Justice à Mille Visages : Le Masque de l’Injustice en France
Dans l’ombre des tribunaux et au cœur d’une république aux promesses éclatantes, se trame une comédie tragique, un théâtre d’inégalités où la justice porte mille visages. Tandis que certains individus, perçus comme des symboles de rébellion et d’antifeuille, sont enfermés sans justification apparente, d’autres, aux responsabilités colossales, errent libres, leurs bracelets électroniques n’étant que le pâle écho d’une sanction expéditive.
Georges Abdallah, communiste libanais et figure emblématique d’une lutte que l’histoire ne veut plus écouter, est toujours détenu derrière des barreaux invisibles, comme si son seul crime avait été de refuser de se plier à l’ordre établi. N’est-ce pas là le reflet d’une justice dévoyée, qui oublie que la vérité se cache souvent derrière des slogans oubliés et des idéaux malmenés ? Abdié par un système sourd aux cris des opprimés, il demeure prisonnier d’une idéologie qu’on voudrait étouffer, un symbole trop audacieux pour être libéré.
Pendant ce temps, dans les hautes sphères de notre pouvoir, des figures telles que Sarkozy, Bernard-Henri Lévy et bien d’autres, liés aux grandes tragédies internationales — génocides en Libye, massacres en Syrie, et carnages à Rojava — se baladent, libres ou surveillés de près par de simples bracelets électroniques. Leur impunité, masquée par des lois partiales et des alliances ambiguës, met en exergue une justice à deux vitesses, où l’un et l’autre ne se font pas l’ombre.
Comment expliquer que dans notre chère France, berceau des droits de l’homme, le même système qui proclame la liberté et l’égalité puisse condamner ceux qui défient l’ordre établi tout en laissant impunies les mains qui versent le sang à l’étranger ? La balance de la justice, gravée de lames tranchantes, semble pencher en faveur des puissants, ceux qui, par leur argent et leur influence, ont su troquer l’honneur contre l’ambition.
Ce pamphlet, cri d’une conscience en éveil, se veut l’écho d’une indignation collective. Il dénonce un système qui, en enfermant Georges Abdallah, prive la parole d’une lutte sincère et authentique, tout en donnant carte blanche à des responsables dont les actes meurtriers ne sauraient être effacés par des mesures dérisoires. Il est temps de lever le voile sur cette justice déformée, de rappeler que la liberté ne peut se mesurer que lorsque chacun, sans exception, se voit offrir le droit d’exprimer sa vérité.
Car la justice à mille visages ne saurait être qu’une illusion quand, derrière les barreaux d’un prisonnier aux idéaux, se cache l’ombre d’une impunité étatique. La voix des opprimés doit se lever, pour que jamais ne s’oublie que la véritable justice exige de juger non seulement les actes, mais aussi les responsabilités, où qu’elles se cachent.
Libérez Georges Abdallah. Libérons la justice.