Sam.
01
Nov

MEDIAPART

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La porteuse de vie


Dédé la coquille

 

 

Elle était le porte-parole de la mort, la dame qui nous apportait les avis de décès. Elle allait de porte en porte afin de distribuer ce petit rectangle de papier qui envoyait ad patres une pauvre âme en peine. Elle tenait lieu de la rubrique nécrologique qui fait encore le succès d'une presse locale dédiée aux chiens écrasés et aux défunts.

 

Le plateau de fruits de mer.


Promesse tenue.

 

Depuis le temps que nous l'évoquions, ce plat magnifique qui vous laisse les doigts embaumés et la bouches pâteuse, le voilà enfin qui sort de sa coquille en un lieu improbable. Nous allons nous retrouver à dix adultes, dans un espace aussi réduit qu'une chambre de bonne, proposée par un marchand de sommeil.

Mon petit grain de sel

De la terre à la mer

Comment voulez-vous qu'un garçon, né dans le grenier à sel de son village, ne soit pas sensible à la belle cité de Guérande, capitale autoproclamée des marais salants ? La beauté du site et la magnificence de la zone protégée, domaine des paludiers, ne peuvent que toucher le rêveur et l'esthète, tout comme le conteur, naturellement.

La côte sauvage …


Entre mer et légende.

 

La grande baie de La Baule propose sa litanie d'hôtels et d'appartements luxueux. La plage pour unique façade, des kilomètres de sable et des constructions qui se bousculent pour avoir l'imprenable vue sur la mer. L'homme a marqué son empreinte sur le paysage : une marque sans âme et sans histoire. Seul le prix du mètre carré mène la danse des promoteurs.

 

De bien lointains visiteurs ...


La piqûre de rappel …

 

 

Il était une fois un homme charmant qui aimait à recevoir ses amis. Ceux-ci venaient à lui, les uns à l'improviste et les autres en se perdant en chemin. Il lui était bien difficile de concilier ces deux manières de lui faire visite, d'autant qu'il aimait à mettre les petits plats dans les grands et les bouteilles sur la table …

 

Les enchanteurs du silence …


Les maraudeurs du jeudi


 

Les Maraudeurs seront en pérégrination ce soir. C'est devant la cathédrale que débutera leur tour des humains en marge de notre monde si douillet. Je souhaite les observer, prendre le pouls de cette magnifique initiative instiguée par des personnes si modestes qu'il n'est pas nécessaire de les nommer ici.

La fée ménagère.


Les limites du progrès.

 

Une fois n'est pas coutume, abandonnons les rives de la Loire pour nous enfoncer dans la Sologne mystérieuse. Il fut un temps où cet espace marécageux était le royaume des mystères, des brumes et des cérémonies magiques. Il est vrai que vivre alors dans cette région rude relevait de la volonté farouche d'affronter les difficultés et la misère.

 

La fille, épistolaire.


Derrière sa lucarne …

 

 

Elle se raconte, elle se dénude, elle se livre sans fausse modestie ni pudeur. Elle a découvert l'usage des mots , non pas ceux qu'elle pouvait dire mais ceux qui se couchent sur le papier, se donnent, dévoilent, mettent à nu. Écrire, la belle et grande aventure que voilà ! Elle ne s'en croyait pas capable et voici qu'elle se laisse prendre par cette étrange assuétude.

 

Les confidences de la porte d'à côté.

Séance de signature


 Je viens de vivre une curieuse expérience pour l'apprenti écriveur que je suis. Mes voisins tout proches m'ont convié chez eux afin que je dédicace ce livre que je n'avais pas osé leur proposer. Fausse pudeur ou bien discrétion louable ? J'avoue n'en rien savoir. Mon voisin m'intimide, lui qui est un fin lettré. Son épouse travaillait elle aussi autour du livre. Je ne me sentais pas de taille avec mon modeste fascicule …

 

Aller aux champignons …


L'aventure au coin du bois

 

Il y a bien des manières d'aller aux champignons. Je sais ceux qui détiennent secrètement un coin, qui s'y rendent en brouillant les pistes, qui connaissent tout de la forêt et n'y vont qu'à coup sûr. Ceux-là sont des ramasseurs redoutables, organisés, méticuleux. Ils ont du temps libre, la possibilité d'arpenter les bois aux premières heures du jour. Ils sont désespérants d'efficacité et, si peu partageux, que je les laisse à leurs paniers recouverts d'un journal pour ne rien laisser paraître aux malheureux de mon espèce.

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