Tsunami Democràtic démonte l'intox du Gouvernement espagnol

Le Gouvernement espagnol, fidèle à sa démarche visant à criminaliser toute expression politique autonome sur la voie publique, a essayé de torpiller l'action annoncée samedi prochain, veille d'élection, par les trublions de la plateforme de mobilisation : ils chercheraient à bloquer les bureaux de votes ! La réponse calme et déterminée de ceux-ci déjoue, et de quelle manière, la manoeuvre !

Tsunami Democràtic démonte l'intox du Gouvernement sur le danger qui pèserait sur les élections.

Comme je l'ai écrit hier sur cette page, le gouvernement espagnol, dans la logique de son ADN manipulateur/mystificateur, a sonné la charge politique (immédiatement relayée par ses larbins médiatiques) contre une plateforme de mobilisation qu'il n'arrive pas à casser. La fake news espagnoliste portait sur la supposée volonté de ces activistes d'occuper samedi prochain, veille d'élection, les bureaux de vote afin d'en empêcher l'accès et provoquer l'invalidation de ladite élection. L'annonce était grossière, dépourvue du moindre indice, ne parlons même pas de preuve, que de la rumeur cherchant à discréditer la mobilisation. Et à préparer les esprits à une nouvelle escalade de la répression policière. Même pas peur répond Tsunami Democràtic !

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Il vient en effet d'annoncer, avec son flegme habituel, qu'il maintient son axe d'action : organiser une journée de réflexion festive, certes à portée politique mais sans nullement envisager de bloquer quelque bureau de vote que ce soit ! Il considère que le vote est un droit des citoyens qu'il s'agit de préserver comme doivent être préservés, méchant retour du bâton, les droits d'expression, de réunion et de manifestation que l'Etat bafoue. Signe distinctif vis-à-vis de la minable intox de Sánchez and Co, Tsunami Democràtic donne une leçon de maîtrise politique : la réfutation qu'il fait de l'intox s'accompagne sobrement du rappel qu'il s'agit pour lui d'amener un maximum de gens à mettre en oeuvre la désobéissance pacifique aux diktats d'une Junte Electorale platement inféodée à ses maîtres de Madrid dont elle relaie mécaniquement les consignes de censure.

Tsunami Democràtic précise dans son communiqué que l'action qu'il prévoit le 9 novembre reprend le flambeau des actions menées par les Indigné.e.s lors des veilles d'élections en 2011 et en 2015. Superbe référence au mouvement des places qui a fait voler en éclat le système du bipartisme par lequel le régime se reconduisait impunément depuis 1978 ! Et si, sous la sérénité de Tsunami Democràtic, se profilait un 15-M à la catalane capable de faire tache d'huile dans le reste de l'Etat espagnol ? Et qui commencerait à tirer les leçons d'avoir désastreusement délégué le débouché politique à un Podemos dont l'horizon stratégique se borne (au plein sens du mot) aujourd'hui à redresser à gauche un PSOE plus que jamais ancré dans la défense du système, la preuve par ce qu'il fait subir aux libertés en Catalogne ! Pour le coup on comprend l'inquiétude, par-delà l'intox pratiquée, de Sánchez et ses ministres... : Tsunami Democràtic signe un retour au pouvoir de la rue... et des places qu'Iglesias a désertées, si tant est qu'il y ait jamais été politiquement (au plein sens du mot) présent !

Tous ces politiciens et apprentis politiciens peuvent méditer en long et en large cet avertissement qu'émet Tsunami Democràtic : "Si l'Etat ne met pas fin à la répression le 9, les gens ne mettront pas fin non plus à leur action" !

Article source : Tsunami Democràtic llama a la movilización el sábado y precisa que no afectará al 10-N

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