J’ai laissé passer le 21 avril!

Ca m’a fait tout drôle ce matin en me rendant compte qu’on était le 22 avril et que, pour la première fois depuis longtemps, j’avais laissé passer cette date sans y penser plus que ça. Et je me suis dit : eh ben ma vieille, si toi aussi t’oublies, on n’est pas rendus !

Vous vous rappelez ce traumatisme du dimanche 21 avril 2002, quand les urnes ont eu fini de nous renvoyer le résultat de l’élection et qu’on est tous descendus dans les rues, enfin presque tous. À Rennes, nous étions vraiment énormément, même si depuis Macron, on a vu mieux. Ce jour-là, on s’était dit que c’était juste une erreur de passage, qu’on rétablirait les choses rapidement et pas plus tard que le dimanche suivant, Chirac a eu ses 82%. Et on l’a payé très cher.

Presque vingt ans plus tard, regardez le désastre ! Croyant qu’il fallait tenir compte de toutes ces voix, venues du fin fond de la France qui n’a jamais vu un étranger ou des banlieues agitées où les révoltes grandissaient, les gouvernements successifs ont organisé l’impensable, l’ignoble qui nous guette aujourd’hui, à savoir le choléra au pouvoir. Allons-nous, une nouvelle fois, devoir choisir entre la peste et le choléra ? La contamination est rapide si l’on n’applique pas les gestes barrières, et peut-être est-il déjà trop tard.

Ce qu’il faudrait, c’est atteindre l’immunité collective contre tous ces gouvernants (car je vous rappelle que depuis, le FN/RN a entreposé ses déjections un peu partout). Il n’y a pas de vaccin contre ces maux, mais faudrait-il attendre d’être tous contaminés pour atteindre l’immunité ou pouvons-nous encore nous servir de nos anticorps ? C’est vrai qu’ils ont du boulot en ce moment, mais l’union faisant la force, regroupons tous nos anticorps, individuellement ou collectivement, pour faire barrage à tout ce que l’on nous prédit pour les prochaines élections.

Le vaccin, c’est nous !

Marseille, avril 2002 © Florian Launette Marseille, avril 2002 © Florian Launette

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