Vincennes ou l’hippodrome des Dai pipés.

La pire frustration du parieur, c’est le doute qui s’installe après une contre-performance de son cheval favori. Mais comment prouver la tricherie subodorée ? Apporter la preuve d’une magouille dépend souvent de circonstances exceptionnelles. Surtout lorsqu’elle dévoile un secret professionnel qui abuse des millions de joueurs. L’occasion s’est présentée pendant le meeting d’hiver de Vincennes.

Ces derniers jours, quelques journalistes du milieu s’offusquent du silence du PMU a propos de la baisse du Taux de retour aux joueurs (TRJ) intervenue au 1er janvier 2016 – observons d’ailleurs la confusion fréquente entre ‘hausse’ et  ‘baisse’ de ce taux..., un embrouillement due à l’usage abusif d’une terminologie équivoque qui sert à masquer les prélèvements prohibitifs supportés par les parieurs –. Les taux de prélèvements donnés dans notre article précédent(Le PMU ou la machine à recycler les gains des parieurs.) sont ceux actuellement en vigueur –. Peu importe de signaler leurs évolutions : leur niveau est tel qu’il n’y a pas de gains possibles aux courses !... Que le prélèvement soit à la hausse..., et le parieur devra tout simplement mettre plus souvent la main à la poche.

L'information est donc restée secrète pendant plus d'un mois. Étonnant, lorsqu'on connait la vitesse de propagation des rumeurs et des bruits d'écuries. Les observateurs avaient la tête ailleurs : ce meeting d'hiver n'a cessé de sourire aux favoris !..., plongeant les parieurs sous une douce euphorie et l’œil intrigué des gens du milieu qui se prirent eux aussi à rêver. Les plus virulents contradicteurs de l'Institution en sont encore cois : se seraient-ils fourvoyés en annonçant l’apocalypse des courses ?

Le concours intéressé des professionnels, attentifs à secourir leurs mentors du PMU et des Sociétés mères, était beau à voir cet hivers à Vincennes. Et ils n'imaginaient pas que l'on puisse pousser l'outrecuidance à venir leur parler de tricherie lors de ce meeting puisque, justement, ils s'y sont appliqués à surtout ne pas ..., tricher. Notamment après la fameuse journée du 10 décembre 2015 ! Encore que...!

L'avènement du champion Bold Eagle en ce moment d'excellence sera peut-être un signe favorable pour le destin des courses hippiques ? Pourtant cette période de béatitude n'est que circonstancielle : la machine à bâtir des enjeux ne peut se passer de la tricherie ordinaire des DAI pipés qui concourent activement au recyclage..., tricherie si ordinaire qu'elle relève des mêmes pratiques que le 'tour' de piste au galop.

 « Le jeudi 10 décembre 2015 marque un tournant pour le PMU et ses turfistes » (sic M. Resplandy-Bernard, directeur général délégué du PMU).

La date du 10 décembre 2015 n’a pas été choisie aux hasard. L’autorité de la concurrence avait accepté un délai supplémentaire, jusqu’au 31 décembre, pour l’exécution de son injection de séparer les masses d’enjeux de PMU.fr et du réseau de Bars-tabac-PMU ... Et le plus tard serait le mieux ! Question de ne pas avoir à la réaliser en même temps que le lancement du meeting de Vincennes. Et le plus discrètement possible aussi ! Le jeudi est la journée la moins prisée des parieurs ; les médias ne s’y intéresseront pas, ce jeudi 10 décembre tombait juste entre les deux tours des élections régionales... Impossible cependant de passer outre au minimum d’informations exigibles puisque l’offre de formules de jeux changeait radicalement. Le site d’Equidia s’en chargera. Le lecteur curieux pourra s’amuser des explications emberlificotées d’Alain Resplandy-Bernerd : http://www.equidia.fr/live/separation-des-masses-au-pmu-ce-qui-change-pour-le-parieur/ . ’La démutualisation des masses’, écrit-il – toujours et encore l’usage équivoque des mots – le pianotage lourd-dingue entre online et offline, à cause du sérieux problème de rapports des jeux. Dur de s’en tirer d’une pirouette : les turfistes savent l’incidence du nombre de joueurs sur le niveau des cotes et redoutent à juste titre leur effondrement sur PMU.fr : « Aujourd’hui, il existe 800 000 parieurs actifs sur le réseau Internet du PMU. 70 % de ces parieurs (560 000) sont des parieurs hippiques », rassure sans rire M. Resplandy-Bernard, énarque qui apprend vite, à peine débarqué de Bercy. Un chiffrage, que les joueurs du net n’imagineront pas mettre en doute, venant d’une sommité du PMU. Resplandy menteur, va !... L’ARJEL a comptabilisé 235 000 Comptes joueurs actifs sur le web, tous opérateurs confondus en 2015. Les 80 % du marché du PMU, lui font aux alentours de 190 000 clients/parieurs (dont 108 000 environ jouent au moins une fois par trimestre). La hantise des dirigeants est à vif. Tout de suite éteindre les questionnements de joueurs. Laisser du temps au temps, repousser au plus tard la découverte des effets néfastes de la séparation des masses. Alors, dès le lendemain du décrochage Equidia.fr publie l’analyse ‘officielle’ de la réunion du 11 décembre : en jouant les favoris, les gains peuvent-être pénalisants sur PMU.fr, mais, en fin de journée, les résultats enregistrés online s’avèrent meilleurs qu’en offline !... Ouf !... : http://www.equidia.fr/live/separation-des-masses-combien-en-on-combien-en-off/ .

Un second sujet de préoccupation anime l’état-major de l’Institution hippique . La séparation des masses empêche aux parieurs de PMU.fr de bénéficier de la Tirelire du Quinté+. Une incitation forte à l’abandon des jeux pour de nombreux joueurs à la loterie du Numéro Plus et sans grand espoir de les voir s’orienter vers les Bars-tabac-PMU. Certes, la formule e.Quinté+ leur offrira un lot quotidien de 100 000 euros. Mais il y aura des défections qui affecteront le produit brut des jeux. Alors, dès janvier, un redressement des prélèvements sur les formules de jeux complexes compensera cette perte de produits financiers. Une potion indolore, si homéopathique qu’elle pourra même être passée sous silence. D’autant que les paris au jeu Simple resteront taxés au même taux pour de ne pas accroître encore un peu plus la baisse des cotes attendue et tant redoutée.

Une méthode, des surprises..., et quelques découvertes étonnantes.

Avec un nombre de réunions équivalent – 86 –, la comparaison des résultats du meeting 2015/2016 en cours – les 92 réunions, soit cinq de plus que l’an dernier, s’achèveront le 9 mars – avec ceux du meeting 2014/2015, forment des panels de 733 et 736 courses nécessaires et suffisantes à l’analyse, en cette fin février.

Ce sont ici les performances des chevaux favoris au départ des épreuves qui sont étudiés. Leur victoire ou leur échec conditionnent le recyclage des gains : pour l’organisateur des jeux, c’est alors l’occasion de prélever un nouveau cycle de commissions. Les favoris gagnants et cela  concerne la plus grande partie des parieurs ; perdants ils occasionnent un maximum de pertes des mises, qui vont réalimenter la machine à bâtir des enjeux d’apports en ‘argent ‘frais’...

Le niveau des cotes des favoris gagnants est déterminant : plus elles sont élevées, plus les gains permettront au joueur de prolonger ses jeux – à 3/1, il peut rejouer deux fois 1€ à perte sans entamer sa mise initiale – ; à l’inverse, plus elles sont basses, moins il sera enclin à les prolonger – à 2,5/1, s’il rejoue deux fois 1€ à perte, 0,5€ de sa mise initiale est définitivement perdue. Toute baisse de cote affecte donc ses possibilités de se ‘refaire’ et encore plus d’espérer quelques gains à long terme – nous savons qu’ils n’en existent pas –.

Le décompte des Disqualifications pour défauts d’allure (DAI) permet d’évaluer la qualité des lots de chevaux et la dextérité des drivers de sulkys..., ou leur maladresse, intentionnelle ou non. Des courses d’apprentis jockeys/drivers  ou de jeunes chevaux débutants peuvent se conclure avec de nombreux DAI. Les épreuves de sélection où s’affrontent les meilleurs chevaux sont rarement le cadre de disqualifications.

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Pour l’heure, la question qui turlupine le parieurs, c’est de savoir comment la cote moyenne à évoluée depuis le 10 décembre 2015. Les plus expérimentés ont compris le message d’Equidia.fr à propos des résultats de la réunion du 11 décembre : la cote des favoris gagnants est à la baisse sur PMU.fr, suite à la séparation des masses, Les enjeux ont été divisés par dix du jour au lendemain. Et la population des joueurs s’est répartie en deux groupes dissemblables – en nombre et en qualité de parieurs –. La probabilité de retrouver de bons joueurs s’accroît d’autant qu’ils sont de moins en moins nombreux à abonder la masse d’enjeux ; il s’en suit une baisse tendancielle des cotes sur les favoris à l’arrivée et, à l’inverse, une hausse sur les autres chevaux. Qu’en est-il exactement en ce jeudi 18 février 2016 pour les paris gagnants des favoris engagés sur les 733 courses du meeting ?

Au jeu Simple Gagnant, leur cote moyenne est à 2.542/1, ce 18 février – elle était de 2.730/1 à l’issue du meeting 2014/2015 – . Le différentiel est de 0.188/1 : les joueurs sur PMU.fr ont perçu une cote arrondie des centimes de 2.5/1 contre 2.7/1, l’an dernier..., soit une baisse de 0.2/1 sur PMU.fr.

Une donnée accroche l’attention : le meeting toujours en cours, à déjà enregistré 251 favoris vainqueurs, c’est-à-dire 23 de plus que l’an dernier..., alors que les DAI sont moins nombreux de 11 unités. Cette année, moins de favoris à la faute..., donne plus de favoris vainqueurs !... Ce constat méritait quelques réflexions tactiques.

Le PMU aurait-il tenté d’inverser la courbe – très à la mode, l’inversion de la courbe ! – du non renouvellement de son effectif de parieurs, en panne depuis trois ans ?... Parmi les nombreuses propositions de solutions évoquées, revient de loin en loin, l’idée d’organiser le programme des courses en distinguant les épreuves de weekends de celles en semaines. Les réunions phares du programme rassemblent des foules considérables sur les hippodromes de la région parisienne, aussitôt désertés le lendemain de l’événement. Comment s’y prendre pour appâter ces spectateurs dominicaux et les convaincre de se muer en parieurs assidus ?... Telle est la question posée en quadrature du cercle des parieurs disparus. Les solutions éventuelles sont d’autant plus périlleuses que les épreuves en semaines – dites alimentaires dans le jargon – s’adressent à un tout autre public de parieurs audacieux, sinon téméraires, le plus souvent sous emprise du jeu. Et pour le mener à bien, encore faudrait-il disposer d’un cheptel suffisamment doté de chevaux performants et aguerris pour les dimanches et fêtes...,  puisque celui nécessaire en semaines, auquel s’associeraient les meilleurs chevaux en préparation, est plus qu’abondant, pléthorique.

Ce meeting d’hiver a-t-il été choisi en vue de la réalisation de cet objectif ?... Ou peut-être, tout simplement, pour contrecarrer temporairement les effets néfastes de la séparation des masses du 10 décembre ? L’analyse statistique des résultats, dissociant les courses dominicales et en semaines, laissent sur le c... – Pardon ! – interloquent.

Les épreuves courues en semaines, du début du meeting jusqu’au 10 décembre 2015 inclus, ont fourni un nombre de favoris gagnants jamais atteint au cours des deux meetings étudiés (35.8 % des favoris ont gagné leur course), alors qu’en weekends, le nombre de Gagnants comme de DAI  s'effondre à 19.6 % (24.2 % en 2014/2015) ; comme si les pilotes des favoris avaient plané sur un nuage, courant à tout va, au risque de se disqualifier, pour franchir en premier et à n’importe quel prix la ligne d’arrivée en semaines..., alors qu'ils se promenaient en weekends !

Après le 10 décembre, le spectacle est tout aussi hallucinant. Les résultats  des épreuves courues en weekends sont totalement anachroniques : 77 favoris ont été gagnants sur 42,3 % des courses – 4 courses sur 10, du jamais vu !... – alors qu’il n’y avait que 30 disqualifiés, soit un taux pour le moins surprenant de 16.5 % de DAI en 182 courses !...

‘Le jeudi 10 décembre 2015 marque un tournant pour le PMU et ses turfistes’, annonçait M. Resplandy-Bernard sur Equidia.fr. Et quel tournant !... Jamais les courses au trot n’avaient connus une telle inégalité de résultats entre les réunions des weekends et celles courues en semaines. Jamais.

La date fatidique a donné le départ d’une marche homérique. Les favoris ont fourni 35 % des gagnants en 475 courses ; et la disparité est considérable entre les résultats en semaines (30.4 %) et en weekends (42.3 % Gagnants)... Des favoris très peu enclins à la faute les weekends (16.5 %  DAI), mais nettement plus relâchés en semaines (22.5 % soit un taux de DAI équivalent à celui constaté – 22.4 % – lors du meeting 2014/2015.

A l’évidence, les professionnels ont volé au secours de l’Institution hippique en menant leurs chevaux comme jamais !

Mais pourquoi n’en a-t-il pas été de même pendant le meeting d’hivers 2014/2015 ? Pas de même avant le 10 décembre 2015 ? Pas de même encore en semaines  après le 10 décembre 2015 ? Plus généralement, pourquoi n’en est-il pas de même tout au long du programme annuel des courses au trot ?... Et la réponse tombe sous le sens : les DAI de favoris sont une variable incontournable de la machine à recycler les gains des parieurs.

Il faut en revenir au Code des courses : les DAI pipés contreviennent aux règles de l’Art pour mener valablement un cheval de course :

« ART. 162 INTERDICTIONS ET OBLIGATIONS CONCERNANT LES PROPRIÉTAIRES ET LES ENTRAÎNEURS

I. Il est interdit de faire courir un cheval hors d’état de défendre sa chance.

II. Il est interdit de faire partir un ou plusieurs chevaux dans une course sans avoir l’intention de gagner ou d’obtenir le meilleur classement possible ou d’empêcher par un moyen quelconque un cheval de gagner ou d’obtenir le meilleur classement possible.

ART. 163 INTERDICTION ET OBLIGATION CONCERNANT LES JOCKEYS

I. Tout jockey doit, du départ à l’arrivée de la course, en respectant le présent Code, faire son possible pour permettre à son cheval de gagner ou d’obtenir le meilleur classement possible et continuer à le soutenir jusqu’au passage du poteau d’arrivée sans être obligé d’avoir recours à la cravache. »

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Les jeudis noirs des turfistes du trot.

Les turfistes ne sont dupes de rien et sont presque tous revenus de tout ! Pour les jours de mauvaises fortunes, ils ironisent d’une expression rapée – comme un refrain de ‘rap’ ânonné sur la montante –, ’Daïe’daïe’daïe’d’aïe !’ qui résume toute leur désillusion. Non pas qu’ils en veuillent aux drivers, hommes de cheval à la peine du matin au soir..., c’est plutôt leurs propres choix de jeux qui les consternent.’Daïe’daïe’daïe’daïe !...’ : c’est dire qu’on ne la leur fait pas, la nique, sans qu’ils aient leur petite idée derrière la tête. Mais comment prouver un DAI provoqué au départ, par exemple : les chevaux, à l’autre bout de l’hippodrome, sont à peine visibles des tribunes ; les vues plongeantes des caméras sur les concurrents répartis sur toute la largeur de la piste ne permetteent pas de suivre leurs allures sur les écrans de télévision et c’est l’animateur de service qui alerte en hurlant dans les micros : « Attention, attention, le favori Truc Chouette est mal parti... Non, il n’est toujours pas remis dans ses allures..., manifestement, Truc Chouette a perdu toute chance..., d’ailleurs les commissaires viennent de le sanctionner : s’en est fini du favori Truc Chouette... Et voici le grand favori, malheureusement disqualifié, qui recolle très facilement à l’arrière du peloton après son départ raté..., un Truc Chouette un peu trop susceptible sans doute.... Ha, les parieurs auront bien des regrets !..., à l’évidence le cheval est en grande forme et à reprendre en confiance dès sa prochaine sortie... » Et allons donc !

Les journées hippique se suivent et ne se ressemblent pas. Il y a les journées ‘sans’, autant pour les entraîneurs et les propriétaires et les parieurs, puisqu’aucun des favoris n’a franchi la ligne d’arrivée en tête, qu’ils soient ou non à la faute : il y eut 7 de ces réunions de cauchemar lors du meeting 2014/2015. Mais aucune cette année !

Et puis les journées blanches, sans aucune disqualification des favoris, où certains d’entre eux confirment les pronostics des parieurs et vont à la gagne. Ce meeting en a été gâté : 14 réunions sans DAI de favori et des pléiades de favoris vainqueurs au poteau. Une seule réunion a produit  un seul favori gagnant : 6 réunions en comptaient 3 ; 4 en avaient 4 ; 2 en avaient 5 et le vendredi 11 décembre 2015, il y  avait 6 favoris victorieux !!

Vendredi 11 décembre 2015 ? La réunion juste au tournant du 10 décembre, le lendemain du désarrimage des masses, les courses du 11 décembre si opportunément analysées sur Equidia.fr. Un Vendredi 11 décembre porté au pinacle des courses hippiques – 6 favoris gagnants et pas un seul DAI – porté au même rang que le weekend du Prix d’Amérique avec ses 12 favoris gagnants pour 19 courses !

Ha, les professionnels se sont montrés d’une efficacité redoutable ce jour là du 11 décembre 2015. Ils méritent bien une citation élogieuse : Melle Alexiane pour Yves Dousset ; M. Hervé Sionneau pour lui-même ; M. Franck Nivard pour Roger Baudron puis pour Bertrand Le Beller ; M. Damien Bonne pour lui-même ; et la dernière pour M. Jean-Michel Bazire, le JMB du turf, pour son parrain d’apprentissage André Dreux. En ce jour de tous les dangers pour la machine à recycler les enjeux, ce 11 décembre 2015, tout était symbole à Vincennes.

 Ha, ce Jeudi 10 décembre de tous les malheurs du PMU !... Six autres Jeudis auront marqué ce meeting 2015/2016. Peut-être pour conjurer le mauvais sort jeté par Betclic auprès de l’Autorité de la concurrence.

Trois jeudis blanc d’abord, sans aucun favori disqualifié, mais avec 3 puis 4 voire même 5 favoris à l’arrivée. Trois jeudis noir ensuite, 6 favoris  sanctionnés et sans aucun gagnant... – aucune autre réunion du meeting n’est restée sans favori à la gagne !... Le jeudi noir du 24 décembre, ‘la journée des seconds couteaux’ à la veille des fêtes de Noël : tous  les vainqueurs sont non favoris à moins de 10/1 – sauf le Quinté+ à 22.2/1 – ; une écurie prestigieuse au haut du podium, M. Jean-Philippe Dubois, deux fois à la gagne pour son père Jean-Pierre, comme Matthieu Abrivard pour MM. Sylvain Roger et E. Nicolaysen ; deux écuries de premier plan à la faute, celles de M.M. Thierry Duvaldestin et Jean-Michel Bazire. Le jeudi noir du 21 janvier, ‘la journée du Hat-trick de David Thomain’ au lendemain du Cornulier. Le jeudi noir du 28 janvier, ‘La journée des étrangers’ à la veille du fabuleux weekend du Prix d’Amérique, avec son Quinté+ à 69.7/1 pour M. Gubellini/Rizzo (Italie) et M. R. Bergh/Etoile Sweeden (Suède) à 12.2/1, puis le doublé de lécurie Ph. Bengala/A.Taieb à la fête (7.8/1 et 4.8/1) et tutti quanti !

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Après le 10 décembre 2015, les 182 courses de weekends sur l’hippodrome de Vincennes ont produites 77 favoris – 42.3 % des vainqueurs – alors que seulement 30 d’entre eux ont été disqualifiés pour allures irrégulières – 16.5 % des DAI – . La qualité et l’ampleur hors normes de ces résultats, enregistrés sur plus de deux mois en meeting, prouve, sans contestation possible, qu’un nombre indéterminé de favoris sont délibérément mis à la faute dans la plupart des autres courses au trot du programme des Sociétés mères. Cette pratique des DAI pipés, difficilement détectable au cas par cas, est largement appréhendée par les turfistes. Elle dénature gravement l’image des courses et concoure activement à leur déclin.

Puisse un jour voir venir le temps où les courses de chevaux nous ferons revivre ces formidables weekends du meeting d’hivers 2015/2016. En attendant, les recommandations de l’autorité de Régulation des Jeux (ARJEL) sur son site http://www.evalujeu.fr/ sont plus que jamais d’actualité : après ces weekends d’un meeting trop brillant pour être honnête, il y a fort à parier que le milieu réserve aux parieurs sous accoutumance, quelques beaux Jeudis noirs !... Gare !

 A. Gw

Tableau des Favoris Gagnants et des Favoris DAI  

(meetings d'hivers de Vincennes 2014/2015 et 2015/2016).

(1) meeting (2) semaines (3) weekends (4) % / Gagnants ; DAI ; nombre de courses. 

2014/2015

(1)    228 ; 169 ; 736 (2) 156 ; 110 ; 492 (3)  72 ;  59 ; 244

 (4)    31  ;  23.............  31.7 ; 22.4...........  29.5 ; 24.2.

2015/2016

(1)    251 ; 158 ; 733 (2) 164 ; 115 ; 505 (3)   87 ;   43 ; 228

(2)    34.2 ; 21.5........... 32.5 ; 22.8............. 38,2 ; 18.9.

Avant la séparation des masses d'enjeux PMU.fr et Bars-Tabac-PMU (10 décembre) 

(1)      85 ; 62 ; 258 (2)   76  ; 53  ; 212 (3)      9   ;   9 ;  46

(4)      33 ; 24..............  35.8 ; 25............... 19.6 ; 19.6 

Après la séparation des masses d'enjeux PMU.fr et Bars-Tabac-PMU 

(1)    166 ; 96 ; 475 (2)   89  ;   66   ; 293 (3)   77  ;   30  ; 182

(4)     35  ; 20........... . 30.4  ; 22.5.............. 42.3  ; 16.5.

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