Le Temps des Cerises n° 4

Le masque obligatoire depuis lundi a provoqué toute une série de « débats » sur le coût qu’il représente pour les plus modestes d’entre nous… Mais les « experts », qu'ils soient pour ou contre la gratuité, savent-ils qu’en fait les masques on les réutilise sans arrêt parce que justement on n’a plus les moyens de fournir ? Et oui… On vit dans un autre monde !

  

Taulard ! En prison, tu restes un Gilet Jaune !

 

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    Bon j’aurais pu prendre n’importe quelle information de ces derniers jours… La répression qui touche les salarié-es qui se battent… ou qui font tout simplement leur travail, les plans sociaux qui se bousculent ou les grèves et manifestations qui agitent tout le pays mais qui ne trouvent pas encore de dénominateurs communs. Il y aurait  pourtant une certaine urgence à centraliser toutes ces batailles, aussi petites soient-elles. Je reste persuadé qu’une coordination nationale des usines et sites de production touchés par les « plan antisociaux » devrait être une priorité militante. Si aucune direction syndicale ne désire s’y coller réellement, c’est-à-dire dans la pratique, le mouvement peut partir de sites ou de localités qui peuvent trouver les ressources militantes, internes, ouvrières à cette organisation… 

      Non, en fait, je vais dédier ce « Temps des cerises » à un taulard, Roland Veuillet, l’une des figures des Gilets Jaunes du Gard. Il est actuellement en détention provisoire à la maison d’arrêt de Nîmes (Vous pouvez aussi en profiter pour relire Foucault « Surveiller et Punir ») en attente de son procès suite à une manifestation « où il ne devait pas participer pour cause de contrôle judiciaire ». Il a donc justement organisé une manifestation, en prison, refusant de réintégrer sa cellule avec quarante autres détenus pour dénoncer « les conditions déplorables de détention des prisonniers à la maison d’arrêt de Nîmes. » (Info Actu penit.com). Je ne connais pas Roland, mais ce qui est sûr, c’est qu’il renoue avec un activisme militant, souvent oublié, qui pourrait être résumé par le slogan des années 70 : « Soldat sous l’uniforme tu restes un travailleur ». Cela voulait dire que concrètement, quel qu’était l’endroit où tu vivais (armée, entreprise, école), tu devais envisager de continuer la lutte et de faire valoir les droits de celles ou ceux qui t’accompagnaient... quoi qu'il en coûte !

      Et puis ! J’avoue une certaine tendresse pour le Gard, où je participais, dans des lieux improbables, aux balbutiements du mouvement chômeur bien avant la naissance d’AC, dans les années 1980, représentant à l’époque « les Jeunes contre la Galère » de Tours, mouvement de jeunes des foyers, de routards, de clochards et de prostituées de la capitale tourangelle.

       Tout cela valait bien un salut amical pour Roland… et pour le Gard !

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        Vous avez également sûrement entendu parler de ce salarié, licencié, pour défaut de masque dans son entreprise… Et bien un inspecteur du travail, Anthony vient, lui, d’être mis à pied à titre conservatoire. (cela veut dire qu'il conserve son salaire pendant l’enquête mais qu'il est banni de son lieu de travail). D’après l’article de L’Humanité du 21 juillet, il aurait « exigé d’une association d’aide à domicile qu’elle mette en oeuvre, en pleine crise du Covid, des mesures de prévention que sa hiérarchie a trouvé excessives". Le conseil de discipline d’Anthony se tenait ce 21 juillet.

A Melle (Deux-Sèvres), même mobilisation (SUD, SNES, FO et CGT 79) en soutien à trois enseignant-es suspendu-es du lycée Joseph-Desfontaines qui s’étaient mobilisé-es contre les E3C et la réforme du bac. Le rassemblement devant le rectorat de Poitiers a réuni 200 personnes le 16 juillet. L’intersyndicale annonce le dépôt d’un préavis de grève à compter du 31 août. (Article Ouest-France). Dans un communiqué du 9 juillet, Sud Education dénonce « l’acharnement de l’administration » qui a prolongé la suspension des trois enseignant-es. Le syndicat explique que « l’administration multiplie les accusations aussi graves que saugrenues, telles qu’une prétendue « incitation à l’émeute ». (voir communiqué Facebook Sud Education

Comme visiblement nous sommes passés dans la « semaine de la répression », il y avait ce 20 juillet, un autre rassemblement à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) en soutien à un salarié (Alexandre) de la RATP (par ailleurs membre de la CGT RATP), menacé de sanctions pour avoir bloqué un dépôt de bus pendant la grève contre la réforme des retraites. (Article RTL). Communiqué et information sur le site CGT-Ratp. (Article Le Parisien)

 © @CGT RATP © @CGT RATP

Les Nokia, eux, ne désarment pas. Ils étaient appelés à un rassemblement ce mercredi 22 juillet à Nozay (Essonne) et jeudi 23 juillet pour celles et ceux de Lannion (Côte d’Armor). Un CSE devait se tenir ce mercredi… 402 suppressions d’emplois sont toujours dans la balance. (Article Ouest-France). A Hambach (Moselle), les salarié-es de SMART ne désarment pas non plus. Ils et elles sont appelé-es à manifester ce vendredi 24 juillet. L’intersyndicale (CGT, FO, CFE-CGC, CFDT et CFTC) appelle « l’ensemble des salarié-es, leurs familles et leurs proches, la population de la circonscription, ainsi que les élu-es de tout bord, à unir leurs forces et à exiger solidairement le maintien des emplois industriels sur le site ». (Article BFM Eco). Même chose pour les salarié-es d’Air France qui veulent faire entendre leur voix le 30 juillet prochain à Bordeaux (Gironde) contre la suppression de la ligne Bordeaux-Orly (Article Sud-Ouest). Une autre manifestation est prévue le même jour à Nantes (Article Air Journal)

En Guyane c’est une manifestation pour plus de moyens en matière de santé qui a eu lieu ce mardi 21 juillet devant la Préfecture, à Cayenne. (Article Ouest-France). Manifestation à l’appel de l’UTG (Union des Travailleurs Guyanais), du Parti Socialiste guyanais (PSG) et de l’association Trop Violans.

En Essonne, la CGT appelle ce jeudi 23 juillet à un rassemblement devant le siège social du Groupe CGC (où se tient un CSE) de Massy où 80 à 100 postes pourraient être supprimés sur un total de 370. La centrale syndicale rappelle les 830 suppressions de Nokia, les 800 de Renault Lardy, les 250 de Safran…

Sauve qui peut !

La crise du COVID alimente tout un flot de réorganisations dans les usines ou les sites de production. A l’image de Peugeot Sochaux où l’équipe de nuit va dorénavant travailler un dimanche sur quatre. Mise en place d’un « créneau de flexibilité » baptisé « overtime » grâce (enfin grâce, je suis pas sûr !) auquel les salariés pourront faire jusqu’à 37 minutes supplémentaires (à la demande de la direction si j’ai bien compris). L’accord permettant cette généralisation de la flexibilité a été signé par FO et CFDT. La CGT a refusé de signer. (Lire l’article très complet sur Troi3)

Dans le Cher, et notamment à Saint-Florent-Sur-Cher, 101 postes vont bientôt être supprimés chez Comatelec et 72 chez Rosières. Du coup et l’initiative est intéressante parce qu’elle associe habitants et élus concernés, la CGT a créé un collectif « Le Bassin d’emploi de Saint-Florent-sur-Chef doit vivre ». Une manifestation est annoncée pour ce samedi 25 juillet. Cette volonté d’anticiper les mauvais coups et de créer les conditions d’une coordination locale des salarié-es, des habitant-es et des commerçant-es de Saint-Florent est bien une excellente idée ! (Article France Bleu)

International

Etats-Unis : Journée nationale de grève ce lundi 20 juillet en solidarité avec le mouvement Black Lives Matter. Selon Courrier International « le mouvement a rassemblé des dizaines de milliers de travailleurs dans plus de 200 villes américaines ». Le Washington Post rapporte que "le mot d’ordre a été bien suivi à la fois par les plus grosses organisations syndicales du pays mais aussi localement dans de nombreux secteurs comme les fast-foods… ». Ce lien direct entre le mouvement Black Lives Matter et le monde du travail est évidemment un signe des évolutions en oeuvre aux USA, mais pas seulement. 

Israël : départ en grève ce lundi 20 juillet des infirmier-es de tout le pays en raison du manque de personnel. Les travailleurs sociaux sont également en grève (Article The Times of Israël). Les manifestations anti-Netanyahu continuent également de plus belle !

Politique et Mouvement Social

Annonce par Laurent Joffrin, ex directeur de Libération, de la création d’un mouvement « Les Engagés » pour « relancer le réformisme de gauche en France ». Je le mets là comme une pierre dans le jardin du mouvement social… Il faudra lire le contenu des propositions avant de juger de l’initiative, à moins que d’ici quelques semaines personne ne sache plus où est passée cette diablesse de pierre dans le jardin… Notons tout de même quelques titres de la presse qui, visiblement a décidé de jeter la pierre au fond du puit. D’ici à ce que le mouvement devienne « Les Dégagés »… moi je dis ça, je dis rien !

- Marianne : Nécromancie (ohhh… ndlr) : pour sauver la gauche, Laurent Joffrin veut ressusciter la social-démocratie

- Le Monde Diplomatique : Le « Truc » politique

- Le Blog de Mediapart : Joffrin, incapable de créer du neuf !

- Libération : Laurent Joffrin, à gauche en sortant de l’ascenseur

Syndicats et Mouvement Social

 © @ Sud Rail © @ Sud Rail
Eric, 53 ans, syndicaliste à Sud Rail vient d’être licencié par la SNCF et cela contre l’avis de l’Inspection du Travail. Eric était délégué syndical d’établissement et membre de la commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT). Il était donc normalement protégé par son mandat avec l’obligation pour la SNCF d’en référer à l’Inspection du travail pour son licenciement envisagé. La décision est donc politique puisqu’au final c’est le ministère du travail qui a donné son accord. Sud Rail rappelle ainsi que l’an dernier, la sanction de licenciement avait été « contestée par tous les membres du jury du conseil de discipline, rejetée par tous les membres du CSE, rejetée donc par l’inspection du travail ». (Article Ouest-France)

Un communiqué de presse de Sud Rail Paris Saint-Lazare est consultable sur la page facebook du syndicat : « La ministre du travail et les patrons de la SNCF ont décidé de liquider un militant syndical en le radiant des cadres ». 

Culture populaire !

- Greenpeace publie sur son site, en accès libre, une Bande Dessinée : « Soja déracine et des ailes » ou « comment les forêts brésiliennes se font plumer par nos poulets ». (Accès à la Bande Dessinée en ligne). Présentation par l’équipe de Greenpeace :

 © © Simon Lambert / Greenpeace © © Simon Lambert / Greenpeace

« Aujourd’hui, l’Europe surproduit et surconsomme de la viande et des produits laitiers. Sur notre continent, les élevages sont de moins en moins nombreux mais de plus en plus vastes et industrialisés. Pour tout comprendre à ce problème, nous vous proposons de le découvrir en BD ! Cette industrialisation de notre élevage est lourde de conséquences. En effet, elle va de paire avec la hausse de la production du soja en Amérique du Sud. L’UE importe ainsi environ 33 millions de tonnes de soja chaque année, majoritairement en provenance d’Amérique du Sud. Or 87% du soja utilisé en Europe est destiné à l’alimentation animale. La culture intensive du soja, poussée par l'industrialisation de notre agriculture, alimente directement nos élevages. Cette culture s’effectue au détriment de l’environnement, du climat, des droits humains, des autochtones et de la santé des Sud-Américains et Sud-Américaines.

Nous vous proposons d’explorer cette face méconnue de l’élevage industriel en BD »

Vous pouvez aussi consulter toutes les autres informations de Greenpeace sur leur site.

- France Culture vous propose un podcast (1h49) sur « Karl Marx à l’heure des révolutions » présenté ainsi : 1848. La révolte gronde dans toute l'Europe. Marx vit à l’heure des révolutions sans pour autant monter sur les barricades. Entre Paris, Bruxelles et Cologne, la police à ses trousses, il écrit avec pour seule arme la force de ses mots. Une série documentaire de C. Lecerf, réalisée par F. Lilin….

Vous pouvez étendre votre soif de culture marxiste en écoutant tous les autres podcast consacrés à K. Marx (C’est ici !)

Résumé

Lundi 20 juillet

- Grève nationale des employés de Castorama en protestation d’une renégociation de l’accord concernant les primes. Le mouvement est soutenu par CFTC, FO, CFE-CGC, CGT et CFDT. D’après le représentant de la CFTC à Nîmes, très forte mobilisation du personnel : « En 32 ans de boîte, je n’ai jamais vu ça » (Article Midi-Libre). La grève était également signalée à Bron, Dardilly, Givors et Rillieux-la-Pape (Rhône) (Article Lyon Mag), Perpignan (Pyrénnées Orientales) (Article L’indépendant), Agen (Lot-et-Garonne) (Article Le Petit Bleu), Lattes (Hérault) (Article Gazette live de Montpellier), Nîmes (Gard) (Article France Bleu), Fleury sur Orne (Calvados) (Article Ouest-France), Niort (Deux-Sèvres) (Article La Nouvelle République)

L’intersyndicale appelle à reprendre la grève ce mercredi 22 juillet. (Article La Voix du Nord)

- Roubaix (Nord) : Grève et manifestation de salarié-es de Camaïeu (appel CGT-FO-CFDT). Objectif : « obtenir des garanties sociales avant l’examen vendredi par la justice de sept offres de reprises ». (Article BFM TV). Sur sa page Facebook, la CGT Camaïeu affirme que « la grève a été suivie par plus de 98 % du personnel de l’entrepôt, mais également par des salarié-es des services centraux, des salarié-es des magasins."  La grève est reconduite pour le mardi 21 juillet. (Voir le Zoom en fin d'article)

- Cahors (Lot) : Gréve des salarié-es (appel Intersyndicale CGT-FO-CFDT-CGC) de la MAEC contre un plan de licenciement (PSE) qui toucherait 83 salarié-es (plus de 20 % de l’effectif total). Délégation en masse (Article La Dépêche) et occupation du site de l’entreprise (France 3 Occitanie)

Mardi 21 juillet

- Albert (Somme) : Appel à la grève (entre 11H00 et 14h00) des salariés du sous-traitant aéronautique SIMRA (par la CGT). Grève reconduite pour mercredi 22 juillet. Motif : suppression de postes parmi les 170 salarié-es par une procédure de « rupture conventionnelle collective ». (Article France Bleu)

- Monclar-de-Quercy (Tarn-et-Garonne) : le personnel de l’Ehpad « des trois lacs » est en grève et réclament la démission du directeur de la maison de retraite (Article France 3 Occitanie).

Mercredi 22 juillet

- Le Canet (Alpes-Maritime) : Comme prévu lundi, la grève reprend chez les Castorama comme ici dans les Alpes-Maritime (Article Nice Matin) mais aussi à Lattes (Hérault) (Article Gazette live Montpellier)

Zoom

Communiqué du 10 juillet 2020 - CGT Camaïeu (Page Facebook)

 © @ CGT Camaïeux © @ CGT Camaïeux
Le Président de CAMAIEU en Campagne !

Ayant de la concurrence face à une offre préservant l’emploi de plus de 2700 salariés et de plus de 500 magasins et ayant les moyens financiers d’assurer la pérennité de l’emploi et de l’entreprise CAMAIEU, le Président de CAMAIEU représentant d’anciens actionnaires et le Président du Directoire décide de mener campagne, allant à la rencontre des salariés du siège et des magasins.

La CGT ayant de l’expérience dans le cadre des élections professionnelles, nous lui conseillons de parler aux salariés des différentes dispositions, choix, erreurs, stratégie, dépenses, etc.,… qu’on prise depuis plusieurs années les actionnaires et les différents dirigeants qui se sont succédés.

Monsieur le Président et si vous nous parliez :

Des fermetures de magasins depuis plusieurs années (plan social déguisé), de l’utilisation abusive des clauses de mobilités pour licenciés des salariés, du turnover, du manque d’effectifs, des baisses des budgets d’heures, des licenciements abusifs, la politique des bas salaires, etc…

Passons aux choses sérieuses, pourriez vous également nous parlez, de l’augmentation de la redevance de la SAS CAMAIEU International versé à la Financière BRAME, pour parler simple, le CODIR ou le Comité de Direction, une augmentation de deux millions d’euros (4,5 millions d’euros à 6,5 millions d’euros), mais également de l’appartement de fonction sur paris qui à servi à plusieurs cadres dirigeants, des voitures en lising, des frais divers, d’une erreur de virement de plus d’environ 500 000 euros, de certains salaires qui ferait pâlir de jalousie certains cadres de multinationales, décidément nous n’avons rien compris !, ils nous semblent avoir entendus lors de votre présentation du Business plan, la présentation d’un plan d’économie de plus de 20 millions d’euros, vous parliez sans doute de la SAS CAMAIEU International (les salariés) et pas de la Financière Brame (le CODIR), les milliers d’euros de subventions des œuvres sociales que la Direction n’a pas versée au comité d’entreprise et au CSE, l’argent des salariés qui permet notamment d’attribués des cartes cadeaux ou des chèques vacances.

Mais quel sont leurs véritables projet ? la fermeture de plus 260 magasins en France et la fermeture de tous les magasins à l’international, le licenciement de plus de 1100 salariés, la délocalisation de la logistique et des services centraux,  la suppression des organisations syndicales, un nouvel endettement de 45 millions d’euros, la suppression de contrats de prestataires et de fournisseurs et donc de nouveaux licenciements      

Quel sont vos intérêts et celles de vos amis ?, certainement pas celui des salariés, toutefois, nous vous souhaitons bonne chance, comprenant votre inquiétude et nous faisons preuve de bonne foi, nous vous proposons un débat avec un des représentants de la CGT camaïeu devant les salariés du siège de ROUBAIX, vous en remerciant par avance..

Coup de main...

Je vous rappelle que vous pouvez me transmettre documents d’analyse, compte-rendu de réunions, de grèves, d’assemblée générale, perspectives politiques ou sociales, correction de l’actualité journalistique reportée ici, rendez-vous, enfin tout ce qui permet de faire vivre et d’expliquer tout mouvement social. Merci d’accompagner vos documents d’une autorisation de publication (sur le mail avec les docs). Je précise que je ne fais partie d'aucune organisation, association ou syndicat. 

le mail de contact : mouv.social.visible@gmail.com

 

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