HSBC-RAPHANEL:HSBC : les droits des banques qu'elle a acheté, mais pas les devoirs.

Comment inculquer aux enfants ce principe de base DROIT et DEVOIR , quand les institutions de tout bord ne connaissent que les droits et ne veulent pas entendre parler des DEVOIRS , principe rappeler un peu maladroitement comme a son habitude par notre cher Président.

 

 

 

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État d’esprit des universités françaises : le rejet du devoir

Foulques Farret d'Asties

Par définition, l’étudiant est celui qui a un devoir fondamental : étudier. Cela va sans dire, mais pourtant, chez bon nombre d’entre eux, il a perdu de son importance.

Les droits, si chers à la République depuis sa création, ces droits inaliénables et sacrés de la Constitution, ont remplacé l’ancienne société de la responsabilité en société des acquis. Dans une triste mais logique continuité, les événements de Mai 68 ont profondément modifié l’état d’esprit et l’ambiance des universités françaises. C’est à cette période que les étudiants, rejetant l’effort, réclamant la facilité, ont adopté le libertarisme, puisant dans le socialisme comme dans le libéralisme. Depuis, l’hégémonie du socialisme chez les enseignants et l’implantation profonde des syndicats d’extrême gauche dans les universités continuent d’inciter les étudiants à revendiquer des droits. Loin de l’ancienne société, rejetée par les progressistes dans leur fuite en avant, le sens du devoir n’a plus sa place.

Déresponsabilisés, les élèves en viennent à refuser leurs échecs, en imputant la cause à une violation de leurs droits. La gauche, complaisante avec les ratés et haineuse envers celui qui réussit, les conforte dans cette analyse altérée. Bon nombre de syndicats étudiants ont fait le choix de sacrifier le devoir d’étudier pour se lancer dans une interminable lutte pour des droits à défendre fantasmés. Rivalisant d’ingéniosité, entre idéologie et démagogie, les syndicalistes inventent de toutes pièces des droits toujours plus fous. Du SMIC étudiant, en passant par le droit au diplôme (rejet de la sélection) et le droit à réussir sans travailler, nous arrivons aujourd’hui au droit d’étudier quand on veut, des votes étant réalisés avant les examens pour savoir si les étudiants souhaitent ou non passer leur épreuve. Tout cela dans un douteux simulacre de démocratie.

Ce refus de l’effort, caractéristique de notre société, est inculqué dès le plus jeune âge aux enfants par l’Éducation nationale et son nivellement par le bas, puis lors de leurs études. Nos gouvernants ont développé l’État-providence jusqu’à infantiliser les gouvernés. De sa naissance à sa mort, le Français va entendre en boucle qu’il a des droits à défendre, à utiliser, à revendiquer. Obnubilé par ceux-ci, il devient irresponsable. La remise en question appartient au passé. L’homme du XXIe siècle qui a bien suivi les leçons du système n’est plus capable d’assumer ses actes et leurs conséquences.

L’apprentissage exigeant, le goût de l’effort et le sens du devoir font partie de ces valeurs que les idéologues au pouvoir souhaitent enterrer avec notre culture et notre histoire. Les progressistes ont fait de la France, pays de travailleurs acharnés, fiers et silencieux, un pays d’assistés éternellement insatisfaits. Une société basée sur la paresse et la dépendance ne peut pas aller très loin…

 

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