Dégoût

Voir Valls aller déclarer partout où il le peut qu'il adore l'entreprise, le business, le profit et le patronat a vraiment de quoi faire vomir. Penser que cet arriviste (il n'avait pas 20 ans que son ambition était déjà d'être un technocrate ne sachant rien faire de ses dix doigts), penser que Valls, donc, se permet de faire la morale aux ouvriers, aux prolétaires et aux chômeurs de ce pays en les criminalisant est proprement obscène. Que nos ministres manient le marteau-piqueur et on verra s'ils gardent leur condescendante suffisance de classe.

Voir Valls aller déclarer partout où il le peut qu'il adore l'entreprise, le business, le profit et le patronat a vraiment de quoi faire vomir. Penser que cet arriviste (il n'avait pas 20 ans que son ambition était déjà d'être un technocrate ne sachant rien faire de ses dix doigts), penser que Valls, donc, se permet de faire la morale aux ouvriers, aux prolétaires et aux chômeurs de ce pays en les criminalisant est proprement obscène. Que nos ministres manient le marteau-piqueur et on verra s'ils gardent leur condescendante suffisance de classe.

Ces jours-ci sort, aux éditions Arènes et intitulé Les ouvriers, le beau livre de l'historien de Mai 68 et de la classe ouvrière de France, Xavier Vigna. On y voit des visages qu'on ne voit plus bien qu'ils n'aient pas disparu, aperçus pour la dernière fois au début des années 1980, Place de la Bastille notamment (lors d'une soirée farce macabre). Pasolini mourut alors une deuxième fois ; les ouvriers et les pauvres en général basculèrent dans l'invisibilité. A contrario, les grandes soirées de victoires de la gauche PS (elles vont se faire rares : les boursicoteurs ne sont pas assez nombreux) voient désormais s'extasier les foules petites-bourgeoises au minimum, hyperurbaines et "cultivées" (quoique de moins en moins), comme dans le film La Bataille de Solférino.

D'où, donc, les parasites socialistes qui n'ont jamais travaillé (comme Cambadélis ou Valls) se permettent-ils de seulement s'adresser aux ouvriers ? Ils devraient baisser la casquette devant l'ouvrier, qu'il vienne de France ou d'ailleurs. Ils devraient avoir honte, nos hiérarques oisifs et arrivistes, de leurs mains inutiles et avoir encore plus honte de leur mépris de classe.

La Hollandie parle de gens "fragiles" à propos des gens du peuple mais cela même est une odieuse insulte. Quiconque connaît et/ou fréquente des gens du peuple multinational de ce pays sait que, precisément, les ouvriers, les prolétaires, les chômeurs et les pauvres en général ne sont pas "fragiles" car s'ils l'étaient, ils ne seraient plus là. Leur existence difficile tuerait un Thévenoud en une soirée... Il faut avoir du respect pour les familles monoparentales des cités de banlieue, pour les vieux ouvriers qui rêvent d'accomplir le hajj ou pour les plongeurs sans-papiers des cuisines des restaurants chics qui, lorsqu'ils rentrent du travail, doivent encore faire attention aux contrôles policiers. La hiérarchie des gens respectables est à l'inverse de celle que veut nous faire gober la démocratie médiatico-parlementaire...

Ce gouvernement de gauche à la réalité politique raciste (l'interdiction des manifs Palestine cet été en est une béante illustration) et à la morgue méprisante de classe (voir Macron qui rabaisse les ouvrières bretonnes au rang de Bécassines illettrées) est insupportable. C'est cette politique-là qui fait le lit du Front mal nommé "national".

L'abandon et le mépris des ouvriers par l'Etat risquent de nous mener en Enfer.

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