoliés de leurs terres au profit des lobbys qui contrôlent les richesses.

• Les opposants politiques, emprisonnés sous des accusations fabriquées de toutes pièces dès qu’ils dénoncent la corruption et la tyrannie.

Ce système démontre que le Makhzen repose sur une politique d’intimidation et de militarisation contre tous ceux qui refusent de se soumettre. Les institutions supposées indépendantes (justice, médias…) ne sont en réalité que des outils au service du pouvoir pour renforcer son emprise sur la société.

Mais la répression ne fait pas taire la résistance

Malgré cette répression féroce, aucune forme de violence ne pourra réduire au silence la lutte. L’histoire nous a appris que les régimes autoritaires, quelle que soit leur brutalité, finissent par tomber face à la détermination des peuples en quête de liberté. La solidarité avec les prisonniers politiques, la dénonciation des politiques répressives et l’intensification de la mobilisation populaire restent les seules voies pour affronter la machine de répression makhzénienne et briser ses chaînes.

Liberté pour tous les prisonniers politiques !

Non à la répression, non à la tyrannie, non à l’intimidation des militants !

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