http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/02/24/le-parquet-fait-appel-d-une-semi-liberte-accordee-a-un-ancien-membre-d-action-directe_1310896_3224.html
La justice ou ce qui se prétend l'être se confond désormais clairement avec la vengeance, avec la vengeance de classe de la bourgeoisie. Après tout, les égarés d'AD sont, pour moi, des camarades en ce sens qu'ils vomissent ce monde fait de l'égoïsme de ceux qui ont déjà tout et qui, jamais rassasiés devant d'autres profits possibles, ne lâchent pas la bride de l'exploitation mais seulement des bombes.
Si l'on peut raisonnablement espérer la défaite du "Monde libre" en Afghanistan - pourvu que ce soit rapide, ça fera moins de morts -, la guerre de l'Etat menée contre les membres d'Action Directe risque, elle, d'être victorieuse. Ils ne s'agit de demander leur amnistie puisque les peines de prison ont été largement faites mais d'exiger une libération qui prouverait l'impartialité de l'Etat.
Il y a eu des assassinats, c'est vrai, mais la justice, à moins d'opter clairement pour un bushisme aux couleurs de la France, ce n'est pas la vengeance. Ils vont recommencer, à peine dehors ? Et comment recommenceraient-ils, vu leur état de santé (pour ceux qui ne sont ni morts, ni fous parmi les anciens membres d'Action Directe) ?
Je n'utilise pas le mot terroriste à leur égard ou alors avec guillemets non que j'excuse leurs actes mais parce que le mot terroriste désigne seulement une violence étatique menée par un individu/un groupe/une structure non étatique. C'est la seule différence. De ce point de vue-là, les militants armés d'AD se sont comportés en agent d'un état socialiste inexistant à l'époque de la guerre froide.
L'Etat doit clore cette période et rendre à Rouillan, Cipriani et leurs camarades leur liberté, leur appliquant ainsi la décision prise à l'égard de Marina Petrella, par exemple .