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Règne de la «Corbeille»: un regard historique

Extraordinaire hold-up d'une finance cagoulée, dont on aperçoit à peine les yeux cupides, pour faire main basse sur la démocratie! Et si l'on parlait, pour de vrai cette fois, d'effraction... car il s'agit bien d'une ingérence dans les affaires des Etats qui n'a rien de kouchnérienne!

Une croix très électorale

Le président de la République devrait (1) élever à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur un homme qui, voici 50 ans, a failli à son devoir de soldat de la République. Cinquante ans après le putsch des généraux et des colonels de l'armée d'Algérie –mais à six mois du premier tour de l'élections présidentielle–, le chef de l'Etat ne veut pas perdre une miette de cet électorat estampillé «rapatrié»

Une cohabitation en 2012?

A six mois du scrutin présidentiel, personne ne peut dire avec certitude qui l'emporterait en cas de duel entre Nicolas Sarkozy et François Hollande. Mais quel que soit le résultat en mai prochain, et depuis le basculement à gauche du Sénat, l'hypothèse d'un Parlement «vert-rose-rouge» en juin 2012 relève a minima du possible (1).

Le Sénat fait le premier pas

«Car si au dessus du gouvernement il y a le Sénat, au dessus du Sénat il y a la nation.» * Honneur à Victor Hugo et heureux présage pour mai 2012? Le suffrage universel indirect ayant bouté la majorité présidentielle –de peu, certes– de la gouvernance du Palais du Luxembourg, la nation peut rêver, en effet, en mai prochain, de surpasser le Sénat... et encore, avec plus d'assurance, d'imposer une totale alternance, à l'occasion des élections législatives de juin. (1)

Le courrier indésirable de Nicolas Sarkozy

On savait la représidentialisation de retour, après les années Fouquet's et celles des cliquetis dorés et des hochets... mais notre Constitution continuait de servir de dogme à la République. Une simple lettre diffusée le 26 juillet 2011 et adressée aux représentants de la nation change complètement la donne. La séparation des pouvoirs déjà malmenée depuis quatre ans vient de subir un coup de scalpel, comme jamais dans l'histoire de la Ve République... comme jamais dans l'histoire de nos institutions.

Les déchaînés

Ils sont deux aux extrêmes de l'insolence et pas très éloignés de la diffamation: le premier est professeur de médecine et député UMP, ayant, au demeurant, été membre fondateur de la «droite populaire» –même s'il s'en est éloigné depuis; le second est philosophe, comme bien d'autres, mais n'a pas écrit l'équivalent de la «Critique de la raison pure» ni «Les deux sources de la morale et de la religion»

Du Sénat en général... et de 2012 en particulier

Les cantonales passées, il faut bien continuer à jouer au jeu de l'oie... à condition bien sûr de ne jamais reculer! Or la prochaine échéance est en septembre 2011. Vraisemblablement avec plus d'assurance, au lendemain des cantonales, qu'au lendemain même des municipales de 2008, il est possible d'envisager une alternance politique au Sénat.

Les «primaires» socialistes sont-elles sorties des clous ?

L'idée était, au départ, brillante et même porteuse d'espérance : choisir un candidat commun à l'opposition de gauche face à l'éventuelle candidature du président de la République à la prochaine présidentielle.

Politique étrangère de la France : gribouille

Le président confond business et droits de l'Homme. L'affaire tunisienne et la situation en Egypte nous incitent à penser que les relations internationales sont au président de la République aussi étrangères que l'étaient à un certain moment l'économie et les relations financières à François Mitterrand. Mais au-delà de ce parallélisme, il convient de retenir que l'absence de visibilité et de clarté dans nos choix extérieurs entraîne une grande confusion quant à l'esprit de la Constitution.

L’éthique républicaine encore une fois malmenée

Les ministres et les préfets doivent respecter la Constitution! L'affaire des «policiers menteurs» –et du jugement du tribunal de Bobigny– conduit à plusieurs interrogations sur les rapports qu'entretiennent les autorités publiques avec la Justice, rendue, faut-il le rappeler, «au nom du peuple français».

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