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Billet de blog 16 mai 2010

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Un filousophe au taux laid rance d'alcool pour apéro géant.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Le XXème siècle est bien fini. Pour le meilleur, dira la canaille capitaliste. Pour le pire ?, demanderont les endeuillés du communisme.

Les symptômes de cette fin sont aussi nombreux que, malgré tout, insignifiants (et ce même si, hélas, leur importance en terme de foule n'est pas négligeable). En voici quelques-uns des plus visibles :

- Onfray. Ce type a lu Freud en 5 mois quand Lacan a mis des années. Qu'il soit appelé philosophe est un abus de langage non parce qu'il est un réactionnaire mais parce qu'il a un rapport à la pensée en terme de résultat(s) et non de cheminement, d'interrogations, de dialectique. Il voit la philosophie comme une compilation, un reader's digest métaphysiconigologique. C'est bien pour cela qu'il a pu avaler l'oeuvre de Freud en quelques mois. Cet homme-là ne sait pas ce que lire veut dire. Et on lui accorderait quelque crédit ? La seule chose qu'il faille lui reconnaître, en s'inspirant des Maximes de La Rochefoucauld, c'est d'être ce qu'il dénonce. Il universalise sa haine de la psychanalyse et renverse maladroitement sa passion triste sur le révolutionnaire malgré lui que fut Freud.

- Les apéros géants. Voilà, le but des manifestations publiques, désormais, c'est de faire nombre pour être plus nombreux que l'apéro précédent. Rien d'autre, dans ses rassemblements, que la volonté de se torcher. Aucun énoncé, aucune pensée et, malgré les apparences, rien en commun. Chacun, j'imagine, apporte sa bouteille et les ivrognes là rassemblés attendent un maître. Pour que cette attente ne puisse être critiquée ou remise en cause, il n'est pas inutile qu'au préalable la psychanalyse - via, par exemple, le filousophe Onfray - passe pour déboulonnée (la blague, seuls les contempteurs enragent car même à 10 personnes, la psychanalyse continuera). Le nombre donc, seul désormais - et qui nombrilise.

- Les discours sur la tolérance. Plus la société est violente, plus les discours sont abjects (les saillies haineuses contre la psychanalyse et les analysants sur certains blogs ces jours-ci, par ex.), plus on nous somme d'être tolérants en nous faisant croire à un âge d'or de la civilisation. Cette vieille "idée" que tout se vaut et que c'est celui ou celle qui montre que non, que tout n'est pas acceptable, qu'il y a des positions politiques ennemies (et non pas adversaires, nous ne jouons pas) qui est épouvantable est la dérive de la bêtise postvoltairienne. Heureusement qu'il y a Godard et qu'il y a eu Sartre qui, lorsque Camus voulait demander la grâce de Brasillach, non seulement refusa de signer un texte mais précisa en plus qu'il était prêt à faire partie du peloton d'éxécution. Qui veut faire l'ange fait la bête (ici au sens aussi de bêta). La Terreur, me semble-t-il, proposait l'inverse. Sans doute est-ce pour cela que le siècle dernier l'a vénérée.

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