Madame Roudinesco qui fut longtemps stalinienne au Parti Communiste français a gardé les tics d'une pathologie qu'on ne soigne jamais: elle est toujours bel et bien l'éleveuse des vipères lubriques et des hyènes dactylographes, ces animaux d'un temps qui fut le sien, celui de sa gloire passée, mais c'était un temps où je n'étais pas encore né...
Voilà un extrait de la réponse du plus sot des athées à Elisabeth Roudinesco. Il lui renvoie Staline... C'est beau comme du Le Pen, comme le verbatim de la droite la plus rance et la plus nauséabonde. Cet argument poujadiste, digne d'une cour d'école primaire réactionnaire, mérite néanmoins d'être renvoyé à son auteur. Notre filousophe Onfray, soutien du Front de gauche, s'il moque Staline, aime la République islamophobe et les derniers avatars du brejnevisme hexagonal. Mme Roudinesco, elle, ne s'affiche ni avec Buffet, ni avec Mélenchon, sorte d'aile gauche du zemmourisme. En outre, la haine de la psychanalyse, "science juive" pour les nazis et "science bourgeoise" pour les staliniens, renvoie plutôt à ceux qu'Onfray dénonce. Le ton infatué d'Onfray, au reste, n'est pas sans évoquer Elena Ceausescu et ses prétendues hautes aptitudes intellectuelles. Onfray est un symptôme, le symptôme du vide via la naissance d'un Pangloss de chair et de sang. C'est pour cela qu'il éructe et se commet sur les plateaux télé qu'il adore avec les despérados des TCC genre Borch-Jakobsen. Il se prend pour Nietzsche, Onfray, avec son gros marteau mais chaque personne un peu sérieuse sait que dans 100 ans, Onfray aura rejoint Sully-Prudhomme au registre des blagues intellectuelles d'une époque. La sienne étant le nihilisme. Signalons aussi que la remarque sur l'âge de Mme Roudinesco en dit long sur la classe indéniable de Michel Onfray mais qu'elle s'inscrit dans l'air du temps auquel Onfray est absolument homogène : vieillir n'est pas fun et, au passage, être communiste non plus. C'est qu'il hait l'émancipation, notre bouffon médiatique brejnevo-libertaire. D'où ses accusations ordurières contre Freud et sa haine sans cesse réaffirmée contre le marxisme dont il est un ennemi acharné mais néanmoins faible. Le seul intérêt d'Onfray, ce sont ses multiples contorsions. Elles indiquent l'état de l'opinion la plus basse. Pour l'heure, celle-ci rit avec l'extrême-droite contre les anciens militants du PC et la psychanalyse et est islamophobe (ainsi que l'a montré Onfray dans sa déclaration d'amour à Eric Besson chez Taddéi). Pouah !