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Billet de blog 26 février 2010

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Pour Michael Jackson (ou Jackson/Obama, quelques mois après...).

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Michael Jackson - I Wanna Be Where You Are © A Dizzle
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Je viens de relire un billet écrit par Sylvain Bourmeau à propos de Michael Jackson et rétrospectivement, il y a de quoi rire. Si le vide d'une époque est perceptible dans ses critiques culturels (mais attention, hein, ils ne supportent pas, eux, la moindre remise en cause), alors la nôtre ressemble à un évier une fois le bouchon retiré.

Qu'ils sont drôles, ces obamaniaques jacksonophobes ! Pas une ligne sur la musique de Michael Jackson, pas le moindre élément factuel d'analyse, juste une mélasse culturalo-parlementaire autour de ce pauvre Michael qui a eu la mauvaise idée d'être envoyé en urgence à l'hôpital Ronald Reagan de LA. Même l'opposition que fait M. Bourmeau entre MJ et "ses frères" prête à rire parce que dans les albums des Jackson 5 puis des Jacksons, c'est le benjamin - Michael, donc - qui fait le plus gros du boulot et qui, par sa voix - oui, oui - enchante les morceaux. Il n'est d'ailleurs qu'à constater qu'il est le seul de la fratrie à avoir fait une véritable carrière solo.

Pour Obama, notre chroniqueur aurait du attendre un peu avant de communier dans l'aussi gigantesque que risible enthousiasme autour du premier président noir américain car celui-ci, bon démocrate, commence à ressembler à Lyndon B. Johnson dont la politique sociale - inexistante, de fait, chez un bien pusillanime Obama... - a été reléguée en arrière-plan du fait de l'acharnement présidentiel au Vietnam. Obama en Afghanistan, c'est du joli, dans ce même registre et, pour la fermeture de Guantanamo, on patientera encore un peu/longtemps... Et je ne parle pas du silence, dans la chronique sur Jackson, sur l'authentique émancipation politique noire US incarnée par d'aussi diverses figures que celles de Martin Luther King, Malcolm X, Henry Winston, Stokely Carmichael, Bobby Seale ou même Jesse Jackson.

L'opposition entre Obama et Jackson était facile mais sans pertinence. Jackson n'est considéré comme un traître au fond que chez les blancs et cela, du reste, est visible chez Spike Lee, cinéaste majeur de l'Amérique noire épris de la musique de Michael Jackson tout en se revendiquant de Martin Luther King et de Malcolm X. Je ne sais pas ce qu'a pensé Spike Lee de l'élection d'Obama, peut-être en a-t-il été ravi comme le sinistre Farrakhan, mais je sais que dans les excellentes bandes-son de ses films, Jackson figure.

La politique d'Obama, politique américaine classiquement impérialiste, est assez facile à caractériser et ses partisans français se sont de toute évidence fait un revival planétaire du 10 mai 1981 hexagonal sur le mode de l'enthousiasme vide. Pour ce qui est de la musique, j'avoue que faire une étude, une analyse n'est pas facile. Au moins ne vais-je pas me réfugier dans des attaques sur le nom de l'hôpital qui fut la dernière auberge du talentueux Jackson...

Jusqu'au milieu des années 1980 et l'album Bad - pas complètement mauvais -, la musique de Michael Jackson a un rythme endiablé, un groove hallucinant et vous fiche une terrible envie de danser. Et puis, il y a sa voix...

C'est bien simple, ça me fait penser - mutatis mutandis - à certaines pièces de Bach dans ce qu'elles communiquent immédiatement d'enthousiasme...

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