L'action sociale contrôlée par le FN

Le Front national peut emporter, lors des prochaines élections, plusieurs départements et donc se trouver, pour la première fois, en charge de la mise en œuvre des politiques sociales locales. Compte tenu de son discours permanent de rejet de ceux qui sont déjà exclus, une telle victoire de l'extrême droite aurait des conséquences sociales désastreuses.

Le Front national peut emporter, lors des prochaines élections, plusieurs départements et donc se trouver, pour la première fois, en charge de la mise en œuvre des politiques sociales locales. Compte tenu de son discours permanent de rejet de ceux qui sont déjà exclus, une telle victoire de l'extrême droite aurait des conséquences sociales désastreuses.

Ces élections départementales ont lieu alors que l'on ne sait pas très bien quelles seront les futures missions des Départements. Le dernier texte voté à l'Assemblée maintient le social, les routes et les collèges.

La tarte à la crème du "millefeuille"

Cette réforme territoriale, qui accouche presque d'une souris, est issue d'un débat nettement alimenté par les ultra-libéraux en quête d'économies sur les dépenses publiques. Ils nous livrèrent la tarte à la crème du "millefeuille" administratif. On se souvient de Sophie Pedder, de l'hebdo "libéral" de Londres, The Economist, venant sur les plateaux de télévision français susurrer à qui mieux-mieux, de son petit accent british, que la France était victime de son "millefeuille", mot qu'elle venait tout juste de découvrir. S'en sont suivies des péroraisons sur l'organisation administrative française par des "experts" qui, pour la plupart, ne connaissaient pas grand-chose du sujet, et semblaient tout ignorer (ou presque) des différentes missions dévolues par la loi à ces instances locales.

C dans l'air (France 5, ou plus exactement le groupe Lagardère, Europe 1, JDD) en est l'exemple typique. Je cite cette émission d'une part parce qu'elle fait certains soirs de l'audience, d'autre part parce qu'elle est le summum de la propagande "libérale" sur le PAF, sans que les démocrates s'en insurgent plus que ça. Une de ses émissions a justement été de "dégraisser le millefeuille" (11 avril 2013). Ses "experts" ne cessent de déverser leur mépris pour la cause publique et leurs approximations sur les compétences des collectivités territoriales (voir un florilège en annexe). Ces politologues parisiens glosent sur l'Etat-providence trop coûteux à leur goût, car il importe avant tout de bien dissimuler les causes réelles de la crise financière : ils semblent se moquer du tiers comme du quart de la réalité de l'action sociale menée sur les territoires.

Dans tous ces palabres, certes, on entendait parler du nombre trop important de communes, des doublons entre les instances (communes, structures intercommunales, départements, régions, en oubliant le plus souvent les "pays"). Sous Nicolas Sarkozy, la clause de compétence générale avait été supprimée (chaque collectivité devait se tenir désormais à ses compétences particulières), et c'était plutôt une bonne chose (cela évitait qu'un Département, par exemple, alors qu'il a une mission sociale primordiale, s'engage, comme on le constate si souvent, dans d'autres dépenses plus "glorieuses" au détriment de cette mission), puis elle a été restaurée par François Hollande, pour être enfin à nouveau supprimée dans le projet de réforme territoriale, sauf pour les communes.

Le pouvoir en place a alors repris cette antienne du "millefeuille" à son compte. Avec l'impression donnée qu'il s'agissait plus (lors du discours d'investiture de Manuel Valls le 8 avril 2014) d'un effet d'annonce. Du coup, on a réduit les Régions de 22 à 13 (ce qui n'est pas, en soi, une réduction du millefeuille), et on a reculé sur une réforme des départements, suite à la montée au créneau des radicaux de gauche, qui, pour conserver quelques pouvoirs locaux, en particulier dans le Tarn-et-Garonne, a brandi la menace terrible de quitter le gouvernement.

 

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Hôtel du Département de Haute-Garonne à Toulouse [Ph. YF]


L'ignorance sur les missions sociales des Départements

Aujourd'hui donc, les partis se bousculent pour les élections du 22 mars. Là encore, la plupart ignore les missions du futur Conseil départemental : chacun veut faire de la "politique" au sens large du terme, et c'est honorable. Alors on parle agriculture, entreprises, tourisme, environnement, culture, réussite scolaire, soutien aux communes. Très bien. Mais le reste, et même l'essentiel ? Passe encore que l'on oublie totalement archives départementales, bibliothèques départementales de prêt, musées et  protection du patrimoine. Mais je feuillette les tracts sur papier ou sur Internet et si la question des personnes âgées apparaît bien presque partout, parfois les personnes en situation de handicap, par contre est négligée l'insertion (RSA) et totalement oubliée la protection de l'enfance. Ce ne sont pourtant pas des secteurs mineurs puisque ces postes de dépenses représentent à eux deux la moitié des budgets sociaux départementaux (sans parler de l'importance des actions que cela recouvre). Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire général du PS, sur France inter le 11 mars, listait les services que rendent les Départements : "les collèges, les jeunes, les routes et que sais-je encore". Et oui, que sais-je encore ?

J'ai interrogé un jour par courrier le président d'un Conseil général de gauche sur le fait qu'il avait publié dans La Dépêche (du Midi) un 4 pages  sur l'action sociale qui était mise en œuvre dans son département. Mais il avait totalement "oublié" le RSA, l'insertion, le logement, la protection de l'enfance, se concentrant sur l'APA et un Numéro Vert Social. Vexé, il me fit une réponse particulièrement discourtoise, tout en m'annonçant la parution prochaine de deux autres 4 pages sur tous les sujets manquants. C'était il y a trois ans : bien évidemment, aucune suite ne fut donnée à cet engagement.

Car il est difficile pour les élus locaux, qu'ils soient de droite ou de gauche, de faire publicité sur ce genre d'actions (qu'en général ils mènent réellement, mais discrètement) : l'insertion, le RSA (l'électorat est si prompt à écouter les sirènes de ceux qui stigmatisent l'"assistanat") et la protection de l'enfance (ce pouvoir local a compétence pour intervenir auprès des familles dont les enfants sont en danger ou en risque de danger, et même lorsqu'une décision est prise par un juge des enfants au civil, c'est le futur Conseil départemental qui finance). Les services de Com' mettent le holà : ce n'est pas bon, Coco, ce genre de sujets dans la presse !

Le Front national et l'action sociale

Et le Front national que dit-il, lui qui compte bien engranger des succès locaux, avec la perspective probable de s'aligner au second tour de l'élection présidentielle de 2017 ? Son tract officiel national, diffusé localement, se propose d'abord de lutter contre l'immigration, de recréer l'emploi et de refuser le "matraquage fiscal" (Le Canard enchaîné du 11 mars a montré l'incohérence d'un programme qui veut réduire les impôts et prévoit énormément de dépenses nouvelles). Sur le plan social, il évite évidemment d'employer le mot "solidarité", trop connoté. L'action auprès des personnes âgées est privilégiée : en améliorant le niveau de l'APA notamment pour les retraités modestes (les départements qui s'y étaient déjà risqués cherchent les moyens de se dégager de cette générosité qu'ils ne peuvent plus assumer) ; en équipant les personnes âgées de téléassistance (belle découverte, qui existe déjà presque partout) ; en améliorant l'aide sociale pour les dépenses d'hébergement en établissement (bonne idée, mais il faudra, pour cela, augmenter les impôts locaux). Une promesse qui ne mange pas de pain : renforcer le soutien aux maisons départementales des personnes handicapées (MDPH).

En ce qui concerne l'enfance, le FN compte établir une "vigilance accrue" : on pense tout de suite que le FN souhaite renforcer l'action auprès des familles en difficulté dans l'éducation de leurs enfants, parfois allant jusqu'à la maltraitance. Que nenni ! Il s'agit d'une "vigilance accrue dans l'autorisation et le contrôle des professionnels et des centres qui accueillent les enfants". Tiens, il y aurait un problème à ce niveau ? Et oui : il faut s'assurer que les personnels parlent français et ne portent pas le voile ! Etonnant non ? Rien de plus sur l'enfance.

Plus loin, l'action des municipalités FN est servie en modèle : "les logements sociaux sont destinés prioritairement aux travailleurs pauvres". Donc le pauvre qui n'a plus d'emploi attendra avant d'être logé. C'est presque du Wauquiez dans le texte, le député-maire du Puy, ci-devant adjoint de Nicolas Sarkozy à la tête de l'UMP, qui défendait déjà cette idée en octobre 2011. Ailleurs, dans d'autres documents, le Front national veut mener la guerre à la fraude sociale (20 milliards d'euros), qu'il confond volontairement avec la fraude des "assistés" montrés à la vindicte (alors que l'essentiel de cette fraude est une fraude d'employeurs, à la TVA et au travail au noir).

 

CG_Tulle_1.jpgLa "rive amoureuse" devant l'Hôtel du Département de Corrèze, à Tulle [Ph. YF]

 

Les éléphants roses du FN

Ce que la propagande du FN ne dit pas c'est que dans les villes qu'il a remportées l'an dernier, malgré les consignes strictes de ne pas déroger à la loi (pour ne pas se retrouver dans les avatars de l'époque Mégret), les nouveaux élus d'extrême-droite ont supprimé des subventions à des associations, ont remis en cause la gratuité de la cantine scolaire (au Pontet) ou augmenté les tarifs (à Villers-Cotterêts où le maire a donné cette explication : "il faut différencier la solidarité de l'assistanat"), ont fermé un centre social et réduit les subventions des autres (à Fréjus). A Béziers, le budget du CCAS a été fortement diminué, l'épicerie sociale réservée à ceux qui résident dans la ville depuis plus d'un an. A Mantes-la-Ville, le maire retire son soutien à un projet qui aurait pu créer 1000 emplois, il veut empêcher les musulmans d'avoir un lieu de prière décent, il annule tout ce qui avait été organisé par la précédente municipalité sur les rythmes scolaires, tout en percevant les 50 € par enfant versés par l'Etat (bon, il n'est pas le seul : le maire de Belfort, UMP, fait pareil). Dans cette même ville, la cantine scolaire est désormais réservée aux enfants dont les parents travaillent.

Ce lundi 16 mars, sur les antennes de Radio France, Marine Le Pen faisait étalage de sa totale ignorance des problématiques locales, rabâchant son discours sempiternel d'une France franchouillarde devant lutter contre l'immigration qui coûterait de plus en plus cher, sans qu'elle soit capable d'aligner le moindre chiffre crédible. Auparavant, en déplacement à Angoumé, dans les Landes, elle avait dénoncé de façon péremptoire "la multiplication des familles polygames sans que les services sociaux ne fassent rien " (Sud-Ouest  du 16 mars), pour aussitôt faire machine arrière en utilisant un conditionnel de rétropédalage. Henri Emmanuelli (qui n'aime pas qu'on le chatouille à propos de "son" département), a réagi en stigmatisant les gens du FN : "la xénophobie et le racisme sont leur forme particulière de délire : là où certains voient des éléphants roses, eux voient des familles polygames".

Dans un contexte où les collectivités départementales réduisent la voilure, il n'est pas difficile d'imaginer que le Front national mènera la guerre à ces actions sociales qui n'ont déjà pas le vent médiatique en poupe. Sur la protection de l'enfance, le Front national, à ma connaissance, n'a rien écrit. Il s'agit de textes législatifs que le FN devra appliquer, mais il peut mettre des bâtons dans les roues à des dispositifs jugés trop coûteux au profit de familles en grande difficulté qui sont dans son collimateur (les "assistés"), et donner ainsi du crédit à ceux qui se demandent si cette mission de protection de l'enfance ne devrait pas revenir à l'Etat.

Pour ce qui est de l'insertion, le danger est plus évident : là aussi, les gens au RSA sont les "assistés" sans cesse désignés par le FN, et une partie de la droite dite républicaine, comme les fauteurs de troubles, comme les coupables premiers de la crise, selon une dialectique bien rodée : ces gens-là (dont certains, infamie suprême, sont d'origine étrangère) tondraient la laine sur le dos des "classes moyennes". Des candidats FN ont déjà annoncé qu'ils feront la "chasse aux abus du RSA ", avec signalement à la CAF : sachant que des procédures (contre les abus) existent déjà, cela signifie qu'ils organiseront, eux, la chasse aux "assistés", c'est-à-dire à ceux qui sont directement victimes d'une politique économique dictée par la Finance que le FN fait seulement mine de contester.

Enfin, les immigrés, les réfugiés, les demandeurs d'asile, a fortiori les sans-papiers, feront forcément les frais d'une politique délibérément anti-sociale qui les désignera en permanence comme des fraudeurs, comme des usurpateurs venant prendre la place des "bons" Français. Le FN aura des choses à prouver, fera de la surenchère sur ses thèmes de prédilection, et recherchera par tous les moyens à contourner les lois de protection.

Donc, en cas de victoire du FN, il est à craindre que les populations les plus démunies, déjà pas à la fête dans notre société inégalitaire, connaissent un sort pire encore. Et les professionnels sociaux qui interviennent auprès d'eux, avec les moyens du bord, seront totalement entravés dans leurs actions. Sans parler des questions éthiques qui se poseront inévitablement à eux : comment travailler dans une administration qui est dirigée par des individus qui affichent délibérément des thèses de racisme social et de racisme tout court ?

"L'égale dignité de tous les êtres humains"

On peut ironiser sur nos lois sociales, certainement insuffisantes, mais elles affirment, en référence à la Constitution, que :

- "toute personne qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation de l'économie et de l'emploi, se trouve dans l'incapacité de travailler, a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence" (article L115-1 du Code de l'action sociale et des familles).

- et puis aussi : " la lutte contre les exclusions est un impératif national" . Et bien d'autres encore sur "les droits fondamentaux reconnus à tous les citoyens" et sur le plein exercice de la citoyenneté.

Compte tenu de son discours de rejet, de méfiance, de suspicion à l'encontre des plus démunis dans ce pays, compte tenu de sa logique qui consiste à monter sans cesse les pauvres contre plus pauvres qu'eux (quitte à ce que, parmi eux tous, il y ait aussi des électeurs frontistes), comment imaginer que le FN, s'il l'emporte dans un département, respectera cette loi qui définit l'action sociale et médico-sociale ainsi : elle "est conduite dans le respect de l'égale dignité de tous les êtres humains" !

Ce qui est tragique, c'est que, à gauche de la gauche, des militants, qui se disent écœurés par le PS, se sont aussi convertis au ni-ni (ni FN, ni PS), et disent qu'ils se réfugieront dans l'abstention en cas de duel FN-PS. Pire encore, je sais que des candidats de gauche, malgré de grandes proclamations républicaines officielles, ont caressé l'espoir d'avoir en face d'eux des candidatures FN dans la seule perspective, en cas de réussite au premier tour, de ne pas être confrontés au second à un candidat de la droite républicaine plus traditionnelle. Il est vain de vouloir ramener à la raison ceux qui gobent les paroles des Le Pen, de cette PME familiale de la haine : ils font un choix en connaissance de cause. Mais il importe de clamer haut et fort que des apprentis-sorciers jouent avec le feu en croyant chambouler la scène politique, donner un coup de pied dans la fourmilière, en laissant venir au pouvoir, même local, des individus qui aujourd'hui ne dissimulent même plus leur glorification des anti-Dreyfus, de l'OAS, qui s'acoquinent avec des activistes racistes ou carrément néo-nazis. Comme si leur incompétence et leur mépris souverain à l'encontre des exclus du système ne suffisaient pas.

 

 CG_25.jpg Hôtel du Département du Doubs, à Besançon [Ph. YF]

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Dépenses sociales des départements :

- 33,9 milliards d'euros (2013) : 30 % pour le RSA, 24 % pour la protection de l'enfance, 24 % pour l'aide aux personnes âgées, 22 % pour l'aide sociale (DREES, 2 février 2015).

- la Ville-Département de Paris a un budget social de 2,3 milliards d'euros, le Département des Bouches-du-Rhône de 1,3 milliard d'euros, celui des Hauts-de-Seine 778 millions d'euros, du Doubs 268 M€ (sur un budget total de 565) et la Corrèze 138 M€ (sur 293). Et puisque des oiseaux de mauvais augure estiment que le FN pourrait emporter le Var et le Vaucluse, voici le pactole que les élus frontistes pourraient raboter : le premier dépense, pour le social, 516 M€ et le second 278  M€.

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Politique du FN dans les mairies gagnées en 2014 : voir article de Martine Turchi et l'émission Les Pieds sur terre, sur France culture, du 18 février.

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 C dans l'air : florilège

Yves Calvi plaisante grassement sur ces élus locaux dont on sent bien qu'il n'a jamais dû en croiser un. Agnès Verdier-Molinié, directrice de l'Ifrap, think tank ultra-libéral proche du Medef, ouvertement chargé de s'attaquer au service public (sous le prétexte de proposer des économies), réclame en permanence de réduire le millefeuille, de supprimer des fonctionnaires et les bâtiments qui vont avec (allant jusqu'à se plaindre : "on a réduit le nombre de prêtres, on a toujours les églises et les clochers",  6 mai 2014, c'est dire le niveau), de réduire le nombre d'élus de 600 000 à 80 000 (car elle croit que tous sont indemnisés), de faire recruter les enseignants ... par les Régions. Sans doute par ignorance crasse, elle prône également la gestion de toutes les prestations sociales par la Sécurité sociale avec cette formule-choc : "le social doit être fusionné avec le social". Je la soupçonne sérieusement de ne pas connaître réellement ce que sont ces prestations, et de confondre prestations sociales et action sociale (c'est-à-dire qu'elle ne perçoit les politiques sociales que sous forme de distribution d'argent sonnant et trébuchant). Elle veut à tout prix faire "60 milliards" d'euros par an d'économie (elle en a fait un livre), donc tous les moyens sont bons pour atteindre ce chiffre arrêté au doigt mouillé : je lui suggère, dans la même veine, la fusion de la justice et de la police, en installant les commissariats dans les tribunaux, on devrait pouvoir ainsi réduire la dépense publique. Un jour, elle dissertait avec véhémence sur les "caisses" communales d'action sociale, qui n'existent pas (obsédée par le coût du secteur public, elle voit des "caisses" partout, alors qu'il s'agit de "centres" d'action sociale).

De son côté, Ghislaine Ottenheimer, de Challenges, ne connaît des collectivités territoriales à peu près que les ronds-points coûteux. Dominique Reynié, politologue, à la tête lui aussi d'une fondation proche de la droite, déclame avec componction qu'il faut faire des économies sans jamais préciser lesquelles, ne donnant absolument pas le sentiment qu'il est véritablement instruit des affaires locales. Et ne parlons pas de Marc Fiorentino dont le mépris pour le service public n'a pas d'égal. Quant à Hélène Pilichovski, elle a trouvé la solution : que l'Etat reprenne à son compte les missions sociales, et Christophe Barbier la sienne : que tout soit dévolu aux communes. A chaque fois, avec l'impression qu'ils donnent de n'avoir même pas tenter d'étudier un tantinet la question.

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© Photos Yves Faucoup

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Billet n°186

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  [Le blog Social en question est consacré aux questions sociales et à leur traitement politique et médiatique. Voir présentation dans billet n°100. L’ensemble des billets est consultable en cliquant sur le nom du blog, en titre ou ici : Social en question]

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