Union Européenne : le bal des faux-culs est ouvert

Le ton est donné pour la future campagne des européennes, Emmanuel Macron et Angela Merkel vont défendre une solution «progressiste et efficace» contre les solutions «simplistes et inefficaces» prônées par les fascistes, nationalistes, populistes de tous genres. Et le matraquage médiatique commence même sur Médiapart : Un nouvel autoritarisme : la nébuleuse nationale-populiste en France.

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Le ton est donné pour la future campagne des européennes, Emmanuel Macron et Angela Merkel vont défendre une solution «progressiste et efficace» contre les solutions «simplistes et inefficaces» prônées par les fascistes, nationalistes, populistes de tous genres. Et le matraquage médiatique commence même sur Médiapart : Un nouvel autoritarisme : la nébuleuse nationale-populiste en France.

Les mêmes médias qui, pour faire la promo de leurs politiciens "plus d'Europe", vont nous rejouer leur ritournelle : « centres gauche et droit » (eux) contre « les extrêmes » (le reste du monde), « qui ne saute pas avec l'UE est fasciste, populiste, nationaliste ». Les mêmes qui, depuis le début des années 80, s'emploient à dédiaboliser le FN et qui leur servent la soupe du matin au soir tout en se posant en "rempart".

Il y a près de 20 ans Pierre Bourdieu avait parfaitement décrit la situation, "Pour un mouvement social européen" - Monde diplomatique" de juin 1999 - : "Il n’est pas facile, quand on parle d’Europe, d’être tout simplement entendu. Le champ journalistique, qui filtre, intercepte et interprète tous les propos publics selon sa logique la plus typique, celle du « pour » et du « contre » et du « tout ou rien », tente d’imposer à tous le choix débile qui s’impose à lui : être « pour » l’Europe, c’est-à-dire progressiste, ouvert, moderne, libéral ; ou ne pas l’être, et se condamner ainsi à l’archaïsme, au passéisme, au poujadisme, au lepénisme, voire à l’antisémitisme... Comme s’il n’y avait pas d’autre option légitime que l’adhésion inconditionnelle à l’Europe telle qu’elle est et se prépare à être, c’est-à-dire réduite à une banque et une monnaie unique, et soumise à l’empire de la concurrence sans limites…

MACRON DIT OUI À TOUT CE QUE MERKEL DEMANDE

Le vendredi 7 septembre 2018, Jean-Luc Mélenchon était l'invité d'Éric Brunet en duplex depuis Marseille alors qu'Angela Merkel et Emmanuel Macron se rencontraient le jour même dans la cité phocéenne. Il a dénoncé la politique migratoire du président de la République et le fait que la Méditerranée était devenue «un cimetière» et il a appelé à ce que des solutions raisonnées soient adoptées pour permettre aux gens de vivre dans leur pays alors que le changement climatique va occasionner de nouvelles migrations.

MACRON DIT OUI À TOUT CE QUE MERKEL DEMANDE © JEAN-LUC MÉLENCHON

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