Un Sénat populaire

Le Sénat fut le symbole de la République des "grands Ducs" . Certains parlent aujourd'hui de "petits marquis" . Peut-on imaginer pousser l'évolution jusqu'à un Sénat populaire?

Réactions face aux propos de Jean-Louis Masson © Public Sénat

Il doit y avoir au bas mot 6 millions de français de confession musulmane en France.

Quand avons-nous eu 50%+1 de ces français de confession musulmane, soit 3 000 001 million de français de confession musulmane dans la rue réclamant quoi que ce soit ?

Jamais !

Quand avons-nous eu même 10% de ces français de confession musulmane soit 600 000 français de confession musulmane dans la rue réclamant quoi que ce soit ?

Jamais !

Quand avons-nous eu ne serait-ce qu'1% de ces français de confession musulmane, soit 60 000 français de confession musulmane dans la rue réclamant quoi que ce soit ?

Jamais !

Quand avons-nous eu 0,1% de ces français de confession musulmane, soit 6 000 français de confession musulmane dans la rue réclamant quoi que ce soit ?

Jamais !

Alors sérieusement de quoi parle-t-on ?

Et pourquoi tant de débats voire de lois créées à l'Assemblée et au Sénat sur un problème qui n'existe pas ?

Nos Sénateurs devraient arrêter de se regarder le nombril pour expliquer le monde. Un nombril, c'est petit, c'est creux, c'est cicatrisé, c'est même sale parfois. Le monde, c'est grand, c'est rond, c'est bleu, ça évolue en permanence.

Nos Sénateurs devraient arrêter de penser la France via le prisme des médias appartenant à des milliardaires, grassement subventionnés par l'état sans que personne ne s'en emeuve : Bouygues, Dassault, Xavier Niel, Bernard Arnault, Vincent Bolloré, Patrick Drahi, François Pinault, Matthieu Pigasse, Arnaud Lagardère...

Leur France n'est pas la France, elle n'est qu'un plan de communication et d'influence, censé favoriser leurs petites affaires.

Sortir de l'entresoi, sortir de la buvette du Sénat, tout simplement sortir dans la rue, voilà ce que devrait être l'urgence de nos pauvres Sénateurs pour enfin découvrir la France.

Et pour cela, il n'y a plus qu'un seul remède : Imposer le suffrage universel direct lors de l'élection des sénateurs.

Le principe des Grands électeurs est incompatible avec les valeurs de la République laïque.

Juste un exemple criant : Stéphane Artano à été élu Sénateur par... 18 français. 18 électeurs !!!! 

Alors qu'il est demandé la signature de 4,7 millions de français simplement pour pouvoir discuter de la proposition de loi visant à empêcher la privatisation des Aéroports de Paris. 

L'égalité en droit est la colonne vertébrale de notre démocratie.

Et comme il n'y a pas de clergé en Islam, il ne devrait pas y avoir de clergé républicain.

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