Et si les élections étaient truquées en France ?

Article publié en 2013

 

Depuis 11 ans, la France est gouvernée par deux partis : l’U.M.P. ou le P.S.

 

  • En 2008, le P.S. organise l’élection de  son premier secrétaire : Martine Aubry est élue Premier Secrétaire du Parti. Ségolène Royal, battue par 42 voix sur 134784, crie “au vol”, réclame “un nouveau vote” et menace d’aller en justice. Une commission de récolement (sic) recompte les voix et redonne certes la victoire à Martine Aubry mais en contredisant les comptes précédents. 
  • En 2012, l’U.M.P. organise l’élection de son président : Jean-François Copé est élu Président de l’U.M.P. François Fillon, battu avec 98 voix sur 176 608, dénonce “des anomalies”, réclame “un nouveau vote” et menace d’aller en justice. Une commission de contrôle interne, COCOE (sic) recompte les voix et donne certes la victoire à Jean-François Copé mais en contredisant les comptes précédents.

Ce sont des dirigeants de ces deux partis qui, une fois devenus ministres de l’Intérieur, organisent les élections, garantes de notre démocratie.

 

En 2014, auront lieu les élections les plus démocratiques de notre pays : les élections municipales. En vérifiant les résultats des dernières élections municipales sur le site du ministère de l’intérieur, on constate de grossières “anomalies” :

  • Plus de la moitié des inscrits ont disparus entre les deux tours : 27 437 103 inscrits au premier tour et 12 639 471 au second, soit une semaine après. 
  • Au second tour l’extrême-droite, hors F.N., n’obtient aucune voix mais 3 sièges de plus.

L’Etat verse aux partis 1 euro 70 par voix exprimée lors des élections, sous des conditions de représentativité. Heureusement il ne prend pas en compte les élections municipales. Alors oublions ces bien étranges chiffres municipaux et regardons les résultats des dernières élections législatives :

  • On se souvient qu’en 2008, entre le 9 et 16 Mars, plus de 14 millions de nos compatriotes ont disparus des listes municipales. Paix à leurs âmes ! 
  • Nulle raison de s’attrister pour autant. 4 ans plus tard, la natalité extraordinaire de nos gauloises et gaulois pleins de ressources ont permis de combler ce handicap en enfantant directement de grands enfants en âge de voter. Et si, au second tour des élections municipales de 2008, il n’y avait que 12 639 471 inscrits, ils étaient 46 082 104 au premier tour des élections législatives de 2012; soit 33 millions de votants  en plus, en seulement 4 ans ! A 1 euro 70 par tête et par an, c’est une affaire rentable. 
  • Hélas, une fois de plus, les mêmes cause produisant les mêmes effets, au second tour de ces mêmes législatives, soit une semaine plus tard, près de 3 millions de votants vont disparaître des listes. La canicule, sans doute…

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