Aujourd'hui, avec une classe de seconde, au nord de Saint-Denis

Cet après-midi, un élève a raconté en classe qu'il a eu très peur au Stade de France, qu'il a pensé qu'il allait mourir et qu'il avait surtout craint pour son voisin de 7 ans qu'il avait emmené voir le match. Il a pensé à sa mère, dit-il, espérant « avoir été un bon fils ». Silence impressionnant dans la classe.

Cet après-midi, un élève a raconté en classe qu'il a eu très peur au Stade de France, qu'il a pensé qu'il allait mourir et qu'il avait surtout craint pour son voisin de 7 ans qu'il avait emmené voir le match. Il a pensé à sa mère, dit-il, espérant « avoir été un bon fils ». Silence impressionnant dans la classe.

Puis à la fin du cours, il vient me voir et me dit : "Je peux vous parler, seul à seul ?". J'accepte. Il me dit : "Ben voilà, tout ça m'a fait réfléchir. Quand vous me reprenez ou m'engueulez, c'est parce que vous m'aimez bien". 

T'es foutu, Finkielkraut. Tu ne comprends rien au pays vivant, à la France de demain. Les élèves des quartiers populaires aiment bien plus ce pays que les oiseaux médiatiques de mauvais augure. L'émotion était palpable au lycée.

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