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Billet de blog 20 sept. 2022

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Quelle légitime défense face à la violence capitaliste ?

Le pouvoir capitaliste a étendu son emprise violente sur le monde, faisant des millions de victimes, sous l’emprise de conditions de travail asservissantes, à cause des pollutions, des exactions, des spoliations… Après avoir ravagé notre planète, il constitue une menace existentielle pour l’humanité. Il n’est plus temps de réclamer des miettes aux puissants auteurs de ce hold-up.

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Manifestation et répression, le cycle. © Tobi Gaulke

6500 morts !1 6500 hommes et femmes sacrifiés sur l’autel des jeux du cirque capitaliste, 6500 vies d’esclaves2 séquestrés (passeports souvent confisqués par leurs « employeurs ») et soumis à un travail forcé ou pour un salaire dérisoire, dans un enfer caniculaire. Les stades rutilants et climatisés d’une dictature pétrolière, bourreau des travailleurs et du climat, seront la vitrine d’une manipulation planétaire des masses populaires. Des hommes sandwichs millionnaires joueront à la balle dans leurs maillots enluminés et nationalistes sur les tombes de ces milliers de bâtisseurs anonymes assassinés. Le capitalisme dominateur est celui qui distribue du pain et des jeux, panem et circenses, Mbapé et Galtier en rigolent encore.

La guerre impérialiste menée par le boucher du Kremlin a déjà fait des dizaines de milliers de morts civils et militaires. Elle est à nos portes, elle nous inquiète bien plus que d’autres conflits régionaux tout aussi sanglants, mais aux échos lointains, des guerres de religions, ethniques, civiles. Mais la guerre que mènent les dominants du capitalisme pour la maîtrise des ressources, de toutes les ressources, y compris humaines, est mondiale et l’est contre la majorité de l’humanité, une humanité sous emprise psychologique, voire physique. Ils dominent pour leur plus grand profit. Et cette guerre fait des millions de morts et mutilés.

Par des violences physiques :

– Conditions de travail inhumaines, voire esclavagistes, comme au Qatar, mais aussi dans les mines d’Afrique centrale, nombre d’entreprises asiatiques, exploitation de travailleurs clandestins dans les pays de riches… L’esclavage moderne existe et est dénoncé par de nombreuses organisations.2

– Pollutions généralisées, délétères pour la santé humaine (9 millions de morts par an dans le monde3, 100 000 morts prématurées par pollution de l’air en France4…) et pour les biotopes dont dépendent tous les êtres vivants, l’intégralité de la planète, sans exception, est par exemple touchée par la pollution plastique ou des pesticides5;

– Crimes climatiques de l’oligarchie capitaliste6 et catastrophes climatiques directement en lien avec l’addiction du capitalisme aux énergies fossiles ;

– Provocation de conflits armés régionaux par la course aux ressources (végétales, minières…) et en faisant le lit de nombre de dictatures sanglantes et corrompues ;

– Exactions en éliminant physiquement des militants écologistes dans les pays du sud ou en les bâillonnant juridiquement dans les pays du nord, comme sait le faire notamment très bien Bolloré, dans les pays de riches ;

– Dérives et trafics mafieux de traite humaine, de drogues, de ressources… dans le sillage des flux mondialisés du capitalisme.

Et violences psychologiques

– Avec des discours culpabilisants visant les prolétaires manquant d’entrain à travailler aux conditions toujours plus précaires des donneurs d’ordres ou les plus modestes qui « profiteraient » des allocs pour se la couler douce ;

– Avec un matraquage, une propagande omniprésente, pour un monde fantasmé de consommation sans limite, concocté par des armées de petites mains marketing et publicitaires, des influenceurs, des médias asservis, enfermant la société dans un tunnel culturel polluant le temps de cerveau disponible, colonisant toutes les cultures ;

– Par le vol de nos données intimes et personnelles, la surveillance généralisée de nos moindres faits et gestes et l’enfermement dans des niches informationnelles.

« Portée destructrice inouïe »

Cette guerre nous mène droit au chaos (voir mon précédent billet) avec encore plus de morts, de déracinements, de misère. Suite à la publication d’un énième rapport onusien sur les conséquences du bouleversement climatique7, Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU a de nouveau sonné le tocsin : « Le rapport montre que le changement climatique est en train d’atteindre une portée destructrice inouïe. Pourtant, alors même que les symptômes s’aggravent rapidement, nous nous enfonçons chaque année un peu plus dans notre addiction aux combustibles fossiles ». C’est le capitalisme du désastredécrit par Naomi Klein.8

Pour résumer, la plus grande partie de l’humanité est aliénée par un système qui la détruit sous couvert de progrès technologique, rendue captive de la machine de propagande du capitalisme, menacée par une oligarchie prédatrice et propriétaire, asservie par une poignée de dominants. Le capitalisme omnipotent n’est pas seulement un système économique, il régit, réglemente, dit la loi.

Je suis en crise © Darij Zadnikar

La grande majorité des lois rédigées ces dernières décennies le sont pour fluidifier les flux capitalistes, casser les systèmes de solidarité sociale non privatisés, réduire les résistances prolétaires et paysannes. Le capitalisme organise aussi la compétition entre ceux qu’il « manage », qu’il fait trimer. Pour cela, il cultive et manipule un code culturel, celui de l’échelle sociale, cher à Macron qui n’a foi qu’en des premiers de cordée. Le haut de l’échelle est le Graal, un trophée mythique inatteignable pour le commun des mortels, dès lors condamné au mépris de classe. Le capitalisme, c’est la loi du plus fort, une compétition à mort sociale, voire à mort tout court (voir plus haut). Dès lors, l’humanité des prolétaires des villes et des campagnes, des laissés-pour-compte, des non-propriétaires, des non-rentiers, des non-héritiers est en état de légitime défense.

Les dés pipés du parlementarisme

La violence dite légitime est régalienne, qui relève de l’autorité quasi exclusive du « roi », du dominant, aujourd’hui un hyper-président, Macron, et un bras armé désigné par le même, le ministre Darmanin. Pour légitimer les violences de leur appareil répressif, les deux se réfèrent aux lois votées par des représentants, des parlementaires, qui, sauf exceptions, ont pour profession de conquérir le pouvoir et de le conserver.

Mais les dés du parlementarisme et du régime représentatif sont pipés. Les politiques professionnels (comme les hauts fonctionnaires) sont formés aux besoins du capitalisme par des grandes écoles qui revendiquent ce savoir-faire. L’appareil d’état est infiltré par le monde des affaires (dans tous les sens du terme) et le pantouflage est la règle.9 Enfin, ils sont sous haute pression des lobbies économiques et financiers qui dictent leurs lois leur permettant par exemple d’intenter des actions devant des tribunaux privés contre les états qui vont contre leurs intérêts.10 La loi n’est plus celle du peuple mais celle du marché. Enfin, quand les carcans autoritaires et les actions répressives sont décidés dans d’opaques conseils de défense ou que les projets sociétaux se négocient dans un obscur Conseil de la refondation, difficile de se raccrocher à la démocratie des représentants pour contrer la violence capitaliste. La violence régalienne est donc généralement du côté du capitalisme, de la corruption, de l’impérialisme, c’est vrai dans toutes les démocraties occidentales. Dans les régimes autoritaires, la question ne se pose même pas. Il faut la folie d’un dictateur comme Poutine pour oser s’affranchir de la tutelle capitaliste au nez et à la barbe de ses oligarques. Et pas sûr qu’il tienne longtemps face aux forces économiques dont la puissance de feu et l’efficacité stratégique sont sans aucun doute supérieures à ses colonnes de chars qui ne sont pourtant pas à voile.

Comment peut se manifester cette légitime défense ?

Révolution © Alan Levine

Faire face à la violence du capitalisme est donc vital pour une grande partie de l’humanité. Dès lors, la violence populaire peut-elle être légitime ? La violence des révolutionnaires de 1789, de la Commune, des révoltes d’esclaves, des résistants de la Seconde guerre mondiale ou des peuples colonisés est-elle légitime ? Oui, car dans tous ces cas, les opprimés devaient préserver leur vie et leur dignité contre des puissances dominatrices. Ils ne pouvaient avoir recours à la justice, privatisée par les oppresseurs. Aujourd’hui, nous avons des tribunaux privés d’arbitrages, administrés par des avocats d’affaires, qui mettent au pilori des états qui mettent en place des politiques publiques pouvant amoindrir leurs super-profits.10

Examinons les moyens, pour le peuple, de renverser l’ordre capitaliste dominant :

– Les pétitions : c’est entrer dans le jeu de la machine administrative, l’un des bras armés (avec les forces de l’ordre) du pouvoir en place. Les contraintes et obstacles imposés par le pouvoir pour qu’une pétition retienne l’attention des politiciens professionnels sont tels que les chances de millions de signature d’infléchir une réglementation (nationale ou européenne) sont nulle. Le référendum est un hochet démocratique agité au nez du peuple sans qu’il puisse s’en saisir véritablement. D’ailleurs, les Gilets jaunes s’y sont cassés les dents.

– Les réseaux sociaux : ils ont une capacité mobilisatrice. Mais ces mobilisations servent plus souvent un pouvoir de nuisance, de désinformation, voire de destruction sociale, qu’un élan révolutionnaire. Dans ce cas, les seuls bénéficiaires sont les oligarques propriétaires de ces réseaux et de nos données. Ils peuvent tout de même être des outils efficaces pour recruter des manifestants ou organiser des boycotts.

– Les grèves : auparavant pour dénoncer des conditions de travail dantesques, elles ont aujourd’hui généralement pour but de réclamer des augmentations de salaire, du pouvoir d’achat afin de mieux participer à la machine de guerre du capitalisme, la consommation, sans pour autant remettre en cause les chaînes de la dépendance. C’est espérer des preuves d’un ruissellement des richesses, produites par les prolétaires et accumulées par les actionnaires, ruissellement fantasmé par les économistes orthodoxes depuis des décennies sans aucune preuve de son existence, contrairement au creusement violent des inégalités. La variante “occupation d’entreprise” apparaît pour faire face à un « plan de sauvegarde de l’emploi », qualification antinomique d’un plan de licenciement. L’occupation permet tout juste de gratter quelques indemnités supplémentaires avant de se faire jeter sur le marché du chômage.

– Les manifestations : elles accompagnent souvent les grèves mais pas toujours. Celles de Mai-1968 ont obtenu la démission de De Gaulle mais pas le changement de régime. Depuis, on retiendra surtout les violences qui ont accompagné les manifs des Gilets jaunes ou la mobilisation des extrêmes droites cathos (école libre, Manif pour tous). Elles ont obtenu au mieux quelques oboles pour les premiers et un statu quo pour les secondes. Les manifestations, aussi massives soient-elles, n’exigent et n’obtiennent aujourd’hui que des aménagements cosmétiques.

Manifestation © Cédric JGR

– Le boycott : l’arme du boycott fait peur au monde capitaliste et c’est là que peuvent intervenir positivement les utilisateurs de réseaux sociaux. Les appels à mettre à l’index la Coupe du monde de football organisée par une dictature monarchique, pétrolière et meurtrière sont positifs mais encore timides et ne garantissent pas une faillite de l’événement. La caravane qatarienne risque de passer sans coup férir. D’autres appels à snober des marques ont eu des succès éphémères, comme suite à la catastrophe meurtrière du Rana Plaza (1127 morts), symbole des violences de la fast fashion, consommation outrancière de fringues. La mobilisation devra être bien plus massive, mondialisée, pour qu’elle fasse trembler sur leurs bases, transnationales et système financier.

– La grande démission : c’est un concept apparu récemment à la lumière des pénuries de main d’œuvre qui ne s’expliquent qu’en partie par la reprise économique post-Covid. Il n’y a pas de statistiques disponibles pour l’instant, juste des exemples saisis à la volée dans les médias. Des étudiants remettent en cause leur formation au capitalisme pour redéfinir leur trajectoire professionnelle. Des jeunes (ou moins jeunes) quittent des emplois bien payés mais dénués de sens pour réorienter leur vie hors du trajet tracé par un système déshumanisant. Ça amende la société mais ça ne fait pas un projet de société révolutionnaire.

– La sécession : proche de la grande démission ou suite logique, elle consiste à se déconnecter du même système. Pas facile quand ce dernier sait tout de vous et vous suit à la trace. Cela suppose aussi de pouvoir investir des espaces non propriétaires, non réglementés, de plus en plus rares. Et puis, la sécession est rarement associée à des projets collectifs, ou alors minoritaires et fermés, pouvant dériver sur des groupes sectaires ou un survivalisme d’extrême droite ou complotiste.

– La désobéissance : les zones à défendre des terres arables ou sauvages menacées, les blocages (de transports de produits nuisibles, d’industries polluantes, de grands cirques de consommation…), le refus de payer des dîmes injustes, ont une efficacité trop parcellaire et/ou éphémère pour susciter une généralisation au système. Les Soulèvements de la terre œuvrent avec quelques succès médiatiques mais sans faire dévier véritablement le rouleau compresseur de l’artificialisation.

– Les sabotages : saboter les outils de production les plus nuisibles, les plus destructeurs, les plus spoliateurs, est illégal mais un devoir. Détruire, éteindre, recouvrir les publicités en tout genre est une nécessité. Nuire à l’image pseudo-verte, au greenwashing, aux mensonges de communication de multinationales est un travail de salubrité culturelle. S’attaquer aux mirages d’une échelle sociale qu’il faudrait gravir quoi qu’il en coûte, aux illusions de solutions technicistes, au transhumanisme est une œuvre politique salutaire. Le sabotage, comme le boycott (qui est une forme de sabotage) peut être très efficace s’il se généralisait.

– La révolution : en Mai 1968, ils y ont cru… et sont ressortis brutalement des brumes psychédéliques dans les années pompidoliennes qui ont suivi, réduits au silence par l’explosion de la consommation et du gadget en plastique. Les Gilets jaunes sur leurs ronds-points y ont cru… et sont rentrés à la maison avec une prime et un Macron réélu. Les fachos, les Quanon et complotistes de tout poil, les trumpistes… croient dur comme croix de fer en un Grand soir de conquête du pouvoir mais récolteront une guerre civile.

Soziale Revolution © Ittmust

Il est probable que l’ère des révolutions est passée. En 1789, le roi avait beaucoup moins de pouvoir et de soudards sous ses ordres pour s’opposer aux révolutionnaires de l’époque, pas si nombreux, que les multinationales, les financiers et les gouvernements alliés n’en ont aujourd’hui pour étouffer toute velléité de rébellion populaire ou d’indépendance d’un dirigeant politique « gauchisant ». Selon les règles capitalistes, c’est la prison pour les premiers et l’assassinat pour le second (nombreux exemples africains et en Amérique du Sud et Centrale). Les révolutions du XXe siècle ont débouché le plus souvent sur des dictatures aussi néfastes et cruelles qu’une multinationale de l’extraction dans un territoire vierge mais aurifère.

Guerre sans déclaration

– La guerre : il n’y a plus de déclaration de guerre, elle n’est pas la volonté d’un peuple mais seulement la conséquence (ou plutôt l’inconséquence) du jusqu’au-boutisme des dominants. Si rien n’est fait pour renverser le système capitaliste, le système capitaliste s’autodétruira en nous entraînant dans sa chute. Les pénuries de ressources seront à l’origine de faillites économiques, de déstabilisations politiques et étatiques et finalement de conflits qui pourraient ne pas rester régionaux. La guerre est déjà une réalité pour de nombreux peuples. Les soulèvements à venir seront meurtriers et les mouvements de populations massifs. Ce n’est pas un scénario de science-fiction, comme le gag d’un exil sur Mars, les premiers épisodes sont déjà là, de la fragmentation diplomatique du monde (voir assemblée de l’ONU) aux multiples conflits dans des pays durement touchés par des catastrophes climatiques, en passant par l’explosion du nombre de réfugiés et des flux de migrations qui ne tarissent pas. Le libéralisme capitaliste (et non politique) et la mondialisation ont été vendus comme des outils de détente internationale, de multilatéralisme et de paix dans le monde. C’est la théorie du doux commerce de Montesquieu. « La grande illusion de la paix par le commerce » selon Alain Garrigou, professeur de science politique à l’université Paris-X-Nanterre,11 qui se réfère à la « vision naïve de l’histoire » de l’écrivain et prix Nobel de la Paix, Norman Angell. Ce dernier estimait qu’une guerre entre grandes puissances était une « grande illusion », contre-productive sur le plan économique. Il s’est exprimé juste avant les deux guerres mondiales du XXe siècle, suivies de rebonds économiques historiques (les Trente glorieuses notamment). Pas mal le timing ! Mais la Seconde guerre mondiale a aussi accouché des grandes avancées sociales (sécurité sociale, retraites par répartition…) du Conseil national de la Résistance (CNR, l’authentique).

Le problème, c’est que le capitalisme pilleur de ressources n’a rien de doux dans son exercice du commerce, pour preuve la litanie de victimes trop rapidement énumérée ci-dessus et l’impérialisme néo-colonial toujours vivace. Lorsque l’Europe ou l’Amérique inonde l’Afrique de produits agricoles subventionnés, souvent de basse qualité, ce sont des violences faites aux paysans locaux qui sont jetés dans la misère. Le commerce triangulaire des esclaves a-t-il amené paix et sérénité sur les trois continents ?

Une grande partie de l’humanité se bat contre la famine (une personne meurt de faim toutes les quatre secondes), bataille de survie à un système qui déraille, à ne pas confondre avec la croisade de Mbapé (et de ses petits copains de galère) pour la maîtrise de son droit à l’image. Car on peut bouter Coca Cola hors de son panier de sponsors et aller jouer sur une pelouse climatisée et néanmoins amendée par le sang de 6500 pauvres hères attirés dans ce piège par les lumières du capitalisme le plus répugnant.

Les plus puissants des capitalistes considèrent les peuples comme de la chair à canon ou à bâtir ou comme des producteurs-consommateurs à l’imaginaire entièrement colonisé. La puissance capitaliste est telle qu’il est très difficile d’y échapper, encore plus de la combattre. Se libérer d’une telle domination réclamerait sans doute un mélange coordonné de tous les outils et mobilisations (hors guerre) cités plus haut. Mais l’épuisement des ressources et les colères climatiques décideront sans aucun doute pour nous tous avant que cela n’arrive.

1. : https://www.amnesty.fr/actualites/deces-de-milliers-de-travailleurs-migrants-au-qatar.

2. : L’esclavage n’a pas disparu avec la fin du commerce triangulaire, c’est un fléau moderne, pour preuve les organisations et ONG qui le combattent :

– https://www.esclavagemoderne.org/

– https://www.ohchr.org/fr/stories/2020/12/fight-against-slavery-must-continue-despite-pandemic

– http://www.contrelatraite.org/esclavage-moderne

– http://www.oicem.org/

– https://www.un.org/fr/impact-universitaire/combattre-l%E2%80%99esclavage-moderne-par-la-sensibilisation-et-la-formation

– voir aussi cet article du Monde.fr https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/09/16/du-liban-a-oman-l-esclavage-a-l-ancienne-des-africaines-employees-comme-domestiques_6141963_3212.html.

3. : https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/05/18/la-pollution-est-responsable-de-9-millions-de-morts-chaque-annee-dans-le-monde_6126552_3244.html.

4. : https://www.lefigaro.fr/sciences/la-pollution-de-l-air-provoquerait-pres-de-100-000-morts-prematurees-par-an-en-france-20210209.

5. : https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/pesticides/tribune-nous-ne-pourrons-plus-dire-que-nous-ne-savions-pas-80-organisations-exigent-la-fin-des-pesticides-de-synthese_5277349.html.

6. : https://www.mediapart.fr/journal/economie/140922/les-superprofiteurs-de-la-crise-sont-aussi-des-superpollueurs, https://blogs.mediapart.fr/attac/blog/150922/appel-desarmer-les-criminels-climatiques.

7. : ce rapport est une compilation de haut niveau, réalisée par plusieurs organisations, des données scientifiques les plus récentes concernant le changement climatique, ses impacts et ses réponses.

https://library.wmo.int/index.php?lvl=notice_display&id=22128.

8. : La Stratégie du choc, Montée d’un capitalisme du désastre, de Naomi Klein chez Actes-sud.

9. : voir notamment les nombreuses enquêtes de Laurent Mauduit sur Médiapart.

10. : voir ici et .

11. : https://www.monde-diplomatique.fr/2020/06/GARRIGOU/61902.

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