Jeu.
02
Jui

MEDIAPART

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Sacré farceur.


Un tour pendable …

 

Monsieur Jean, nous l'appellerons ainsi, n'est jamais avare d'anecdotes. Quand il se met à narrer ses aventures, ses farces et ses souvenirs, je me demande vraiment si ce n'est pas lui le conteur. Il est intarissable, drôle aussi avec cette expression gourmande qui passe par-dessus ses lunettes, ce doigt pointé qui marque la cadence et enfonce le clou de ses innombrables espiègleries.

 

Chaud devant !

Ça fait froid dans le dos …

 Canicule ! Le mot évoque invariablement des souvenirs de cet été torride où les personnes âgées, les malades et les oubliés sont tombés comme des mouches. Les autres cherchaient vainement le sommeil dans des maisons surchauffées. La nuit n'apportait pas le moindre répit qui eût permis de trouver un peu de p

 

L'envers du pécore


Bon débarras.

 

Vu que nul responsable ne se paiera le culot de composer un panégyrique pour honorer mon départ à la retraite, que je ne trouverai personne au verbe suffisamment haut pour rendre hommage à ce triste individu qui tire son irrévérence, me voici bien obligé de me servir à moi-même ce que quiconque jamais ne m'offrira. Il est dorénavant nécessaire de reconnaître que j'ai tout fait pour décourager les candidats et, qu'en maintes occasions, j'ai si bien savonné la planche que bien peu songeraient à venir s'aventurer sur mon territoire.

 

Blog à part.


La part du diable … ou la bouteille à l'encre

 

Côtoyer un blogueur n'est pas une sinécure. Il faut prendre en considération la part frictionnelle qui ne manque pas de se glisser dans son travail d'écriture. À moins que ce ne soit un être futile qui expose à qui veut bien s'y intéresser, ses frasques, sa vie privée, ses activités festives, sa famille et ses enfants, l'écriveur de la toile a d'autres prétentions qui ne sont pas sans risque.

 

La belle meunière.


Sur les bords de l'Allier …

 

Il était une fois au bord de la rivière Allier une meunière si belle que les paysans d'alentour venaient moudre leur grain chez son mari pour le seul plaisir des yeux. Cela se déroulait à Yzeure en ces temps lointains où le comte d'Archambault tenait petite féodalité. Nous sommes au dixième siècle, époque où, si les mœurs étaient plus courtoises, il ne fallait pourtant pas plaisanter avec les liens sacrés du mariage.

Fable de la rumeur

Les chiens et le berger.

 

 

Au bord de l'eau vivait un homme

Simple gardien de ses moutons

Un humble berger en somme

Loin de la ville et ses tensions

 

Sur la rive, du matin au soir

Il sculptait des personnages

Sur des bois flottés de Loire

Pour les enfants du voisinage

 

Ils aimaient à le regarder

Lui donnaient de tendres sourires

De tous, il était respecté

Gentil berger aimant à rire

 

Quand soudain l'orage éclata

Pour les adultes de ce bourg

Il ne fallait pas qu'on aimât

Celui qui vit à rebours

 

Points de vue inconciliables ?

Fictif-reportage

Le lecteur sera informé ...



Voici un échange qui n'a sans doute jamais existé, une simple illusion fictive, un improbable instant d'égarement. Les moulins à vent rencontrent rarement les preux chevaliers de la plume informative et si par extraordinaire, cela se pouvait, ils ne parlent pas la même langue, l'échange tournant plus court que ces fières ailes adossées à notre vent de galerne. Alors, amusons nous simplement à mesurer ce qui les sépare et qui sera toujours un abîme de perplexité !Toute ressemblance avec des personnages réels ne serait naturellement qu'une malencontreuse coïncidence ...


Le terrain vague de nos souvenirs


Quand les lecteurs se souviennent des terrains vagues.

 

Commentaires après ce billet :

 

Joseph

Une belle évocation des terrains vagues, terrains d'aventures fantastiques. Il fut un temps où les enfants citadins avaient presque les mêmes espaces que les ruraux.

Petit banlieusard, j'habitais Bagneux. En haut sur le coteau, entre les derniers immeubles et l'usine Thomson d'alors, des arbres, des trous, une jungle. En bas, en face du square Barbançon, en face de mon HLM, un petit terrain vague, ou nous faisions du vélocross avant que cela n'existe ; on plantait nos noyaux de cerise ou de pêche - jamais eu d'arbres- on faisait des expériences avec de pauvres bébêtes de passage, des bagarres de cailloux, puis  nos premiers pas, empruntés de timidité, avec les filles... Suis passé il y a quelque temps : béton partout, pas un brin d'herbe. On vieillit vite, c'est terrible !

La coterie d'ici ..


La forteresse de la tradition

 

 

Orléans, ville séculaire, engoncée à jamais dans le culte de son héroïne, verrouillée par une tradition qui s'impose à tous comme le sésame pour être de cette ville. Les bûchers continuent de se dresser ici où ils furent à l'honneur dès 1022. La tradition a du bon quand il s'agit de repousser ceux qui n'adhèrent pas, qui parlent d'une voix discordante, qui vont sur d'autres chemins et, pire encore, qui viennent d'ailleurs …

 

Ma peau de chagrin scolaire.


La fin des haricots.

 

Depuis bien des années, je suis choqué et fâché de la tournure que ne cesse de prendre la fin de l'année scolaire. Un écheveau qui se déroule à des rythmes différents en fonction des lieux et des établissements, une bobine qui se dévide en fonction de la tête du client, quand ce ne sont pas des messages subliminaux sous-entendant aux élèves que leur présence n'est plus indispensable.

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