Antoine (Montpellier)
Abonné·e de Mediapart

1001 Billets

1 Éditions

Billet de blog 10 nov. 2011

Vidéo. Un élu municipal anticapitaliste à Montpellier ou le NPA qui met les mains dans le cambouis !

Antoine (Montpellier)
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Le café du commerce, quand il se fatigue de colporter les clichés les plus convenus sur la droite libérale et la gauche social-libérale jusqu'à en oublier les enjeux sociaux dramatiques de la crise, se retourne parfois vers le vilain petit canard du NPA pour décréter, vite fait, bien fait, sa mort ou son agonie. Il va pour cela chercher surtout, comme fait la bonne cliente dudit café, la journaliste du Monde spécialisée dans le sujet, le témoignage de ceux qui l'ont quitté pour se placer de façon acritique dans le sillage, pourtant souvent bien sinueux, du candidat du Front de Gauche. Et la ritournelle va qui chante, chante, que le NPA refuse l'unité (c'est pour cela qu'il va mal) parce qu'il est sectaire et qu'il est sectaire parce qu'il ne veut pas mettre les mains dans le cambouis. A moins que ce ne soit le contraire.

Il se trouve que, quand on prend la peine de sortir de ce café confiné où l'on fait commerce politique de parler pour ne rien dire de politique, l'on peut rencontrer des militants ...bien vivants de ce parti, qui plus est, intervenant activement sur leur lieu de travail ou sur leur quartier. Et même dans les horrifiques institutions bourgeoises. Voici ainsi, sur TV Sud, tel qu'en lui-même, l'élu municipal de Montpellier, au sortir juste de nettoyer le cambouis de ses mains et de poser son bleu de travail, exposant clairement la situation concrète de la vie politique et sociale de l'Hérault.

Il ne s'agit pas ici de dire que le NPA va bien, non, simplement, seulement, que, comme tout organisme...vivant, il a à relever des défis qui le déstabilisent, voire le divisent, pour reprendre sa marche en avant. Rien n'est joué, rien n'est gagné, rien n'est perdu...Le débat interne est viv..., vif, très vif, mais, à tout prendre, il signe autre chose que le suivisme en cours derrière un candidat grande gueule supposé sauveur suprême de la gauche. Olivier Besancenot, contre tous les pronostics du café de commerce, a refusé de rempiler pour un nouveau tour d'hyperpersonnalisation de la politique, Philippe Poutou essuie les plâtres des médiacrates et Francis Viguié continue à porter la voix de l'anticapitalisme dans une enceinte institutionnelle où le consensus mou, englobant y compris des composantes du Front de Gauche (1), est de rigueur. Lui et les militants du NPA continuent, malgré l'adversité du moment, à s'affairer sur le terrain des luttes avec, en particulier, la mise en place, dans l'unité (on a bien lu !) avec d'autres partis, d'un comité contre la dette (2) ! Car c'est là, sur le point où l'offensive capitaliste appuie un maximum pour le plus grand malheur des peuples, que se vérifiera qui est vivant ou mort-vivant !

A voir donc :

Francis Viguié, élu NPA-Fase à Montpellier, sur TV sud

(1) Montpellier, microcosme et microscope de la gauche antilibérale

Clémentine Autain dans l’Hérault ou l’art de brouiller les cartes de l’unité !

(2) Nous ne paierons pas leur dette !

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Santé
Comment le CHU de Bordeaux a broyé ses urgentistes
Les urgences de l’hôpital Pellegrin régulent l’accès des patients en soirée et la nuit. Cela ne règle rien aux dysfonctionnements de l’établissement, mettent en garde les urgentistes bordelais. Épuisés par leur métier, ils sont nombreux à renoncer à leur vocation.
par Caroline Coq-Chodorge
Journal
Force ouvrière : les dessous d’une succession bien ficelée
À l’issue du congrès qui s’ouvre dimanche, Frédéric Souillot devrait largement l’emporter et prendre la suite d’Yves Veyrier à la tête du syndicat. Inconnu du grand public, l’homme incarne, jusqu’à la caricature, le savant équilibre qui prévaut entre les tendances concurrentes de FO.
par Dan Israel
Journal
« Travail dissimulé » : la lourde condamnation de Ryanair confirmée en appel
La compagnie aérienne a été condamnée, en appel, à verser 8,6 millions d’euros de dommages et intérêts pour « travail dissimulé ». La firme irlandaise avait employé 127 salariés à Marseille entre 2007 et 2010, sans verser de cotisations sociales en France. Elle va se pourvoir en cassation.
par Cécile Hautefeuille
Journal — Social
En Alsace, les nouveaux droits des travailleurs détenus repoussent les entreprises
Modèle français du travail en prison, le centre de détention d’Oermingen a inspiré une réforme du code pénitentiaire ainsi qu’un « contrat d’emploi pénitentiaire ». Mais entre manque de moyens et concessionnaires rétifs à tout effort supplémentaire, la direction bataille pour garder le même nombre de postes dans ses ateliers.
par Guillaume Krempp (Rue89 Strasbourg)

La sélection du Club

Billet de blog
Le service public d’éducation, enjeu des législatives
Il ne faudrait pas que l’avenir du service public d’éducation soit absent du débat politique à l’occasion des législatives de juin. Selon que les enjeux seront clairement posés ou non, en fonction aussi des expériences conduites dans divers pays, les cinq prochaines années se traduiront par moins ou mieux de service public d’éducation.
par Jean-Pierre Veran
Billet de blog
Macron 1, le président aux poches percées
Par Luis Alquier, macroéconomiste, Boris Bilia, statisticien, Julie Gauthier, économiste dans un ministère économique et financier.
par Economistes Parlement Union Populaire
Billet de blog
par Bésot
Billet de blog
Destruction du soin psychique (2) : fugue
Comment déliter efficacement un service public de soins ? Rien de plus simple : grâce à l'utilisation intensive de techniques managériales, grâce à l'imposition d'un langage disruptif et de procédures conformes, vous pourrez rapidement sacrifier, dépecer, puis privatiser les parties rentables pour le plus grand bonheur de vos amis à but lucratif. En avant toute pour le profit !
par Dr BB