Force et rouages de la reproduction sociale en France

L’inégalité des chances à la naissance dans l’accès aux ressources économiques et positions sociales, est toujours bien féroce dans la société française. C’est donc aujourd’hui avec force que la classe dominante reproduit sa domination d’une génération à l’autre. État des lieux chiffré et mise en lumière des principaux rouages d’une caractéristique dominante de la société française.

L’inégalité des chances à la naissance dans l’accès aux ressources économiques et positions sociales, est toujours bien féroce dans la société française actuelle, même si de légers progrès ont pu être accomplis depuis les années 50 jusque dans les années 90. C’est donc aujourd’hui avec force que la classe dominante reproduit sa domination et ses privilèges d’une génération à l’autre, comme en témoignent les plus récentes statistiques sur le sujet. État des lieux chiffré et mise en lumière des principaux rouages d’une caractéristique dominante de la société française.

Pour étudier et quantifier la mobilité sociale intergénérationnelle, qui compare les positions socio-professionnelles des enfants à celles de leurs parents, les sociologues utilisent les tables de mobilité sociale, établies à partir des données de l’enquête sur la formation et la qualification professionnelle (FQP) de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), réalisée environ tous les dix ans. Cet outil statistique, qui utilise la nomenclature des professions et catégories socio-professionnelles (avec six groupes d‘actifs), est essentiel pour décrire et comprendre les liens entre origine sociale, réussite scolaire et destinée sociale. La dernière enquête FQP date de 2014-2015 et couvre la France métropolitaine sur la base d’un échantillon d’environ 27 000 personnes actives, âgées de 30 à 59 ans. Des résultats ont déjà fait l’objet d’une première publication de la part de l’Insee dont la lecture est vivement conseillée (1). Dans ce qui suit, il s’agira plutôt, dans un premier temps, de préciser et d’illustrer statistiquement, grâce à ces nouvelles données, l’ampleur des forces d’inertie en haut et en bas de l’échelle sociale puis, dans un second temps, de mettre à plat les principaux ressorts de ce manque de fluidité de la société française.
En exploitant les données de l’enquête FQP 2014-2015, il a donc été possible d’établir le tableau ci-joint, qui croise la situation socio-professionnelle des filles et des fils avec celle de leurs pères. Dans le jargon usuel des sociologues, ce tableau présente simultanément deux tables de mobilité sociale dites de destinée, celle pères/fils et celle pères/filles, qui nous renseignent donc, par une lecture en lignes, à la fois sur la destinée sociale des fils (premier chiffre dans chaque case) et sur celle des filles (second chiffre en italique dans chaque case) en fonction de l’origine sociale du père.

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Si l’on s’intéresse à la reproduction sociale aux deux extrémités de la hiérarchie sociale, les cadres d’un côté, les ouvriers de l’autre, on constate que, pour les hommes, 47 % des fils de cadres sont devenus cadres et 47,6 % des fils d’ouvriers sont restés ouvriers. Pour les femmes, l’immobilité sociale apparaît en première approche beaucoup moins forte, avec 34,1 % des filles de cadres qui deviennent cadres et 17 % des filles d’ouvriers qui sont ouvrières. Pour autant, les filles d’ouvriers sont 53,7 % à devenir employées ce qui, au sens strict, est considéré certes comme une mobilité ascendante (en l’occurrence de proximité), mais qui, dans les faits, compte tenu d’une grande similitude des catégories socio-professionnelles des ouvriers et des employés au niveau des mauvaises conditions travail et de rémunération, revêt aussi une très large part d’immobilité sociale dans le bas de la hiérarchie sociale. Cette viscosité au bas de l‘échelle sociale apparaît d‘ailleurs plus marquée pour les femmes que pour les hommes, si l’on s’en tient au constat que près de trois fils d’ouvriers sur cinq deviennent ouvriers ou employés contre 70 % pour les filles d’ouvriers.

Si le plancher et le plafond de la hiérarchie sociale sont donc fortement « adhérents », cela ne signifie pas pour autant que l’ascenseur social est totalement grippé. Ainsi, sur la base des regroupements socio-professionnels retenus dans le tableau précédent, près des deux tiers des hommes interrogés occupent une catégorie socio-professionnelle différente de celle de leur père, une situation qui n’a d’ailleurs quasiment pas évolué par rapport à celle observée lors des deux dernières éditions de l’enquête FQP de 1993 et 2003 (2). Mais la seule mobilité sociale ascendante ne concerne qu’un homme sur quatre, et près de 15 % des hommes sont en situation de mobilité sociale descendante. Pour les femmes, la mobilité sociale observée apparaît globalement plus élevée que celle des hommes puisque plus des trois quarts d’entre elles ont changé de catégorie sociale par rapport à celle de leur père. Néanmoins, comme pour les hommes, les flux de mobilité pour les trajectoires sociales longues apparaissent relativement modestes dans les deux sens (ascension sociale et déclassement social). Ainsi, comme on peut le lire dans le tableau précédent, seuls 9.4 % des fils d’ouvriers et 5.3 % des filles d’ouvriers deviennent cadres et, inversement, la démotion sociale extrême est rare (un enfant de cadre devenant ouvrier) en concernant 10 % des fils de cadres et 2,7 % des filles de cadres.

Pour mieux apprécier l’intensité de l’inégalité des chances à la naissance qui se dissimule derrière la reproduction sociale, les sociologues ont également recours au concept de fluidité sociale et à l’outil statistique des rapports de chances (odds ratios en anglais). La fluidité sociale peut se définir comme le degré d’indépendance entre l’origine et la destinée sociales des individus, tandis que les rapports de chances calculent les chances relatives des individus de différentes catégories socio-professionnelles d’accéder à une position sociale donnée plutôt qu’à une autre. On peut, par exemple, calculer le rapport de chances relatives des enfants de cadres et d’ouvriers de devenir cadres plutôt qu’ouvriers, qui est particulièrement révélateur du degré d’inégalité des chances à la naissance. Ainsi, dans le cas théorique d’une égalité des chances, donc d’une fluidité sociale parfaite, les destins sociaux étant totalement indépendants de l’origine sociale, les rapports de chances sont égaux à 1. Le calcul du rapport des chances cadres/ouvriers sur les données de l’enquête FQP de 2014-2015 conforte les constats précédents : aujourd’hui, les fils de pères cadres ont 24 fois plus de chances que les fils de pères ouvriers de devenir cadres plutôt qu’ouvriers. Quant aux filles de pères cadres, elles ont 37 fois plus de chances d’être cadres plutôt qu’ouvrières que les filles de pères ouvriers. Le grippement de l’ascenseur social apparaît encore plus fort si l’on procède à des comparaisons internationales. Ainsi, selon une étude récente de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) (3), si au Danemark il faut seulement deux générations pour que les 10 % les plus pauvres rejoignent la classe moyenne, en France, cette mobilité sociale ascendante s’étale sur six générations (contre une moyenne de 4,5 générations pour l’ensemble des pays étudiés par l’OCDE). Même si la France ne présente pas le tableau extrême de la Colombie où cette trajectoire sociale ascendante demande plus de trois siècles, elle reste plus mauvaise élève que le Royaume-Uni où où cette ascension sociale s’effectue sur "seulement" cinq générations.

Le constat du maintien d’une forte reproduction sociale n’a finalement rien d’étonnant puisque nos gouvernants successifs de ces dernières décennies, par collusion d’intérêts avec la classe dominante, n’ont jamais vraiment voulu remettre en cause ses principaux rouages. Le premier d’entre eux est constitué par notre système scolaire élitiste qui organise une compétition sélective camouflée précoce entre les élèves, et en même temps déloyale (4). Car, comme les célèbres travaux et analyses de Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron l‘ont déjà bien mis en évidence depuis longtemps (5), l’inégale dotation en capital culturel (savoirs, biens culturels, titres et diplômes) selon le milieu social des familles, donne un avantage déterminant aux enfants issus des milieux favorisés, mieux dotés en capital culturel que les enfants des milieux populaires (meilleure maîtrise de la langue, plus grande valorisation de la pensée abstraite et logique, plus forte appétence pour la lecture, proximité de la culture familiale avec celle valorisée par l’école, meilleur suivi du travail scolaire de l’enfant, etc.). En final, les enfants issus des milieux favorisés sont surreprésentés dans l’enseignement supérieur, et surtout au sein de ses filières les plus prestigieuses (grandes écoles, master et doctorat à l’université) : ainsi, en 2017, les enfants de cadres et professions intellectuelles supérieures représentent près des deux cinquièmes des étudiants en master contre à peine plus de 9 % pour les enfants d’ouvriers, et plus des deux tiers des enfants dont les parents sont diplômés de l’enseignement supérieur décrochent eux-mêmes un diplôme du supérieur. A l‘inverse, les enfants issus des milieux modestes sont surreprésentés dans les études courtes et les baccalauréats technologiques et professionnels : en 2017, les enfants d‘ouvriers ou d’employés représentent 51,4 % des bacheliers de la filière professionnelle contre près de 10 % pour les enfants de cadres, et seuls 17 % des enfants dont les parents n’ont pas fait d’études supérieures parviennent à entrer à l’université. L’école continue donc toujours de jouer un rôle fondamental dans la reproduction des élites, et ce, en dépit de l’apparente démocratisation scolaire constatée à partir des années soixante (le taux d’accès au baccalauréat d’une classe d’âge étant passé de moins de 20 % au milieu des années soixante à près de 80 % aujourd’hui).

Si aucun système éducatif qui respecte le rôle de la famille dans le processus de la socialisation primaire de l’enfant, ne peut avoir la prétention d’éliminer totalement le déterminisme social dans la réussite scolaire qui résulte de l’héritage culturel, il peut en revanche, si le pouvoir politique lui en donne les moyens, le réduire significativement, ce qui n‘a pas été le cas avec les gouvernements de ces dernières décennies, renonçant dans les faits à l’ambition affichée officiellement de démocratisation scolaire, pour lui préférer celui d’une massification de l’enseignement à moyens constants, ne faisant donc que conforter voire aggraver très hypocritement les inégalités scolaires. Ainsi, sur les vingt dernières années, alors que le taux d’accès au baccalauréat d’une classe d’âge est passé de plus de 60 % à près de 80 %, dans le même temps, le montant des dépenses publiques de l’Éducation nationale est resté, quant à lui, à peu près stable autour d’un niveau de l’ordre de 6 points de PIB, de surcroît, avec une insuffisance structurelle de moyens affectés à l‘école primaire, qui est pourtant le berceau des inégalités scolaires. Les résultats des enquêtes internationales PISA montrant que la France compte parmi les pays de l’OCDE où le déterminisme social dans la réussite scolaire est dès plus élevé, n’ont donc rien de surprenants (l’origine sociale des élèves explique à elle seule 20 % de leurs performances scolaires, contre seulement 13 % en moyenne dans les pays de l’OCDE). Dans ce contexte, les premières grandes réformes du système éducatif du gouvernement d’Édouard Philippe (Parcoursup et réforme du baccalauréat en cours), en renforçant l’élitisme scolaire - objectif camouflé inhérent au projet sociétal néolibéral que défend le pouvoir en place -, ne pourront que consolider l’inégalité des chances face à la réussite scolaire et donc conforter la reproduction sociale. La seule bonne initiative de ce gouvernement en la matière est le dédoublement des classes de CP et CE1 dans les quartiers défavorisés qui, cependant, ne saurait cacher toute l’hypocrisie d’un pouvoir envisageant dans le même temps des suppressions de postes conséquentes dans l’enseignement secondaire (2 600 postes en 2019 !).

Un autre ressort fondamental de la forte reproduction sociale trouve sa source dans l’insuffisante progressivité de notre système de prélèvements obligatoires (ensemble des impôts et des cotisations sociales), ce qui ne lui permet pas de corriger suffisamment les inégalités de revenu et de patrimoine induites par les mécanismes spontanés du marché. Son degré de progressivité est donc un très bon marqueur des ambitions de la politique économique et sociale du gouvernement en matière de justice sociale. Comme indicateur de la faible progressivité des prélèvements obligatoires en France, on peut déjà rappeler que la moitié des recettes fiscales de l’État proviennent de la TVA, l’impôt le plus injuste qui soit socialement, puisque sa charge effective en pourcentage du revenu d’un ménage est d’autant plus élevée que ce dernier est faible, et ce, en raison du fait que la propension moyenne à consommer (part du revenu affectée à la consommation), elle, est fonction croissante du revenu. Par ailleurs, les travaux de l’économiste Thomas Piketty attestent même d’une régressivité du système des prélèvements obligatoires pour les 1% les plus riches (cf. graphique ci-joint) (6), qui avait transitoirement disparu entre 2013 et 2016, mais qui est de retour à partir de 2017 sous l’effet de la politique fiscale en faveur des ultra-riches du nouvel chef de l’État Emmanuel Macron (remplacement de l’ISF par l’IFI, taxation forfaitaire des revenus du capital, etc.).

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Cette situation est clairement l’aboutissement des politiques fiscales en faveur des ménages les plus favorisés, mises en place à partir du début de la décennie 2000 par les gouvernements successifs, consistant, jusqu’à la crise financière de 2008, à diminuer le poids de la fiscalité progressive (IRPP, ISF, etc.) en pourcentage des revenus primaires des ménages - ce qui profite plus aux riches qu’aux pauvres ! -, et, après 2008, à alourdir le poids de la fiscalité non progressive (TVA, CSG, etc.) - ce qui pénalise plus les pauvres que les riches ! -, parallèlement à une nouvelle augmentation des impôts progressifs.

Enfin, dernière défaillance de taille de notre système des prélèvements obligatoires productrice de reproduction sociale : l’insuffisante taxation sur les transmissions des patrimoines (héritage et donations) en raison d’une trop faible progressivité, d’où il résulte une amplification des inégalités de patrimoine et de revenu, et donc de l’inégalité des chances à la naissance dans l‘accès aux ressources économiques et politiques. Tout d’abord, rappelons que, contrairement à ce que pensent une majorité de Français, surtout dans les milieux populaires, la taxation de l’héritage est globalement faible en France, et que sa faible progressivité pénalise peu les gros patrimoines, car même si le taux marginal le plus élevé est de 45 % en ligne directe, il ne s’applique que sur des montants supérieurs à 1,8 million d’euros, et la taxation du premier euro ne se fait qu’à partir de 100 000 euros au taux marginal de 5 % (ce qui ne concerne que seulement un huitième des transmissions !). Pour apprécier véritablement l’ampleur de la fiscalité dans ce domaine, il faut s’intéresser essentiellement au taux d’imposition moyen effectif qui, en 2016, dépassait à peine les 3 % pour des actifs transmis en ligne directe. Sachant, qu’en 2015, le patrimoine moyen des ménages les 10 % les plus riches est 600 fois plus élevé que celui des ménages les 10 % les plus pauvres, on mesure donc ici à quel point la modestie de la taxation de l’héritage alimente le moteur infernal de l’inégalité des chances et de la reproduction sociale, ce qui, de surcroît, est bien problématique dans une société qui, depuis les années 70, est en marche… arrière vers ce qu’elle était au XIXè siècle, à savoir une société d’héritiers et de rentiers. En effet, comme le montre très bien l’économiste Thomas Piketty, la part des patrimoines hérités dans le patrimoine total recommence à progresser en France depuis les années 70, passant de 44 % en 1970 à 63 % en 2010, après un recul historique depuis son point haut de 90 % en 1910 (7).

A travers le poids croissant de l’héritage dans les patrimoines durant les dernières décennies, les Français sont donc avertis qu’ils ne pourront plus bien longtemps encore méconnaître et éluder la brûlante question de la nécessité d’un alourdissement conséquent de la taxation de l’héritage au moyen d’une forte progressivité,…s’ils souhaitent réellement avancer sur le chemin du progrès dans l’égalité des chances et de l’avènement d’une social-méritocratie, à savoir, une vraie démocratie, assise sur un régime politique qui permet à un gouvernement du peuple, par le peule et pour le peuple de veiller à l’égalité des droits et d’œuvrer en faveur de l’égalité des chances. Un pas de géant serait même réalisé si on abolissait ce mode illégitime d’enrichissement personnel que constitue l’héritage, surtout si les fonds récupérés servaient à financer des droits nouveaux ou à renforcer des droits acquis, comme le proposait, par exemple, le sociologue Émile Durkheim, à la fin du XIXè siècle, pour mettre en place une protection sociale pour les travailleurs qui n’existait pas encore à l’époque. Mais une telle avancée s’annonce lente et difficile, car la classe dominante contrôle à la fois l’appareil d’État à travers la caste politique qu’elle a installée au pouvoir pour servir ses propres intérêts, et les grands médias dominants qu‘elle possède (90 % des médias en France sont dans les mains de neuf milliardaires !). Son bras armé du pouvoir médiatique (via l’audiovisuel public et les grands médias privés) n’a pas seulement pour mission de donner l’illusion au peuple qu’il a choisi des représentants au service de l’intérêt général, mais aussi de traiter l’information économique et sociale pour légitimer un système fondé sur l‘exploitation de l‘homme par l‘homme et nécessairement destructeur de la planète. Ainsi, en particulier sur la question de l’héritage, les Français, du fait de cette maltraitance de l‘information économique, sous-estiment clairement l’importance des inégalités de patrimoine et surestiment le niveau des droits de succession, ce qui explique, pour une bonne partie, que la proposition d’augmenter la fiscalité sur les héritages est aujourd‘hui toujours très impopulaire (neuf Français sur dix, en 2017, sont au contraire favorables à une baisse des droits de succession en ligne directe ! (8)), et surtout au sein des classes populaires qui auraient pourtant intérêt à la mise en place d’une fiscalité beaucoup plus forte en la matière ou à une abolition de l’héritage. Reproduction sociale ! Quand tu nous tiens !….

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(1) Tiaray Razafindranovona, « Malgré la progression de l’emploi qualifié, un quart des personnes se sentent socialement déclassées par rapport à leur père », Insee Première, n°1659, juillet 2017.
(2) Pour un historique depuis les années 50, on pourra se reporter à l’article suivant :
Yves Besançon, « La mobilité sociale est tombée en panne », Alternatives Economiques, n°366, mars 2017.
(3) « A Broken Social Elevator ? How to Promote Social Mobility », OCDE, juin 2018.
https://www.oecd.org/social/soc/Social-mobility-2018-Overview-MainFindings.pdf
(4) Pour plus d’approfondissement et de références aux travaux des sociologues spécialistes de la question, se reporter en particulier à l’article suivant :
Yves Besançon , « Une école élitiste au service de la reproduction sociale », l’Humanité, juillet 2016.
(5)
Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, Les Héritiers, 1964, Éditions de Minuit.
Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, La Reproduction, 1970, Éditions de Minuit.
(6)A. Bozio, B. Garbinti, J. Goupille-Lebret, M. Guillot et T. Piketty, « Trois décennies d’inégalités et de redistribution en France (1990-2018) », École d’Économie de Paris, septembre 2018.
(7) Thomas Piketty, Le capital au XXIè siècle, 2013, Éditions Le Seuil.
(8) Source : Credoc, enquête conditions de vie et aspirations des Français, juin 2017.

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