Ven.
24
Mai

MEDIAPART

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La saison des coupures de courant est ouverte

Ca clignote, au Caire. Dans les immeubles, où l'électricité s'évapore des fils comme sous l'effet de la chaleur à venir, et dans les voitures, où l'icône en forme de pompe passe du vert au rouge. Tic, tac.

25 raisons d'espérer pour l'Egypte

C'est un jeu qu'on fait à l'ambassade, dit le Monsieur de l'Ambassade. J'écris sur le tableau « Une raison d'espérer » et l'équipe doit trouver des idées. Ça a l'air simple, mais ça ne l'est pas, vous allez voir.

Le western sur la colline

C'est le rodéo du jour, un western d'une après-midi. Au sommet d'une colline surplombant la mégalopole, une maison blanche entourée de camions bleus-marine attend qu'on lui jette des pierres.

Le désert sans sépulture

Abdo vit au bord du désert. Au bord d'un lac aussi. «Encore un garçon mort à Port Saïd», annonce t-il en secouant la tête. Sourcils touffus et cheveux frisés accentuent son geste. «Port Saïd..., commence t-il. J'y ai vécu trois ans. J'ai connu la ville quand ils commençaient tout juste à la pourrir avec le fric». 

Le meilleur danseur d'Alep

C'est une valse où les hommes tombent

Et pas par ordre de grandeur -

Débutants au combat, guerriers en civil

 

C'est une valse impitoyable

Tous les murs ne sont pas en brique

C'est un vendredi soir au Caire où l'on essaiera savamment, et en vain, d'abolir des barrières culturelles.

Le Caire est une fiction

Comme dans le Mexique de Roberto Bolano, des femmes sont violées et battues

Comme dans un film des frères Coen, on retrouve des hommes nus dans le désert

Comme dans un alexandrin de Victor Hugo, des villes font sécession

Nous les vivants

Des mains brunes et viriles portent un rectangle de bois au dessus d'une foule. Il est midi sur Tahrir et comme tous les jours depuis quelques temps, c'est un corps à l'horizontale dans une boîte qui rassemble.

Un anniversaire et 46 enterrements

Ce dimanche, à Port Saïd, on enterre les morts dans la fumée des gaz lacrymogènes. Comme dans Antigone, on tue sur les tombes, on meurt pour des histoires de sépulture.

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