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Billet de blog 2 février 2010

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Aujourd'hui, Besson annonce qu'il refusera la nationalité française à un homme qui, dit-il, impose la burqa à sa femme. Comme notre étranger n'est pas laïc, il ne peut être français car, tenez-vous bien !, être français, c'est être laïc. Outre que si c'était drôle, on pourrait se croire dans le sketch de Coluche sur le "hakik", Besson aurait pu avoir la décence et l'honnêteté (mais bon, la probité sarkozyste, c'est un oxymore...) de préciser que quand il s'agissait d'aller voir le pape avec son portable et le raffiné Bigard (sûr que celui-là aurait enchanté Jésus et Paul...), il n'y avait pas de laïcité qui tenait. Ni, du reste, pour la messe des obsèques de Séguin.

Bref, j'habite un pays où celles et ceux qui sont musulmans ne peuvent devenir Français . Comme dit un article du Monde diplomatique, "vous avez aimé l'anticommunisme, vous adorerez l'islamophobie".

Je vis dans un pays qui à vrai dire me débecte. Quand je vais travailler au lycée, quand je vois la réforme qu'on nous propose et dont le but est de supprimer des heures de cours sur le seul critère du coût qu'elles représentent, je suis un peu plus abasourdi. Tout passe. Les lois de la camarilla réactionnaire au pouvoir ne suscitent que très peu de réactions ; seuls les lycées de banlieue se mobilisent, se demandent s'il ne faut pas initier un mouvement du type de celui de 2003 - qui, hélas, échoua. L'avenir de l'Ecole, c'est la garderie. Si tu es riche et que tu peux payer de bonnes études à tes bambins, tu seras sauvé ; sinon, tant pis. Les banlieues, les cités populaires, les enfants d'ouvriers, du point de vue de l'instruction (mais pas seulement), peuvent bien crever. L'Etat s'en fiche. Il y a bien longtemps que la question du pour tous n'est qu'un lointain souvenir (ça ne date pas d'hier, hein... Je pense toujours à Robert Linhart - dont Bensaïd avait tort de se moquer - qui fut effrayé par ce que représentait d'épouvantablement réactionnaire l'arrivée de Miteux - Mitterrand pour les intimes - au pouvoir).

Les ouvriers sont devenus des immigrés, exclusivement. Le P"C" a laissé la place au F"N" pour le plus grand plaisir de la Mitterrandie et, dans une très parlementaire transubstantiation, la Mitterrandie a ressuscité en Sarkozye.

Ouvriers est devenu immigrés et immigrés est devenu islamistes. On peut y aller, garder à vue, taper, karchériser, intimer de mettre la casquette comme ci et pas comme ça. Besson était P"S", il est désormais sarkozyste. D'un point à l'autre, je ne suis pas sûr qu'il ait trahi qui que ce soit. Chevènement, lui, a-t-il trahi quelqu'un ? Corcuff, peut-être ? Rhooo...

La France, tu l'aimes ou tu la quittes, dit l'Agité de Neuilly en trépignant sur ses talonnettes. Si j'avais les moyens, franchement, je serais déjà parti. Ce que je vois de la France, ce que j'imagine qu'ailleurs on en voit me fiche la nausée. Nous sommes dans un pays ravagé par la peste comme disait Aragon, dans Le Musée Grévin.

Et vous savez quoi ? Les vieux staliniens, les valeureux staliniens, militants ouvriers des usines, profs d'histoire ou de philo marxistes des cités rouges, le christianisme des athées... Tout cela me manque.

Vivement qu'on sorte de ce tunnel réactionnaire, n'en déplaise à Thomas Legrand et à Sylvain Bourmeau. Ce n'est pas rien, le sarkozysme ; c'est étouffant comme un nombre de gardes à vue qui explose, des cars de flics partout, des écoles où la question du savoir est par terre, des ouvriers de TOTAL qu'on méprise. Ce pays devient proprement infernal. Plus précisément, Roubaud parla du F"N" comme du Parti des ténèbres. Nous avons désormais le gouvernement des ténèbres.

Chassons-le (sans le P"S") !

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