ASSEZ !!! (suite)

On est tellement dans la merde que comme pour le climat qui a son GIEC, la biodiversité a son IPBES (Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) et ses rapports sentent LA MORT, les gars...

« La biodiversité et les contributions apportées par la nature aux populations semblent, pour beaucoup, éloignées de nos vies quotidiennes. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. Elles sont le socle de notre alimentation, de notre eau pure et de notre énergie. Elles sont au cœur non seulement de notre survie, mais aussi de nos cultures, de nos identités et de notre joie de vivre. »
Robert Watson, président de l’IPBES.

Pour son rapport, résultat d’un travail étalé sur trois ans, L’IPBES a divisé le globe en quatre régions : l’Afrique, les Amériques, l’Asie-Pacifique et l’Europe-Asie centrale – à l’exception, donc, des pôles et des océans.

Pour chaque zone géographique, cette analyse approfondie est synthétisée dans un « résumé à l’intention des décideurs » d’une quarantaine de pages, négocié mot à mot et voté par les représentants des États membres. C’est ce document, qui constitue une sorte de consensus politique, qui doit servir de base à l’action des gouvernements, même s’il n’a aucune valeur contraignante.

L'article complet sur le site du journal Le Monde : Sur tous les continents, la nature et le bien-être humain sont en danger

 

Alors, il est évident que tout comme un ministre peut ne servir à rien (Nico, on parle de toi là), un rapport pondu par une émanation de l'ONU ne va pas forcément faire avancer le schmilblick. Mais reconnaissons que sans eux, on n'en parlerait pas du tout.

 

http://www.lemonde.fr/planete/article/2018/03/23/sur-tous-les-continents-la-nature-et-le-bien-etre-humain-sont-en-danger_5275433_3244.html http://www.lemonde.fr/planete/article/2018/03/23/sur-tous-les-continents-la-nature-et-le-bien-etre-humain-sont-en-danger_5275433_3244.html

 

Tiens pour rester en Europe, pas chez des sauvages hein, ici, chez nous les européens à qui le monde doit tout :
Le chalut français tue les dauphins pour s'approprier le poisson

 

Vous en voulez plus ? Le déclin des insectes attise le débat sur les pesticides

Bees_sunflower_pesticides_CREDITKyle-Garrity_Flickr Bees_sunflower_pesticides_CREDITKyle-Garrity_Flickr
De 1989 à 2016, des scientifiques allemands ont récolté des échantillons d’insectes dans 96 zones naturelles protégées par an, de mars à octobre. Sur les 27 ans de l’étude, la biomasse des insectes volants ainsi récoltée a dégringolé de 76 % en moyenne, une tendance encore plus problématique à la moitié de l’été, où la chute atteint 82 %.

Les insectes volants sont pourtant une part essentielle de l’écosystème : ils pollinisent 80 % des espèces végétales et servent d’aliments à environ 60 % des oiseaux. Ils sont également une importante source de protéines pour certains mammifères, et font partie intégrante du cycle de nutriments.

« Le déclin enregistré récemment de plusieurs espèces d’insectes comme les papillons et les abeilles sauvages est mis en parallèle avec une grave diminution de la biomasse totale des insectes volants. Il ne s’agit donc pas seulement d’espèces vulnérables : toute la communauté d’insectes volants a été décimée ces dernières décennies », indique l’étude.

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