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Clément, 5 ans, ni oubli, ni pardon

Du 1er au 3 juin, un « week-end antifasciste de lutte et d’hommage » était organisé à la mémoire de Clément Méric, militant de Solidaires étudiant.es et de l’Action antifasciste tombé sous les coups de nervis d’extrême droite il y a 5 ans. Le Samedi 2 juin, une manifestation s’est élancée de la Place Gambetta à Paris pour rejoindre à République celle dénonçant la loi Asile-immigration.
  1. Le texte d’appel à ce week-end antifasciste, signé par plus d’une dizaine d’organisations, le rappelait : « La mémoire de Clément et ses combats sont intimement liés et nous voulons les faire vivre, les faire connaître »Grève des cheminot.es, mobilisationdans les universités, résistance à la loi Asile-immigration, lutte contre les crimes et les violences policières… autant de fronts sur lesquels il s’agit de « ne pas baisser les yeux », mais de continuer à tisser nos solidarités.

  2. Dense et dynamique, le cortège a rassemblé près d’un millier de manifestant.es. Bannières, drapeaux et slogans antifascistes dominaient. Un cortège de la Marche des solidarités et de travailleurs et travailleuses sans-papiers défilait, matérialisant la convergence avec la manifestation de République. L’Union syndicale Solidaires était également bien représentée.

  3. Cette année, la marche donnait toute leur place aux « mères d’antifascistes italiens, espagnols, grecs, français tués ou emprisonnés » qui ont pris la parole au départ. Sur cette banderole d’un des collectifs de mères italiennes « pour la liberté de la dissidence », une citation d’Hélène Keller : « seul.es nous pouvons faire si peu, ensemble, nous pouvons faire tellement ». Étaient aussi présents plusieurs collectifs contre les violences policières, dont le Collectif Vies volées et le Comité Adama, qui sont intervenus.

  4. C’était aussi une marche marquée par l’internationalisme : drapeaux palestiniens, kurdes, basques, irlandais étaient visibles. Et à la mémoire de Clément Méric, sont liées celles des autres antifascistes tués dans le monde. Ici, Carlos Palominiopoignardé le 11 novembre 2007 à Madrid par un néo-nazi.

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