Bruno Le Maire dans le Gers

Les ministres étaient en tournée en province hier. Bruno Le Maire avait choisi le Gers. Il a été amené à aborder un certain nombre de questions sociales, ne craignant pas de se servir de la suspicion envers les plus démunis pour justifier une politique de «bonne gestion des finances publiques».

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La rencontre a lieu dans la salle des fêtes d'un village, Pessan, à proximité d'Auch. Une présence gendarmesque, mais sans excès. Le ministre arrive avec une demi-heure de retard. Le public (des élus, des chefs d'entreprise, des agriculteurs, des fonctionnaires de l'État) commence à s'impatienter. Dans un discours liminaire court, il dit son intérêt pour le monde agricole et rural, rappelant ses trois ans au ministère de l'agriculture. C'est ainsi qu'il explique avoir choisi de venir dans le Gers (bien que, comme François Hollande jadis, il fasse d'une pierre deux coups, ayant des attaches personnelles dans ce département). Il ne veut pas de deux France, l'une qui parle anglais, qui voyage, et une autre qui est "larguée". Il veut une seule France "où tout le monde peut construire son destin". Que chacun ait une chance : pour y parvenir, "ce n'est pas tendre la main, mettre des béquilles, mais c'est l'emploi : le cœur de la politique [du gouvernement] c'est le travail".

Tout ce que fait le gouvernement, même ce qui fâche (suppression de l'ISF, baisse de l'impôt sur les sociétés), c'est pour rendre les entreprises plus compétitives, pour créer de l'emploi et payer mieux ceux qui travaillent. Il n'y a pas de raison que seuls les actionnaires profitent des succès. Il reconnaît que le gouvernement n'a pas été "très malin" dans la présentation des mesures, quand il a été dit que seules les retraites au-dessus de 1200 € seraient affectées par l'augmentation du taux de CSG. Car il fallait prendre en compte les revenus du couple. Comme s'il s'adressait à une assemblée de retraités, il rappelle à ceux qui ne le sauraient pas déjà cet élément de langage, que le président Macron aime répéter, selon lequel ceux qui travaillent aujourd'hui ne payent pas leurs propres retraites mais les pensions de ceux qui sont à la retraite. Sous-entendu : ces derniers ne peuvent considérer avec certitude que leur pension est assurée puisqu'ils n'ont pas réellement cotisé pour leur propre retraite. Argument réel mais non avenu : chacun considère qu'après avoir cotisé plus de 40 ans, son droit à retraite et à pension est bel et bien acquis.

La première question qui fuse ne porte ni sur l'agriculture ni sur l'économie, mais elle émane d'une élue de la municipalité de droite de Condom. Elle se plaint que lorsque des enfants sont placés en famille d'accueil, les parents continuent à toucher les allocations familiales (et le RSA est majoré comme s'ils avaient les enfants avec eux). Avec l'argent économisé, on pourrait payer des cohortes de contrôleurs. On aurait pu imaginer qu'un ministre se méfie avec ce genre d'interpellation. Non, il tombe à pieds joints dans le panneau : il estime qu'il faut mettre "de l'ordre dans la dépense sociale", et qu'il est choquant que l'on continue à payer les AF à des parents qui ne s'occupent pas de leurs enfants. Il faut tendre la main à ceux qui en ont besoin, mais pas à ceux qui fraudent.

Le directeur d'un établissement pour enfants conteste : les AF ne sont maintenues que s'il y a décision judiciaire (donc dans des cas précis où il y a maintien des liens) et espère que l'on ne va pas dire ici "salauds de pauvres". Il ajoute que le gouvernement a accepté une augmentation du point d'indice, dans le secteur de l'enfance inadaptée, de 1 centime ! Ce n'est pas avec une telle revalorisation que des professionnels vont venir travailler ainsi en internat, dans un secteur difficile. Le ministre ne répond pas vraiment sur la question posée mais sur les fonctionnaires pour livrer son souhait qu'il y ait moins de fonctionnaires qui seront mieux payés. Sur le RSA et sur "salauds de pauvres", il tient à répondre : "je préfère contrôler ce qui est donné en matière de RSA, je suis élu local, je sais que lorsque l'on fait un contrôle effectif sur le RSA, on récupère de l'argent et je préfère que le RSA aille à ceux qui en ont besoin, à ceux qui ne le demandent pas, comme les agriculteurs". Les agriculteurs de la salle, sans doute pas dupes, restent dignes : ils n'applaudissent pas. Le ministre ajoute : "Plutôt que de le donner à des gens qui ne le méritent pas forcément".

[Ph. YF] [Ph. YF]
Compte tenu du démarrage de ce débat, j'interpelle le ministre et lui rappelle les propos, fort critiquables, qu'il a tenus jadis sur les assistés. Mais je constate qu'il avait cessé de le faire depuis son entrée au gouvernement. Or je vois là qu'il est toujours sur ce discours de méfiance. Il en convient, et, par une pirouette, assène que c'est bien la preuve qu'il n'a pas changé. Comme il insiste sur la fraude au RSA, je lui demande de préciser quelle évaluation il fait de cette fraude. Il se lance alors dans une litanie de tout ce qu'il faudrait faire, en matière de santé, d'établissements pour autistes (qui doivent aller en Belgique), de personnes âgées : "je trouve où l'argent ?".

"On a besoin d'investir sur les technologies médicales de pointe, elles coûtent de plus en plus cher. Les traitements pour le cancer sont de plus en plus performants, mais ils coûtent de plus en plus cher." "On va très vite être confrontés à des choix éthiques, sociaux, nationaux absolument essentiels : est-ce que nous payons, est-ce que nous payons pas ? Moi, je veux qu'on puisse payer. Et je veux que jusqu'au dernier jour de la vie d'une personne en France, contrairement à ce qui se passe dans d'autres sociétés, comme la Grande-Bretagne, notre choix collectif soit le choix du traitement et du meilleur accompagnement possible. Mais ne nous le cachons pas : ça coûtera de plus en plus cher. Mais je refuse un modèle social, je refuse un modèle de société, pour être très clair avec vous, dans lequel on dit : un patient de 75 ans, vous avez un cancer en phase terminale, si on vous traite vous pouvez avoir 8 à 12 mois de plus, mais vu le coût du traitement, soit vous pouvez vous le payer et c'est 30 à 40 000 euros, soit, désolé, la mort c'est pas dans 8 mois c'est demain."

Et d'ajouter, car il n'oublie pas que la question portait sur une éventuelle fraude au RSA : "c'est ça l'enjeu, et ça nous oblige, en terme de finances publiques à être effectivement intraitables. Je prends l'exemple du Département de l'Eure que je connais bien où mon ami le Président Sébastien Lecornu, mais comme d'autres, y compris des présidents de départements de gauche, ont fait le choix de mieux contrôler l'allocation du RSA. Ils ont récupéré entre 5 et 10 % de l'ensemble des versements du RSA. Si vous me dites qu'il faut faire la même chose pour la fraude fiscale à très haut niveau, ceux qui mettent 3 milliards d'euros du côté des Iles Caïmans ou de La Barbade, je dis oui, mais pour que les finances soient bien tenues, on ne peut accepter aucun détournement, aucune fraude, et on doit être certain que l'argent public va bien à ceux qui en ont besoin. Parce que je mesure tout ce qu'il va falloir trouver comme argent demain pour la dépendance, pour Alzheimer, pour les unités de soins palliatifs, pour l'accompagnement des personnes âgées. Cela va demander que les finances publiques de la France soient bien tenues".

Je suis plus que stupéfait, et je ne suis pas le seul, par un tel parallèle. Je lui rétorque aussitôt que "ce genre d'arguments, pour répondre au problème que je posais, peut être tenu dans les médias éventuellement, mais pas ici, où tout le monde sait bien que la fraude éventuelle sur le RSA est autour de 300 millions, alors que le RSA c'est 10 milliards d'euros, les dépenses sociales et de santé c'est plus de 700 milliards. On ne peut pas venir argumenter sur les besoins de santé que vous venez d'évoquer en disant 'il y a des fraudeurs'."

J'explique que je ne couvre pas la fraude, que j'ai pendant des années travailler dans le secteur, et traité des dossiers de RMI. Il y a quelques abus : qu'on les contrôle, et les vraies fraudes qu'on les poursuive, qu'on les punisse, mais qu'on ne vienne pas parler ainsi dans des débats publics sur un fait mineur, alors que le RSA c'est 10 milliards d'euros et qu'il concerne deux millions de foyers. Ces chiffres ne sont jamais donnés publiquement.

Je reconnais que sur le handicap l'AAH va augmenter en trois ans, de 800 à 900 euros, sur l'ASPA (minimum vieillesse) idem, sans doute un minimum pour vivre décemment, comme la Constitution le prévoit : "moyens convenables d'existence" pour ceux qui sont sans emploi. Le journal La Dépêche du jour consacre un dossier à la pauvreté et interviewe des personnes vivant avec moins de 900 € par mois, disant combien c'est difficile. Le RSA pour une personne seule est à 480 € : le ministre m'en donne lui-même le montant, et plaisante sur le fait que je sois apparemment surpris que "le ministre des finances connaisse le montant du RSA". Je l'interpelle donc sur le fait que ce montant, le gouvernement ne prévoit pas de l'augmenter.

Maires, conseillers départementaux, vice-président du CD, député, sénateurs, et préfète [Photo YF) Maires, conseillers départementaux, vice-président du CD, député, sénateurs, et préfète [Photo YF)
Il répond avec un développement sur la générosité des Français, sur l'absence d'indifférence, sur l'attention aux plus faibles. Puis considère que nous avons pour le coup un désaccord, "car 300 millions d'euros c'est une somme considérable". Il conclut sur la question du relèvement du montant du RSA : la solution c'est de trouver des emplois, beaucoup plus et beaucoup plus facilement en accompagnant mieux les chômeurs. Il décrit, se fondant sur ce qu'il a découvert "en sillonnant le pays en long, en large et en travers pendant 5 ans", les personnes au RSA selon trois catégories (catégorisation qui a été faite dès la première année du RMI, il y a bientôt 30 ans) : ceux qui sont prêts à retrouver un emploi, ceux qui ont besoin d'un bilan de compétence et d'un accompagnement (il est prêt à donner plus de moyens à ce niveau), et "ceux qui sont vraiment cassés, littéralement cassés, et très éloignés de l'emploi, sans formation, avec des problèmes d'alcoolisme, de comportement, d'isolement, et là ça demande une politique vraiment la plus déterminée possible et la plus généreuse possible. Parce qu'en France on ne laisse personne sur le bord du chemin".

Ensuite, répondant à des questions de la salle, après avoir une nouvelle fois rappeler combien il est honnête en ayant démissionné de la fonction publique pour faire de la politique (alors qu'il n'y était pas tenu), il déroule tout ce que le gouvernement a pris comme mesures pour aider les entreprises en supprimant des charges et des seuils. Il défend l'apprentissage, invoquant "5000 emplois disponibles dans la mécanique", le manque de chaudronniers, appelant à une réforme de la formation, sans être conscient apparemment que ces constats ont été mille fois faits déjà.

D'ailleurs, c'est la caractéristique d'une partie de ses propos, consistant à livrer des lapalissades, avec une naïveté confondante : "une personne qui réussit dans la vie c'est qu'elle fait ce qu'elle aime" ; on a vu plus haut qu'il affirme avec conviction qu'il faut absolument soigner un grand malade de 75 ans ; sur les Ehpad, il en appelle à "un grand débat des Français pour savoir ce qu'il veulent". Il livre son point de vue très original sur le maintien à domicile ou le placement en établissement : "il est préférable de rester chez soi" ! Je perçois l'accablement qui gagne certains élus face à cette série d'affirmations qui soit se croient novatrices soit tombent sous le sens. On s'attendait à ce qu'il dise : "il vaut mieux être riche et bien portant plutôt que pauvre et malade".

L'art c'est de s'attribuer des victoires pour n'avoir pas supprimé un droit : ainsi, il se vante d'avoir maintenu le crédit d'impôt pour les particuliers qui embauchent une aide à domicile !

A propos de la commande publique, il reconnaît qu'il n'y a pas pire mauvais payeur que l'État, et plaisante en disant que, comme c'est lui qui paye, il essaye "de payer le plus tard possible". Une loi majeure, non encore annoncée, devrait faire en sorte qu'à la commande, l'État verse non plus 5% mais 20%. Il décline des mesures qui défrisent certains membres de l'assistance comme la suppression du stage préalable à l'installation pour les artisans ayant un diplôme ou la réduction de l'intervention des commissaires aux comptes (exigés désormais pour un chiffre d'affaires de 8 M€ et non plus 2 M€). Un chef d'entreprise travaillant à l'export raconte que, bloqué aux USA à cause de la grève d'Air France, il s'est vu proposer le rachat de son entreprise par des Américains qui connaissaient tout le droit français en matière de fiscalité sur les successions. Bruno Le Maire répond en annonçant une loi sur la transmission d'entreprise, affirmant son attachement au "capitalisme familial". Il dénonce au passage les revendications des pilotes d'Air France qui peuvent "couler l'entreprise".

Il reconnaît que décider de supprimer les emplois aidés c'est difficile, car cela a des conséquences sociales. Sauf que c'est la condition pour se présenter "à nos amis allemands" avec des comptes publics tenus. Il reprend l'élément de langage de la Macronie : "est-ce qu'on veut une Nation qui dépense de l'argent pour ceux qui ne travaillent pas ou mieux payer ceux qui travaillent". Et ceci dans un contexte de montée des extrêmes (cf. l'Italie).

Il finit en souhaitant que l'on puisse, en France, "continuer à débattre sereinement". Il se dit très inquiet à constater "les injures, les invectives". Il insiste sur le fait qu'il y a suffisamment de violences (y compris terroristes) pour que l'on veille à ce que, dans une grande démocratie, on puisse débattre librement, sans demander à son interlocuteur, ses diplômes, sa religion, ses opinions. Ses derniers mots sont : "discutons entre citoyens, en refusant toute violence".

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Ce final se fait peut-être l'écho de ce qu'a vécu le député LREM, Jean-René Cazeneuve, ancien directeur d'Apple France et ancien directeur adjoint de Bouygues Télécoms. Voulant rendre compte de son mandat au bout d'un an, il a eu droit à une manifestation de la coordination des collectifs en faveur des migrants dénonçant le projet de loi asile et immigration, ainsi que de la CGT et de Sud, dénonçant la politique d'Emmanuel Macron. Malgré une contestation vive, le député avait tenu bon. Tout à la fin, je l'avais interrogé justement sur le RSA et son montant très faible : il n'avait pas botté en touche (style : il suffit de leur trouver du travail), mais avait reconnu qu'il n'avait pas d'éléments de réponse. Il avait par ailleurs admis qu'il n'est pas à l'aise avec le discours officiel répétant sans cesse qu'il faut favoriser les gens qui "travaillent".

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Christian Laprébende, maire d'Auch [Ph. YF] Christian Laprébende, maire d'Auch [Ph. YF]
Après son intervention, Bruno Le Maire a été interpellé par le maire d'Auch, Christian Laprébende, PS, se plaignant du non financement des travaux de la RN124 qui relie Auch à Toulouse, qui enclave le Gers : "nous sommes en train d'être largués". Le ministre, qui dit emprunter souvent cette route, promet s'engager personnellement dans ce projet (deux fois deux voies), tout en réclamant que l'on cesse de tronçonner les platanes qui bordent les départementales gersoises. Ce qui est une pique envoyée au Président du Conseil départemental, Philippe Martin, qui fut contesté pour cette raison jadis et qui est absent : ancien ministre de l'environnement, nommé président de l'Agence française pour la biodiversité, il est en déplacement avec Nicolas Hulot dans le Sud-est.

Franck Montaugé, sénateur, en présence de Catherine Séguin, préfète du Gers [Ph. YF] Franck Montaugé, sénateur, en présence de Catherine Séguin, préfète du Gers [Ph. YF]
Frank Montaugé, sénateur socialiste, note que si les dotations aux collectivités se sont accrues pour 2018, elles l'ont été moins que les années précédentes. Mais il relève que certaines communes sont confrontées à une chute de 30 % de leur dotation, sans que l'on en connaisse les raisons. Par ailleurs, il constate que la suppression de la taxe d'habitation n'a pas été abordée dans le débat. Il dit ne pas percevoir "le modèle économique qui préside à cette suppression, la clarté n'a pas été faite". Et la clarté ne sera pas faite ce soir, car Bruno Le Maire ne répond pas. Il le fera peut-être lors de la prochaine commission des finances du Sénat.

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"L'assistanat ronge notre système de solidarité"

France 2 [capture d'écran] France 2 [capture d'écran]
Le soir, dans L'Émission Politique, sur France 2, Laurent Wauquiez nous ressortait son éternelle prétention à défendre les classes moyennes (non pas le "miyeu" cher à François Bayrou et aux Guignols, mais carrément le "milieu", dit-il en tapant du doigt sur la table). Passons sur le fait que les classes moyennes n'existent pas (il s'agit d'une invention pour ratisser large), son discours repose toujours sur l'exclusion, faite de mépris et de calcul politicien, des plus démunis. Car comme Emmanuel Macron, il défend la valeur "travail", la France de l'effort, tout en prétendant être le seul à le faire. Et il lâche sans vergogne qu'"on a laissé l'assistanat ronger notre système de solidarité", sans qu'un(e) journaliste ne le reprenne sur ce point. Sachant qu'il a par ailleurs une haine viscérale à l'encontre de l'élite intellectuelle (dont il est issu), qu'il cherche désespérément à faire croire qu'il représente le monde rural, et qu'il a un discours anti-immigrés sans complexe, on est bien en droit de le classer dans la droite extrême. Parfois plus extrême d'ailleurs que le FN. En effet, Marine Le Pen n'a pas repris un discours anti-assistanat pour le moment, préférant toujours cibler uniquement les immigrés.

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Tailler dans la dépense sociale

Au moment où le ministre ratiocine sur la fraude sociale, laissant entendre que nos déficits publics seraient en partie dus à d'éventuels abus, une note de Bercy, révélée sur le site du Monde le 18 mai, propose de Transformer les prestations sociales. Geler l'indexation (sur les prix) des prestations, comme les allocations familiales et les retraites, pour "rapporter 3,5 milliards" (manière de récupérer la suppression de l'ISF). Revoir les attributions d'AAH, ne plus attribuer l'APA (allocation personnalisée d'autonomie, pour prendre en compte les aides humaines intervenant auprès des personnes âgées dépendantes) sans tenir compte du patrimoine (ce qui fait, comme jadis avec la PSD, qu'elle ne sera plus guère demandée), revoir les conditions d'attribution de l'APL pour les minima sociaux. Les prestations sociales, avec le chômage et le vieillissement de la population, progressent dans la part qu'elles tiennent dans les dépenses publics, d'où les comptables de Bercy, qui souvent sans rien connaître des réalités sociales, taillent dans les budgets. M. Darmanin, ministre de l'action et des comptes publics, tente de rassurer en disant que ce ne sont que des suggestions mais il attend que le ministère des affaires sociales fasse lui-même des propositions pour des économies sur le social.

 . article du Monde (paru dans la version papier du 19 mai) accessible sur mon drive : https://bit.ly/2ISePmQ

 

Billet n° 396

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  [Le blog Social en question est consacré aux questions sociales et à leur traitement politique et médiatique. Voir présentation dans billet n°100. L’ensemble des billets est consultable en cliquant sur le nom du blog, en titre ou ici : Social en question. Par ailleurs, tous les articles sont recensés, avec sommaires, dans le billet n°200]

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