Sous un voile de justice, des pratiques brutales de torture et de répression continuent d’être signalées au Maroc, visant militants, manifestants, et simples passants. Entre silence judiciaire et sentiment d’impunité, ces récits glaçants appellent une réponse urgente.
Témoignages glaçants : entre torture et impunité
Au Maroc, les récits de Mohamed Ali Saidi, Mohamed Garnit ou encore Abdelaziz Redaouia révèlent l’ampleur des abus subis lors de leurs gardes à vue. Arrêtés respectivement en 2013 et accusés de protestations violentes ou de crimes présumés, ces hommes ont dénoncé des actes de torture visant à extorquer des aveux. Entre menaces de viol, brutalités physiques et suffocations forcées, leurs récits à Amnesty International peignent un tableau accablant. Les juges, pourtant alertés des blessures visibles, n’ont ordonné aucune enquête, alimentant un sentiment d’impunité.
Des étudiants ciblés pour leurs revendications
Des militants étudiants comme Abderrazak Jkaou et Brahim El Guelai, arrêtés à Kenitra en 2012, ont eux aussi dénoncé des sévices destinés à briser tout élan protestataire. Loin de recevoir justice, ils ont été condamnés sur la base d’aveux extorqués sous la contrainte. Ces récits reflètent une volonté claire de réprimer la dissidence par la peur.
Passants et militants dans la ligne de mire
Même les non-militants ne sont pas épargnés. Khadija, étudiante discrète, a été arrêtée à Fès en marge d’une manifestation en 2014. Subissant coups et menaces de viol, elle a été relâchée sans inculpation, profondément traumatisée. Plus tragique encore, Wafae Charaf, militante des droits humains, a été emprisonnée pour avoir dénoncé des actes de torture qu’elle aurait subis en 2014 à Tanger.
Une justice muette face aux abus
Un appel à des enquêtes indépendantes et à des réformes structurelles est plus urgent que jamais.