Le feu aux poudres

Comment peut-on continuer à laisser faire ce président et ses acolytes ? La France est en feu, mais ils ne trouvent de solutions immédiates que pour leurs intérêts.

Continuez donc de nous balancer votre fric à la figure, MM. Pinault, Arnault, Pouyanné (Total), avec vos dons pour la grande cause nationale qu’est désormais la restauration de Notre-Dame de Paris. C’est bien la moindre des choses, à défaut de le donner aux misérables, vous les déduirez de vos impôts et votre com’ ne s’en portera que mieux. Je ne sais pas si cela suffira, et je m’en fous, car vous rallongerez, si nécessaire.
Au passage, je m’étonne de tout cet argent trouvé en quelques heures par la Mairie de Paris : 50 millions ! La Région : 10 ! Quid des logements Mmes Hidalgo et Pécresse ? Quid des migrants sans-abri ? Pleurez si vous voulez, mais l’argent des contribuables ne doit pas servir à cela, les riches n’en ont pas besoin.

Aujourd’hui, l’incendie de la vente de l’aéroport de Toulouse-Blagnac est presque maîtrisé, et nous en connaissons l’auteur. Le même qui mentait sur les conditions de cette vente, a rallumé le feu avec ADP, la FDJ, Engie, etc. Non content des foyers de révoltes nés de ses brasiers alors qu’il était ministre de l’Économie, le président a ravivé les flammes dans tout le pays depuis deux ans. Il se plaît à nous faire patienter d’écouter ses « mesures » que plus personne n’attend, nous invitant au recueillement. Personne n’est dupe.

Le pyromane ne se satisfait jamais du résultat et là, l’occasion est trop belle. Un deuil national ! Qui aurait pu rêver mieux pour tenter de sauver l’allure des piètres mesures prévues, dont la presse se fait déjà l’écho. Mais le pyromane n’a pas compris que son petit jeu avait assez duré, qu’il est démasqué et qu’il va être arrêté.

Il a jusqu’à samedi prochain pour vivre le deuil de sa présidence, responsable de cette flambée orchestrée depuis les salons de l’Élysée.
Ainsi soit-il.

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