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Billet de blog 15 mars 2025

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Pantins du Makhzen

Au Maroc, Hamid El Mehdaoui, youtubeur paradoxal, défend ses tortionnaires après 3 ans de prison. Le système (Younes Moujahid, Yassine Mansouri/DGED) manipule procès et médias. En 2018 à Paris, des baltaguia sabotent un débat de l’ASDHOM Face aux barbouzes, la résistance murmure : Rira bien qui rira le dernier.

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Ça pue, ça fraude, ça cogne dans l’ombre… Younes Moujahid, le scribouillard du régime, joue les procureurs en carton. Mais parlons de Hamid El Mehdaoui, ce youtuber à la moralité élastique, ce pseudo-justicier qui défend ses propres tortionnaires après s’être fait lyncher par eux. Trois ans de taule pour « intelligence avec l’ennemi » — un char d’assaut fantôme, une fable digne des contes de la DJET ou de la DST, ces corbeaux de Mohamed Yassine Mansouri, patron de la DGED (Direction générale des études et de la documentation), le service de renseignement extérieur créé par le boucher Ahmed Dlimi en 1973. Une machine à broyer les dissidents, à fabriquer des trahisons comme on tricote des chaussettes.  

Hamid, le « militant » en caméra cachée, le voilà qui brame sa loyauté au système : « Je suis innocent, mais vive le roi ! ». Le même système qui l’a jeté en cellule, qui lui a cassé les dents, qui le traque encore… Et lui, grovellant, répète en boucle : « Merci, Messieurs les juges ! ». Tragi-comique. À gerber.  

On lui a monté un scénario de série Z. Un char, des écrans verts, des « preuves » en pixels. La DJET rigole, Mohamed Yassine Mansouri savoure son thé à la menthe. Hamid, lui, se prend pour un héros. Il stream, il vocifère, il lèche les mains qui le frappent — « C’est pour la stabilité ! » — pendant que les vrais résistants crèvent sous les coups. Anouzla, Lmrabet, Raissouni… Eux, au moins, ont gardé leur colonne.  

Mais Hamid ? Un pantin désossé. Trois ans de cabane, et toujours pas dégrisé. Le Makhzen adore ces clowns : ils font diversion, ils meurent en direct, ils justifient la terreur. Et quand ils crèvent, on en recrute d’autres.  

  Paris, 2018 : les barbouzes du Makhzen font leur cinéma  

Le 15 février 2018, l’Asdhom organisait un débat sur la liberté de la presse. Une soixantaine de participants, des têtes connues : Khadija Ryadi, Hicham Mansouri — journaliste exilé en France après des attaques physiques, intimidations et un procès truqué à Rabat —, Maâti Monjib, l’historien-épine dans le pied du régime… Soudain, débarquent 15 baltaguia — les nervis du Makhzen, spécialistes en sabotage. Ils hurlent, insultent, balancent des chaises, coupent le courant, lancent des boules puantes. Une scène de kermesse fasciste.  

Et au milieu, Hanane Rihab, députée USFP (un parti socialiste en zombie), prie les organisateurs de « laisser parler les perturbateurs ». Cette fantoche, imposée par les services, se pince aujourd’hui porte-parole des « filles violées » par Taoufik Bouachrine — journaliste condamné à 12 ans de prison pour avoir dirigé Alyaoum24 et Soltana, deux médias trop libres. Bouachrine, lui, croupit pour un procès en carton, accusé de trafic d’êtres humains… Le Makhzen a sorti le grand jeu.  

Mohammed Karout, l’avocat-vautour de la police, était là aussi. Le même qui persécute le Hirak du Rif. Langage ordurier, menaces voilées… Un sous-fifre de la DGED, payé pour étouffer les vérités.  

Le  Makhzen à Paris : l’impudence en héritage  

L’Asdhom et dix associations appellent à un rassemblement devant l’ambassade du Maroc, rue Le Tasse, ce 28 février. Ils vont déposer plainte, hurler dans le vide… Mais qui écoute ? La France, complice silencieuse, sirote son café en regardant ailleurs.  

Hamid El Mehdaoui, lui, streamera peut-être l’événement. « Regardez, chers abonnés, comme on étouffe nos libertés ! »… Tout en évitant soigneusement de nommer Mohamed Yassine Mansouri, patron de la DGED, ou la DST — ces pieuvres qui l’ont torturé. Pathétique.  

Le Maroc, ce cirque sanglant. Les Moujahid en juges fantoches, les Hamid en idiots utiles, les Mansouri (Mohamed Yassine) en marionnettistes… Et dans l’ombre, Hassan 2 , Ahmed Dlimi et El Basri ricanant, leurs héritages pourris vivants

La fin ? Elle viendra. Pas en tank, pas en hashtag. Dans un crachat, un poing levé, un cri étouffé. Et les rires des bourreaux se noieront dans leur propre fange.  

Post-scriptum : À l’Asdhom, à Omar Radi, à Souleimane Rissouni, à Ali L’Mrabet à Maâti Monjib, à Hicham Mansouri (le journaliste, pas le patron des barbouzes)… 

Crachez sur les tombes des vendus. Et que les boules puantes retournent à leurs expéditeurs.  

Pamphlet anonyme : Yahya Yachaoui

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