Non à la complaisance à l'égard de l'islam!

Le drame qui s'st produit dans la banlieue de Rouen montre à l'évidence la composante spécifiquement religieuse de la barbarie islamique. Il faut oser l'affronter et la combattre sur son terrain, celui des idées. C'est une question de lucidité et de courage intellectuel.

Non à la complaisance à l’égard de l’islam !

 

Ce qui vient de se passer dans la banlieue de Rouen, qui est « innommable » selon le terme du  l’archevêque catholique de la région, prouve à l’évidence que la barbarie islamiste est un facteur religieux spécifique, qu’on ne saurait, sans une mauvaise foi terrible ou une grande malhonnêteté intellectuelle, réduire à sa causalité sociopolitique, même si elle existe et pèse d’un grand poids sur elle, d’une manière générale.

Mais dans ce cas, deux éléments doivent attitrer notre attention. Des chrétiens sont les victimes d’un attentat terroriste, qui n’a donc rien à voir avec une réaction politique à l’impérialisme économique que subissent, et c’est vrai, les pays arabes pour une part (mais est-ce le cas de  l’Arabie séoudite ou du Qatar avec qui nous commerçons ?). Cela a à voir, en réalité,  avec un vieux contentieux de l’islam avec le christianisme, autre religion du Livre, dont il se réclame pour une part, tout en prétendant le dépasser et donc l’éliminer. Et le meurtre a pris la forme d’un rituel religieux propre à la version criminelle de l’islam (qui existe, quoi on en dise hypocritement) : l’égorgement. Ces deux traits doivent nous faire prendre conscience que nous sommes ici en présence d’un conflit intra-religieux, et donc, en bonne logique, d’un conflit religieux dont l’islam, en tant que tel, est responsable.

Dire cela, ce n’est pas nier tout ce qui, dans la montée hallucinante – il faut le dire comme cela – de la violence islamiste doit aux conditions socio-politiques imposées aux pays arabes depuis longtemps ; mais c’est marquer ce qui est dû à la religion islamique en tant que telle, qui est une forme inédite aujourd’hui d’un fascisme idéologique, avec toutes ses tares spécifiques : la soumission absolue à une révélation divine, le refus du questionnement critique venant de la raison, la négation corrélative de la laïcité et la haine dogmatique des incroyants mais aussi des autres religions, la négation de l’élaboration autonome par l’homme des lois de son vivre-ensemble, ce qu’il appelle la charia – l’islam est une théocratie politique, qui refuse la séparation du religieux et du politique –, l’imposition de normes sexuelles, inadmissible moralement, comme la condamnation extrême de l’homosexualité et, enfin, un machisme insupportable qui professe sans retenue l’infériorité absolue de la femme vis-à-vis de l’homme et valorise la virilité de celui-ci.

C’est pourquoi, si la lutte contre cette barbarie dont nous sommes les spectateurs atterrés  passe par des solutions politique d’ensemble, comme le refus de la guerre au profit d’un règlement pacifique des conflits au Moyen-Orient et, surtout, par l’intégration réussie des populations maghrébines en France, avec tout ce que cela implique de mesures socialement généreuses à leur égard, on ne saurait  pour autant éliminer lâchement, voire à partir de calculs électoraux politiciens, la nécessité de combattre intellectuellement les idées malfaisantes pour l’homme dont la doctrine islamique, à travers le Coran et comme d’autres religions, est porteuse Refuser cette critique (au sens d’un examen critique), c’est refuser la critique  rationaliste et humaniste des religions, et de celle-ci en particulier, qui était le parti-pris résolu de Marx et ne plus pouvoir se réclamer du communisme, qui est un humanisme pratique, qui fait abstraction d’un quelconque Dieu.

 

Yvon Quiniou, philosophe. Auteur en particulier de « Pour une approche critique de l’islam, H§O..

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