Dans les nouvelles de la semaine: la Sécu de Paris a ghetthoïsé l'accès à l'aide médicale des étrangers en séjour irrégulier; toujours à Paris, l'accueil la réception des demandeurs d'asile se carcéralise; mais, dans le Nord, la pression citoyenne a convaincu le préfet de ne plus refuser un titre de séjour à un étudiant en hôtellerie, qui en conclut: ”sachez que les choses peuvent bouger aussi pour vous”.
Nouvel épisode de la grande offensive d'hiver contre les migrants, mais aussi contre leurs amis d'ici. Dans le Pas de Calais, un camp de migrants inoccupé vient d'être détruit sur ordre préfectoral. Leurs occupants avaient été mis à l'abri des intempéries de toute espèce par la commune de Norrent-Frontes et ses habitants.
Dans la panoplie des mesures d'oppression contre les étrangers qui vivent en France sans titre de séjour, voici la persécution des amoureux trop myopes pour avoir vu au premier coup d'oeil que celui-là, celle-là, il/elle a, écrit sur le front, « Arrière! Interdit! »
En exclusivité, ''on'' nous explique comment l'expulsion de près de 33000 étrangers jugés indésirables ne coûte presque rien à l'Etat. En exceptant la construction de centres de rétention administrative de haute sécurité – mais ce sont des investissements à long terme, comme les centrales nucléaires.
Ce jeune chinois vivait en France depuis dix ans. Il avait fini de rembourser le passeur qui l'avait amené ici à 18 ans. Il avait fondé une famille, deux enfants sont nés. Avec leurs deux machines à coudre dans leur logement de 25 m2, le couple commençait à entrevoir la régularisation, une vie normale de dur travail et un avenir pour leurs enfants. Il vient d'être renvoyé en Chine, 13 heures avant la fin légale de sa rétention de 45 jours.
S'entourant de barrages contre les humains venus d'ailleurs, l'Europe va-t-elle parvenir à s'assécher, comme l'ex-Mer d'Aral, vidée de vie par la multiplication des barrages sur les fleuves qui l'alimentaient, comme les migrants apportent leur énergie?
La Loi est dure aux étrangers, mais il y a des variantes personnalisées: expulsions sans contrôle aussi bien en métropole qu'en Guyane, droits sociaux des travailleurs bafoués, diplômés du Supérieur interdits d'embauche - ou peut-être pas. Au total, une loi plus adaptable et versatile qu'universelle.
A Mayotte, 101ème département français depuis mars 2011, le droit des gens peut être assez éloigné de ce que l'on connaît en métropole. Le sort fait aux étrangers en particulier, bien sûr. Quant aux fonctionnaires, le droit d'y rester en poste dépend du Préfet. Gare à eux s'ils se mêlent de défendre les opprimés et les persécutés!
Fin d'année terrible pour les travailleurs étrangers et les demandeurs d'asile de la bonne ville de Tours. Titres de séjour non renouvelés après des années d'installation, demandeurs d'asile à la rue pistés par la maréchaussée, tentatives d'expulsion à répétition se succèdent.