J'ai décidé très dictatorialement de fermer cette discussion et d'en ôter le support. Je continuerai mon blog sans savoir si j'y autoriserai désormais les commentaires. Comme je n'arrive pas à supprimer cette discussion (une discussion, ça ? Arf !), je mets un extrait de l'éditorial d'Edwy Plenel sur "la honte nationale" en précisant que le succès de la pétition lancée par Mediapart est bien insuffisant car, pour commencer, sans aucun contenu positif. Ravi que Villepin et Rocard aient signé, il faudrait quand même que ces deux-là, dans un moment de probité profonde, examinent réellement leur politique à l'égard du peuple de ce pays de provenance étrangère.

Une pétition contre, c'est insuffisant. Je ferai bientôt une proposition de pétition pour.

 

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Quand Alain Badiou se risqua, dès 2007, à évoquer le pétainisme à propos du sarkozysme, la comparaison pouvait surprendre, voire scandaliser. Désormais, c'est le pouvoir lui-même qui y incite avec ses obsessions et ses références qui, loin d'être sans histoire et sans précédents, ont un parcours et des antécédents – des racines en somme.

 

« Je ne suis pas en train de dire que les circonstances ressemblent à la défaite de 1940, et que Sarkozy ressemble à Pétain, prenait soin de préciser Badiou dans De quoi Sarkozy est-il le nom ? (Lignes, 2007). Pas du tout. Je dis que la subjectivité de masse qui porte Sarkozy au pouvoir, et soutient son action, trouve ses racines inconscientes, historico-nationales, dans le pétainisme. » Pétainiste, précisait le philosophe, étant entendu ici comme « le transcendantal, en France, des formes étatisées et catastrophiques de la désorientation ».

 

Edito d'Edwy Plenel, 8/12/2009.

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