Modèle de sociale démocratie pendant des décennies, l'Allemagne a connu depuis 10 ans une transformation importante de sa protection sociale et de ses services publics. Ainsi dans un de ses Lands les plus prospères, celui de Hesse (taux de chômage 5,9 % , PIB de 37 060 euros par habitant), un centre hospitalier universitaire a connu une expérience de privatisation dont on mesure aujourd'hui les résultats.
C’est le printemps, les publications fleurissent. Des livres grands publics et des articles scientifiques apportent des éléments sur la dégradation de l’höpital.
C’est le printemps, les publications fleurissent. Des livres grands publics et des articles scientifiques apportent des éléments sur la dégradation de l’höpital.
Pour alerter la population et mobiliser les élus, l'association Sauvons notre Hopital Public lance maintenant une votation citoyenne. En Allemagne, la mobilisation des habitants d'Osnabrück (Basse-Saxe, 163.000 habitants) a permis de s'opposer à la vente de leur hôpital...votez nombreux à Corbeil !
8h30, entrée du pavillon : trois vigiles, trois pompiers, un infirmier, un malade...et un médecin qui arrive (pas encore en blouse).
L’hôpital public va mal, vraiment mal. Son personnel le sait, le vit au quotidien. Poussés au rendement, pardon, à l’efficience, les soignants ressentent chaque jour un peu plus la dégradation de leur environnement : sentiment de moins bien soigner, de course pour éviter les catastrophes. Cette dégradation des conditions de travail, mais aussi de la qualité du travail fourni, démotive.
C'est écrit dans le rapport sur les comptes de la sécurité sociale 2011 : en France, on est loin de l'objectif de l'article 25 de la déclaration universelle des droits de l'homme («Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment… les soins médicaux»). En 2008, 15,4 % de la population adulte avait dû renoncer aux soin.
La saignée semble se poursuivre sans relâche dans les hopitaux publics : ainsi à l’APHP, une note interne confidentielle de la DRH, passée aux mains des syndicats de personnels, annonce encore 3000 suppressions d’emplois jusqu’en 2014.
Le contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens (CPOM) conclut avecl’Agence de