Je ne lis pas tous les articles sur les affaires de la Sarkozye pleine aux as parce qu'au fond, il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Les oisifs veulent faire payer ceux qui travaillent dur, comme toujours. Je pense aux ouvriers du monde entier, au dos et aux reins cassés, payés malgré ça des cacahouètes alors que la justice la plus élémentaire exigerait qu'on inverse symétriquement le salaire d'un prolétaire avec celui de Pujadas et consorts. On en est loin, hélas. Mais pour être affirmé, un principe n'a nul besoin d'être partagé par tous ou par une majorité.
Tant d'argent, pourtant, pour les banques en faillite mais des banlieues populaires de plus en plus pauvres et donc de plus en plus violentes pour des gens qui déjà ont du mal à vivre au quotidien.
Une politique émancipatrice n'a que faire de la République, n'a que faire de savoir si les humbles sont ou non français. Elle est du côté de tous ceux qui travaillent dur et dont le salaire est le nom d'un mépris insigne. Au lieu de brailler à la République, convoquons plutôt Saint Just sur "les malheureux de la terre".
Il y a bien longtemps que l'on ne parle plus des gens réels, ceux qui notamment peuplent les banlieues. C'est un drame et c'est la clef d'un tournant politique à la fois extraparlementaire et discursif.
En attendant, cette chanson de la GP interprétée par Dominique Grange, éminemment politique et incarnant très bien cette idée absolument pas désuette de prolétariat international de France.