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Billet de blog 4 avr. 2021

“Vaccins“ covid et crétinisme scientiste

Chercher à savoir qui et dans quelle mesure les thérapies ARNm protègent, blessent ou tuent, c’est un casse-tête. Repérer les scientifiques que le “vaccin“ a rendu crétins, c’est facile, et ça aide à résoudre le casse-tête. La preuve.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

J’ai eu droit cette semaine à un échange avec un chef de service de l’AP-HP, dans un de ces hôpitaux à l’ancienne avec jardins carrés et chapelle. Grand honneur qui tourna court, suite à ma question : « Comment est-il prouvé que les 311 morts mentionnés dans le rapport public ne sont pas dus au vaccin Pfizer ? ». Balayant d’un revers de main mes « propos complotistes », le ponte en blouse blanche prend la mouche.

Le fautif hérétique (moi) ne se permet pas d’ajouter : « Mais alors, pourquoi l’âge moyen et l’écart-type des morts déclarés n’est-il pas publié » ? Ben oui, 311, ça suffit pour commencer à faire des relations statistiques, non ? Pas pour les détenteurs de la Vérité, visiblement.

Un peu sonné derrière mon masque de chirurgien qui ne m’en procure pas le statut, misère, ni n’aide à articuler ses dires, misère, j’ose fougueusement une réplique : « M’enfin dans les rapports, il y a quand même quinze morts suspectes suite à des injections Astrazeneca » ? Là c’en est trop : l’hérétique se met à inventer des sornettes, en plus. Le cador en blouse blanche rejette évidemment mes allégations imbéciles. J’ai mal lu. J’affabule.

Extrait du rapport ANSM sur les effets du produit Astrazeneca, 27 déc - 18 mars.

Ayant épuisé le potentiel d’indignation du grand professeur, je laisse agir ma muselière, oreilles grandes ouvertes : « Ce qu’il faut regarder c’est le rapport bénéfice/risque. Sur le Pfizer on a le recul maintenant, les faits sont là, regardez l’Israël, les Émirats Arabes Unis, l’Angleterre… ».

Bon, ben on va regarder…

… sans trop s’attarder sur les histoires de fric, c’est sale, et en ce moment, ça dégouline. Les publications « scientifiques », par contre, c’est tout un poème. Si si. Même que des fois on se marre, vous allez voir.

D’abord, d’abord… y’a l’ainé, lui qui est comme un melon… Non, ça c’est Brel, un vrai poète.

D’abord, y’a le marketing… et les études fantômes. Le 11 mars dernier, « The Israël Ministry of Health (MoH), Pfizer Inc. (NYSE: PFE) and BioNTech SE (Nasdaq: BNTX) » font une annonce dithyrambique, reprise en chœur par l’espèce invasive des perroquets associés, au hasard, RTL avec l’AFP : Coronavirus : le vaccin Pfizer efficace à 97% contre les cas symptomatiques. Sans guillemets ni conditionnel, forme affirmative, car la source est limpide, incontestable, puissante : un communiqué de presse de Pfizer.

Il est où, le loup ?

Pfizer est une firme connue pour son business model qui inclut les poursuites pour publicité mensongère et autres pécadilles ; condamnation de justice à 2,9 milliards de dollars en 2009, et 800 millions depuis, une goutte d’eau, ramenée à la profitabilité des mensonges.

Au-delà des chiffres mirobolants d’efficacité, qui proviennent des « données de surveillance recueillies entre le 17 janvier et le 6 mars 2021 » avec le concours de l’État israélien, dirigé par l’homme le plus honnête de la planète, le communiqué comporte quatre phrases clé, du genre bas de page des contrats d’assurance :

  1. Les résultats détaillés de cette collaboration seront également soumis à une revue à comité de lecture.

Un mois plus tard, aucune nouvelle des détails de cette « collaboration », drôle de nom pour une étude complexe, qui reste donc fantomatique à ce jour. Mais l’AFP est confiante.

  1. … cette analyse n'a pas permis d'évaluer l'efficacité du vaccin contre la [variante sud-africaine] en raison du nombre limité d'infections causées par cette souche en Israël.

Dommage, elle est bien présente en France.

  1. Les estimations de l'efficacité des vaccins peuvent être affectées par les différences entre les personnes vaccinées et non vaccinées...

Très utile, en cas de procès.

  1. Pfizer n'est pas tenue de mettre à jour les énoncés prospectifs contenus dans le présent communiqué à la suite de nouvelles informations ou d'événements ou développements futurs.

Au cas où l’AFP n’ait pas compris…

Pour ceux qui ne croient que ce qu’ils voient, comme le président tanzanien qui faisait tester la papaye positive au PCR (il est mort depuis, naturellement à 61 ans, d’une crise cardiaque parait-il), il existe une autre étude, inspirée des mêmes bases de données, monumentale, carrée, impressionnante. Elle couvre la phase initiale de vaccination, du 20 décembre au 1er février, donc un peu en dessous point de vue efficacité ; 94% tout de même, à comparer aux « 97% contre les cas symptomatiques ».

Signé par dix universitaires israéliens et américains, le rapport « BNT162b2 mRNA Covid-19 Vaccine in a Nationwide Mass Vaccination Setting » est édité par The New England Journal of Medicine, une référence. Leurs compétences allient épidémiologie et informatique, c’est nécessaire quand il faut faire le tri parmi « 3,159,136 Participants », antécédents de santé inclus, et en dériver deux ensembles d’environ 600 mille personnes, l’un pour le contrôle des non vaccinés, l’autre pour les vaccinés et futurs vaccinés. Ils disposent des « bases de données de la plus grande organisation de santé d’Israël », celles du ministère de la santé, peut-être ?

Cette phase de tri essentielle consiste, donc, à conserver une personne sur trois du groupe initial, pour obtenir deux échantillons bien appariés et représentatifs de la population, en âge (supérieur à 16 ans), en santé, en communautés religieuses et sociales.

"BNT162b2 ARNm Covid-19 Vaccination de masse mise en place à l'échelle nationale"

L’analyste extérieur n’a qu’une vision partielle du processus, son rôle est de traquer les incohérences. Hervé Seligmann et Haim Yativ, médecin et journaliste israéliens, ont fait ce travail, leurs observations sont assez renversantes pour qu’ils interpellent par une lettre ouverte le ministère de la Santé.

Si certaines sont discutables, l’une d’elles est saillante comme un nez sur la figure : le taux de mortalité covid du groupe de contrôle, non vacciné, est 5 fois plus faible que la moyenne nationale adulte sur la même période !

Détail sur les 44 jours concernés, avec 1742 décès covid officiels au total pour 6,5 millions d’adultes :

  • 27 morts pour 100 000 (population générale adulte > 16 ans)
  • 5 morts pour 100 000 (échantillon non vacciné  > 16 ans)
  • 1,5 morts pour 100 000 (échantillon vacciné > 16 ans)

Le groupe de contrôle non vacciné représente 9% de la population adulte israélienne, soigneusement sélectionné pour lui correspondre en tout point, son taux devrait donc se rapprocher des 27 décès pour 100 000 nationaux, mais il n’est que de 5. Les chances pour qu’il soit plus de cinq fois plus faible (27/5), par le jeu malencontreux du hasard, sont aussi probables que de gagner à une loterie planétaire.

La démarche scientifique de base, c’est de vérifier la cohérence des résultats avec les paramètres globaux connus. Aucun des 10 scientifiques internationaux signataires, de l’Institut Clelit à Tel Aviv, de la Harvard Medical school ou du MIT, n’y auraient songé ? Comment sont-ils arrivés à un biais statistique si marqué que la population testée y soit naturellement cinq fois mieux protégée du virus que la moyenne ? C’est d’autant plus extraordinaire que les critères d’âge, de comorbidité, d’origine, de culture, sont en parfaite adéquation avec la démographie.

Autre problème de taille, le nombre de cas symptomatiques du groupe de contrôle au premier jour, avant toute intervention, est le double de celui des vaccinés, soit 197 personnes de plus. Sachant que le nombre total de morts non vaccinés à l’issue des six semaines est de 32 (contre 9 pour les vaccinés), le destin de ces personnes pourrait grandement impacter les bilans d’efficacité du vaccin.

Après leur analyse poussée, le Dr Hervé Seligmann et Haim Yativ parviennent tout de même à conclure que « malgré les biais, les résultats montrent que la vaccination protège ceux qui développeraient des formes bénignes de l’infection, et fragilise la minorité des gens susceptibles de développer des formes plus sévères ».

Autrement dit, le produit Pfizer protègerait ceux qui n’en n’ont pas vraiment besoin, et aggraverait la situation des plus précaires. Leur interprétation est difficile, vu le biais de départ, le conditionnel est donc de rigueur.

Cependant, en l’état, il est évident que les taux d’efficacité vaccinales annoncés ne valent rien. Ils sont établis par dix scientifiques auxquels l’État israélien a fourni un accès privilégié à des bases de données sensibles.

Le biais est si grossier que l’on peut effectivement imaginer que Pfizer et ses contractants cherchent à cacher les effets délétères de sa thérapie, sur des catégories de population spécifiques.

Et comme il serait étonnant que les six spécialistes de Tel Aviv, forts de leur expérience, n’aient pas participé à la « collaboration » citée dans le communiqué de Pfizer, on attend avec impatience la sortie promise dans une « revue dotée d’un comité de lecture ».

Sans attendre, étudions l’hypothèse qu’ils aient manqué d’inclure les individus très affaiblis, par exemple des résidents de maisons de retraites ou de soins, dont le consentement libre et docile est éclairé par BFM TV, France 2, Le Monde ou en l’occurrence, la BBC, puisque ce sont les médecins de l’UK Medical Freedom Alliance qui en font un bilan alarmant, interpellant Boris Johnson le 5 février. Dans les registres officiels, ils observent que le nombre de décès « dans les maisons de soins a triplé au cours des deux semaines comprises entre le 8 et le 22 janvier 2021, au moment même où le taux de vaccination des résidents augmentait massivement ».

Ils s’appuient ensuite sur les hécatombes post-vaccinales qui ont percé dans la presse :

  • Maison de Basingstoke UK, 60% de tests positifs et 22 morts.
  • Maison Abercorn en Écosse : flambée de contaminations.
  • Allemagne : 11 morts parmi 41 résidents d’un établissement de Uhldingen-Mühlhofen dans les jours suivant la première dose. Enquête sur 10 morts de personnes « fébriles » âgées de 79 à 93 ans « dans un délai de quelques heures à 4 jours» après injection Pfizer.
  • Norvège : l’entité de veille médicale relie 29 évènements à des effets secondaires qui « peuvent avoir conduit à la mort de patients fragiles».

Puis ils rappellent « le manque de données sur la sécurité des personnes âgées présentant des comorbidités multiples » dans les essais vaccinaux initiaux, ainsi que l’aggravation dépendante aux anticorps (ADE) induite par les vaccins, qui peut expliquer un accroissement des hospitalisations et des issues fatales, mais aussi « l'absence de données de sécurité concernant les personnes antérieurement atteintes du Covid-19, et la possibilité qu'une immunité existante puisse entraîner une augmentation des effets secondaires des vaccins Covid-19 », selon un processus biologique décrit par le Dr Hooman Noorchashm dans une lettre ouverte à la FDA, l’agence du médicament états-unienne.

Les médecins constatent dans 7 pays une « frappante » coïncidence, temporelle et comportementale, entre vaccination et hausse de mortalité. Au Royaume Uni la discontinuité est nette (en noir, la dynamique de vaccination, en bleu les morts covid officielles, en pointillé rouge la tendance selon la dynamique précédente) :

L’évolution épidémique en Suède et en Angleterre sont restés synchrones jusqu’au lancement des vaccinations, où le décrochage est très net, les suédois s’en tirent bien mieux sans le vaccin (campagne tout juste lancée en Suède) :

L’inflexion est moins brutale en Israël, mais le schéma semble bien se répéter.

Analysons les données nationales sur une durée plus longue.

La campagne de vaccination débute en Israël à la mi-décembre, en pleine recrudescence de « cas actifs ». Trois mois plus tard, 55,8% des israéliens seraient vaccinés selon les autorités, la vague épidémique n’est pas encore terminée, et le taux de mortalité covid retombe tout juste au niveau du mois de décembre :

À titre de comparaison, lors de la première vague en France, nous observions la même chute de mortalité au bout de deux mois, de la mi-mars à la mi-mai, sans vaccin, avec des techniques de réanimation mal adaptées, sans aucune immunité collective, et sans traitement autre que le « Restez-chez-vous ».

La crise israélienne a donc duré très longtemps (+ 50%), et le nombre de morts y est plus élevé qu’à l’automne et à l’hiver précédent. C’est la pire crise vécue en Israël depuis le covid, et elle n’est pas terminée.

Comment est-il possible de déterminer si la vaccination a amélioré ou aggravé le cours naturel de l’épidémie ? À ce stade, toute affirmation définitive est divinatoire. Le doute scientifique s’impose, et l’impression globale, au vu de l’histoire covid d’Israël, soulève légitimement de grosses inquiétudes, comme celle exprimée avec le concours du Dr Hervé Seligman dans cette tentative d’analyse.

La population des Émirats Arabes Unis est comparable à Israël, 60% auraient reçu le produit Pfizer à ce jour ; voici les courbes de « cas actifs » et de décès :

Premier fait remarquable : la forte et brutale augmentation des « cas actifs » à partir de novembre, est sans corrélation avec le nombre de décès, qui restent stables pendant 6 semaines. Cela ressemble à une épidémie de tests PCR, qui dénote un changement drastique dans les méthodes de suivi épidémique.

Cette recrudescence ne se traduit en accroissement de mortalité qu’après le début des vaccinations. Le pic de la mi-février prend une ampleur inégalée dans l’histoire covid du pays, et la durée de la cloche épidémique est très longue comparée aux cas connus.

La remontée brutale des « cas actifs » à la fin février (cercle rouge) constitue une grave anomalie : quel rôle y joue le vaccin à une phase avancée des injections ?

Ces statistiques sont plus déroutantes et inquiétantes que conclusives, quant à l’efficacité et la sureté du produit Pfizer (seul utilisé dans le pays).

De son côté, l’Angleterre monterait officiellement à 30% de taux de vaccination, les gens les plus à risque sont donc censés être vaccinés.

Encore une fois, les morts liées au coronavirus surpassent les pics précédents. Prenons les chiffres officiels des deux pires mois d’hiver 2020 et 2021 :

  • 23 mars au 23 mai 2020 : 35 300 morts covid
  • 20 décembre - 20 février 2021 : 53 300 morts covid

Il y aurait donc environ 50% de plus de morts covid au pic de cet hiver qu’au précédent. Cependant, si l’on se réfère à la courbe de surmortalité toutes causes confondues (supposée la plus fiable), la proportion est inversée, cet hiver étant le plus clément :

Données surmortalité globale, projet euromomo.eu. Partie jaunie non consolidée.

Avec une contradiction aussi flagrante, c’est l’affectation des morts covid qui est mise en doute. Comme en France, le ramasse-covid a le râteau tellement large qu’il cache l’horizon, comme démontré ici. On ne peut pas terroriser la population et élaborer une politique de santé sérieuse, quand bien-même ils le voudraient.

À travers ce dense brouillard nous discernons une certitude : en Israël et aux Emirats Arabes Unis, la vaccination massive est accompagnée d’une hausse de mortalité, d’une ampleur inédite dans chacun des pays. En Angleterre la hausse est également synchrone avec la vaccination, dans une proportion contradictoire donc peu exploitable.

Coup de théâtre

Les prophètes scientistes peuvent proclamer que le vaccin a évité une contagion exponentielle sans fin. C’est en effet le meilleur moyen d’espérer que le rapport bénéfice/risque soit favorable, tout comme l’efficacité supposée du confinement généralisé, indéniable si l’on crédite les simulations “épidémiologiques“ du mathématicien Ferguson de l’Imperial College, « 400 000 morts » en France, dont les prédictions ne se sont réalisées nulle part, pas même en Suède ni en Biélorussie, pays qui n’ont pas suivi les recommandations de l’OMS ou du FMI.

La doctoresse Michal-Teitelbaum dénonce : « La fausseté de tous ces arguments un par un peut être démontrée et c'est ce que j'ai déjà fait […]. A l'évidence, le modèle proposé, accélération exponentielle constante, pour justifier l'inféodation aux dictats de qqs illuminés n'existe pas dans la réalité ». Ses arguments très clairs sont accessibles ici, un analyste déconstruit le modèle là.

Rien ne prouve que les nombreux risques potentiels des produits ARNm, exemptés des essais incompressibles de phase III (le vaccin le plus rapide a nécessité 4 ans de tests), n’ont pas commencé à se réaliser.

Certains se situent à l’échelle individuelle. L’ancien directeur technique de Pfizer Michael Yeadon détaille l’un d’eux : « Dans certains virus, si une personne possède un anticorps non neutralisant contre le virus, une infection ultérieure par le virus peut provoquer chez cette personne une réaction plus sévère en raison de la présence d'un anticorps non neutralisant. Cela n'est pas vrai pour tous les virus[…]. C'est ce qu'on appelle l’aggravation dépendante des anticorps (ADE), et c'est un problème courant avec le virus de la dengue, le virus Ebola, le VIH, le VRS et la famille des coronavirus. En fait, ce problème d'ADE est l'une des principales raisons pour lesquelles de nombreux essais vaccinaux antérieurs pour d'autres coronavirus ont échoué ».

D’où la question : « Les personnes qui se contaminent, malgré la vaccination, peuvent-elles développer plus fréquemment des formes sévères de COVID-19 » ? Elle est assez sérieuse pour avoir fait l’objet d’un rapport issu de VIDAL, une référence de la veille médicinale.

Pour passer à la forme affirmative, il faut lire le « mémoire » d’Olivier Véran, et faire gaffe à bien se cramponner :

« Les personnes vaccinées sont aussi celles qui sont les plus exposées aux formes graves et aux décès en cas d’inefficacité initiale du vaccin ou de réinfection post-vaccinale ou de la virulence d’un variant ».

Donc, tu te vaccines, et t’as l’embarras du choix pour crever de :

  • La faute (initiale) à pas de bol. Exemple, tomber sur le mauvais lot, voir ci-dessous ; autres exemples : voir plus bas.
  • Une réinfection : après le vaccin, il est conseillé de s’isoler pendant six mois ?
  • Un variant : après six mois, ils ont proliféré, sinon ce ne serait pas un coronavirus. Donc tu t’isoles, ou tu te revaccines. Mais comme des mutants il y en a déjà, par exemple le sud-africain réputé résistant à l’Astrazeneca (et peut-être au Pfizer, voir plus bas), c’est plus sûr d’être resté isolé.

Bilan : pour une sécurité optimale, s’enfermer ad vitam aeternam dès la première dose.

L’agence européenne du médicament (EMA) elle-même a émis des réserves relatives au processus de fabrication ; pour produire l’ARN artificiel, il est nécessaire de générer l’ADN à partir duquel l’ARN se réplique. Les fabricants tel Pfizer ne se sont pas engagés sur les critères de qualité du processus de purification industriel : des éléments d’ADN peuvent-ils subsister ? Nous ne savons pas. Il a fallu une cyberattaque pour obtenir des données quantitatives sur la qualité de l’ARNm contenu dans les flacons. Le British Medical Journal en fait l’écho : parmi les lots de production, « des différences significatives de proportion entre ARN intègre et ARN fragmenté » ont été mesurées, dans une fourchette allant de 55% à 78% !!

Conséquences des faibles taux d’ARN intègre :

  • Le pouvoir immunisant est amoindri et variable selon les lots dont certains (un peu, beaucoup, tous ?) s’éloignent des essais phase II publiés par Pfizer.
  • Le taux de fragments d’ARN augmente, et il est déjà très élevé dans le meilleur cas (22%).

Les petites séquences d’ARN sont hors-contrôle, elles sont susceptibles d’être traduites par nos cellules et perturber nos défenses immunitaires, et de déclencher des hyper-réactions telles que les réactions auto-immunes.

La présence de ces impuretés pourrait expliquer une partie des effets indésirables graves ou gravissimes répertoriés par les autorités, 2541 cas recensés le 18 mars pour le Pfizer.

Des lots Moderna défectueux ont été suivis de choc allergiques si fréquents que la Californie a gelé leur utilisation ; la santé des cobayes est soumise à la variabilité d’un processus industriel mal maitrisé.

La thérapie génique est expérimentale à tous les niveaux. Quand bien même serait-elle parfaite, ses effets pervers ne disparaitraient pas :

  • Lourdeur de déploiement, production, acheminement, congélateurs à -80 degrés…
  • Mobilisation des ressources humaines, débauche d’énergie et d’argent public, qui absorbent les moyens qui ne sont pas mis dans la prévention, la médecine de proximité, les lits d’hôpital…
  • Éradication des traitement alternatifs et précoces à effet IMMÉDIAT, respectueux du principe “primum non nocere“, par lobbying, corruption, connivences et harcèlement des médecins prescripteurs.
  • Inadaptation à des virus mutants par nature : la vaccination généralisée se comprend pour prévenir la poliomyélite, elle est ABSURDE pour lutter contre les coronavirus ;
  • Promesse de la vaccination perpétuelle contre un virus mutagène par essence, en conflit avec l’immunité collective naturelle qui a fait ses preuves contre les autres coronavirus.
  • Le déploiement en période de circulation virale est mal adapté (le vaccin est préventif, pas curatif).
  • Négation de la nécessité logique et légale de viser les populations, dûment éclairées et informées, susceptibles de bénéficier du traitement sans en pâtir.

Le chantage à la levée des restrictions et le harcèlement des populations couronne le tout.

À ce stade, le quidam est en droit de demander : « Et si on faisait une distribution générale de vitamines D, C, et Zinc, ça serait pas plus sûr et efficace ? ». Réponse : « Hors sujet, camarade ».

En Israël, le comité « Civil Probe » requiert une investigation pour allégation de « tromperie » gouvernementale « suspicieusement criminelle », auprès du Procureur Général : « Au cours de cette campagne, toutes les règles de base de la prudence et de l'éthique médicales ont été ignorées et, avec elles, les principales directives établies après la Seconde Guerre mondiale concernant la participation aux essais médicaux (le code de Nuremberg) ».

Deux avocats ont déposé une plainte auprès du tribunal de La Haye pour violations du Code de Nuremberg. Comme certains ont la mémoire courte, rappelons une des expérimentations nazies qui ont été l'objet des procès de Nuremberg, subies essentiellement par les femmes juives : "Les médecins nazis utilisèrent également des cobayes humains pour la production de vaccins contre le typhus, la diphtérie, le choléra (bloc 46 à Buchenwald), la malaria (professeur Schilling à Dachau sur environ mille détenus)".

Citoyenne israélienne sous pression.

Effets immédiats

Une étude de 2011 transmise au département de la santé américain, estimait à 1% le taux de déclaration des effets indésirables vaccinaux. La pauvreté des retours s’explique entre autre par « le manque de sensibilisation des cliniciens », ou « le fardeau de la notification » qui prend du temps et fait double emploi. On pourrait dire triple emploi dès lors que les médecins, surchargés en temps normal, pratiquent la vaccination à la chaine. Leur « sensibilisation » accrue, ainsi que l’auto-déclaration individuelle, compensent difficilement cet effet entonnoir. Les centres de pharmacovigilance ont un gros travail de tri et d’analyse, ils ne sont pas dimensionnés pour traiter les dossiers de manière exhaustive. De surcroit, les données issues des centres de vaccination remontent directement au ministère de la santé, auquel nous vouons une confiance aveugle.

Il est donc peu probable que les retours atteignent les 10% ou 13% (correspondant aux évaluations les plus optimistes de déclaration médicamenteuse). Les chiffres officiels d’effets indésirables doivent donc être multipliés par un facteur X égal 3, 5, 10, 20, 100 ? Pour les autorités, c’est un tabou.

Compilation des déclarations officielles Covid et H1N1 en Europe, avec effets et décès signalés au 20 mars (par lien de proximité vaccinale, sans preuve de causalité) :

À nombre de vaccinés égal, la fréquence d’effets déclarés est 6 fois supérieure pour les Covid que les H1N1, et la fréquence de décès déclarés est 10 fois supérieure, aux facteurs X près, mal connus dans les deux cas. Sachant que les cas de « narcolepsie post-vaccinale » H1N1 sont apparus jusqu’à un an plus tard, le bilan vaccinal est loin d’être clos.

Conséquences systémiques

La crainte de la « pression de sélection », accélératrice des mutations relatives à l’agent contaminant, est partagée par plusieurs spécialistes et médecins. Elle est liée au fait que seule la clé d’entrée dans nos cellules (la fameuse protéine “spike“) est choisie pour la reconnaissance de l’agent pathogène, contrairement aux vaccins classiques qui ciblent un ensemble de protéines. Ce risque est aggravé par le fait que les vaccinés ARNm restent contagieux, d’autant plus s’ils n’ont pas reçu la deuxième injection.

La résistance accrue du « variant sud-africain » au vaccin Astrazeneca, constatée dans l’étude du Pr Shabir Madhi, pourrait relever de ce dilemme de pression de sélection : l’Afrique du Sud est le premier pays d’expérimentation de ce vaccin. La pharmacovigilance française (voir conférence de la Pr Micallef-Roll) a déjà détecté des cas symptomatiques avec ce variant, à plus de 14 jours des injections Pfizer.

Le pouvoir canadien a décidé d’espacer les injections de 4 mois au lieu de trois semaines, à la manière d’un cuisinier qui adapterait sa recette après épuisement du stock d’épices. On n’arrête pas des antibiotiques en milieu de traitement, c’est dangereux, « alors pourquoi le fait-on dans le contexte du SARS-COV-2 ? », s’indigne l’immunologue canadien Byram Bridle, qui a développé un vaccin covid sur les hamsters. Il affirme : « Les déploiements vaccinaux sont d’ores et déjà effectués d'une manière qui favorisera l'émergence de ce que nous appelons des "variantes antigéniques" ».

L’OMS ne s’émeut pas des bricolages scientistes en cours. L’heure est à l’expérimentation des masses, après tout.

Il y a toujours une lueur d’espoir au fond du tunnel. Le journal du Vidal confirme la robustesse et la pérennité de l’immunité acquise naturellement par infection du virus, dans les études qui couvrent des périodes de six mois à un an ; sans surprise. Surtout, ils déduisent que le « SARS-CoV-2 ne dispose que d'un répertoire de mutations d'échappement immunitaire assez limité », à l’image des autres coronavirus ; cela signifie que les organismes antérieurement infectés, conservent des défenses immunitaires relativement efficaces contre les mutants.

Le taux de réinfection par deux souches identiques se situe entre 0,1% et 0,03%. Ce taux monterait à 5% en cas de réinfection avec le variant sud-africain, il y a donc un certain impact sur l’immunité individuelle et collective, avec 95% des personnes qui restent protégées ; les réinfectés n’ont développé que des formes bénignes du covid. Par contraste, le Pr Shabir mesure à 10% l’efficacité du vaccin AZ contre le même variant, sur des formes modérées, ce qui confirme la mauvaise adaptation du vaccin aux mutants, et la suprématie de l’immunité naturelle sur l’immunisation artificielle.

Si l’hypothèse de pression de sélection est correcte, alors le vaccin accélère sa propre obsolescence, renforçant la dépendance aux “mises à jour“ des humains soumis au régime bio-industriel.

Nous parlions ici du « risque d’apparition de virus recombinants » relevé par l’enseignant-chercheur en génétique Christian Vélot, rédacteur d’un rapport d’expertise sur les vaccins OGM. Ce qui est en jeu, c’est la génération de virus plus dangereux que le SARS-COV-2, par la rencontre inopinée de l’ARNm codant la protéine spike, avec un autre rétrovirus, doublée de la malchance qu’ils se recombinent avec succès. Un seul organisme suffirait à produire ce Frankenstein, parmi les millions ou milliards d’êtres humains (pitié !) vaccinés. C’est un processus d’origine naturelle, dont la probabilité augmenterait en proportion des gens porteurs d’un ARN génétiquement modifié. Le sujet ne passionne pas les spécialistes, espérons qu’il se trompe.

Au pays des aveugles, l’aveugle est roi

Souverain suprême, l’exécutif français interrompit les piqures Astrazeneca une heure après Angela Merkel, suite à l’injection de dizaines de millions de doses de par le monde, et en bonus, les effets d’un million de doses inoculées en France.

Il y a pourtant un critère qui saute aux yeux, décroche les tympans, détonne : les accidents touchent les moins de 49 ans à 87%, pire encore, 94% de probabilité en pondérant sur le nombre de vaccinés, soit 15 fois plus de malchance que les plus âgés de se retrouver avec un incident grave, une maladie chronique, une infirmité. C’est une signature fortement significative qui est forcément connue depuis longtemps, avec des dizaines de millions de doses déjà injectées dans le monde, et quasi certainement connue depuis les tests du fabricant.

0,4% de malchance d’avoir une réaction grave chez les jeunes, qu’il faut multiplier par le facteur X, puisque la chaine de commandement Macron/Castex/Véran/Salomon/Hirsch n’est pas “capable“ de mettre en place des zones de suivi exhaustif, qui aideraient à calibrer statistiquement l’ensemble : la seule nouveauté est une  surveillance intensifiée des données entrantes, RIEN n’est fait pour évaluer la fourchette de non déclaration, un vrai scandale compte tenu de la nature expérimentale des thérapies.

1 chance sur 270 sur le papier, peut-être une “chance“ sur 100, sur 50 ou sur 20, on ne sait pas, mais un jeune informé aurait difficilement accepté le risque. La granularité est insuffisante : 18-49 ans ne permet pas d’apprécier la susceptibilité des plus jeunes. 1200 cas graves multipliés par X auraient dû être évités. Une enquête de plus s’impose chez Astrazeneca, l’OMS et l’UNICEF (qui recommandaient chaudement le vaccin “for everyone“ le 10 février), chez nos dirigeants, nos fonctionnaires et autres “responsables“ qui ont mis en danger la vie d’autrui.

À ce stade, la question est : avec ces vaccins, les jeunes et relativement jeunes n’ont-ils pas déjà payé de leur santé plus gravement que le covid aurait jamais été capable de le faire ?

La Haute Autorité de Santé a fini par recommander l’âge minimum de 55 ans pour Astrazeneca. Pourquoi pas 65 ans, alors que la tranche 50-64 ans est loin d’être indemne ? La fin express du moratoire est-elle justifiée médicalement ?

Si la santé était l’objet premier de ces campagnes, on n’en serait pas à se demander si un étudiant nantais de 24 ans, mort avec 1,7 litres de sang dans le ventre, ou si un homme de 63 ans, qui « a commencé à avoir de gros troubles respiratoires » 30 minutes après l’injection, sont morts à cause du produit Astrazeneca.

Près de six cent mille jeunes de 16-49 ans ont été vaccinés avec le Pfizer, la probabilité qu’ils souffrent d’incidents graves est 2,4 fois supérieure aux plus âgés. Depuis le début de la campagne, 622 personnes gravement atteintes (tous âges) sont « non rétablies », sur une durée pouvant aller jusqu’à 10 semaines. Ce paramètre temporel important, puisqu’un handicap permanent est possible, n’est pas renseigné. En consultant les rapports sur 4 semaines, on dénombre 26 rétablissements, et 359 personnes qui ne sont pas rétablies depuis un mois minimum, à multiplier par le facteur X (des milliers ?), avec potentiellement des pathologies chroniques, susceptibles de pourrir la vie de personnes de santé initiale excellente ou correcte.

Cardiologue Peter Mac Cullough, audience sur le covid au Sénat texan :

« Pour les moins de 50 ans, sans facteur de risque, il n’y a aucun argument scientifique justifiant qu’ils se vaccinent ».

Au global, le taux de vaccination des femmes était supérieur de 50% à celui des hommes le 4 mars. C’est certainement dû à leur prépondérance dans les domaines de santé et de service à la personne. Dans les établissements de santé, la vaccination du personnel soignant est ou risque de devenir obligatoire, puisque la conservation de leur emploi est mise en balance. Pour les hommes et femmes concernés, c’est absolument scandaleux, étant donné le caractère expérimental des thérapies.

Témoignage d’un médecin du travail de France occidentale : « En dehors de tout cadre légal, certains employeurs organisent, avec des médecins complaisants, la vaccination dans leurs locaux, traquent ceux qui ne s'y rendent pas, convoquent certains salariés pour connaître leurs problèmes de santé (ceux qui ont été placés sous le statut de " personnes vulnérables Covid" et qui ont bénéficié de ce fameux "certificat d'isolement" ayant entraîné la mort du secret médical ) ». Une femme immunodéprimée a ainsi été poussée à se vacciner (et à reprendre le travail), alors que l’on sait que le vaccin engendre rarement, chez ces personnes, les anticorps protecteurs attendus : ils étaient « détectables » sur seulement 17% des patients dans une grosse étude sur le Pfizer et le Moderna. Cette femme se retrouve avec un problème d’hypertension artérielle, un des effets secondaires les plus fréquents des vaccins Covid.

Par-dessus le marché, la probabilité d’occurrence des effets non graves ET graves chez les femmes apparait nettement supérieure à celle des hommes.

Astrazeneca : + 300 % chez les femmes.

Pfizer : + 63% chez les femmes.

Rapport pharmacovigilance ANSM, produit Astrazeneca. Cumul 27 déc - 18 mars.

En prenant les chiffres bruts, qui cumulent les contraintes de spécificités professionnelles et de balance des effets indésirables, les femmes sont globalement trois fois plus touchées que les hommes.

Le rapport ANSM de veille sur Astrazenca note « une plus grande réactogénicité chez les femmes comme évoqué dans de précédentes études avec notamment les vaccins de la grippe », autrement dit, c’est normal… pourtant, les références qu’ils donnent révèlent un déséquilibre H/F bien moindre, d’un facteur 1,5 à 2 fois plus faible.

Le comble de ces formes de discrimination, c’est être jeune, femme, d’une profession ciblée et vaccinée sous pression, malgré son propre jugement.

Le comble ultime revient à Netanyahou et son équipe, incitant les femmes enceintes à se faire vacciner malgré l’absence totale de garantie, médiatisant à outrance des cas de césariennes hâtées par une infection covid - ce qui provoqua la démission d’un médecin du comité de suivi israélien. Les mères chanceuses pourront in fine constater l’impact de l’ARN sur leurs bébés, c’est intéressant… pour les scientifiques.

Article L111-4 Code de santé publique.

« Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment ».

L’ex-directeur de Pfizer Michael Yeadon avait alerté sur le risque potentiel d’infertilité, car la présence de la protéine Syncytin-1, « condition préalable essentielle à une grossesse réussie, se trouve également sous une forme homologue dans les protéines “spike“ des virus du SRAS ». Les anticorps générés par l’ARN vaccinal pourraient donc être hostiles aux Syncytin-1.

Cette spécificité féminine est une des pistes en direction d’un comportement discriminant, commun aux thérapies axées sur la protéine spike, Pfizer, Moderna, Astrazeneca, J&J…. Nul doute que les autorités travaillent activement sur ces questions avec l’aide active et préoccupée de l’armada pharmaceutique.

Rapport bénéfice/risque, dernière roue du carrosse

Si les jeunes sur-réagissent aux vaccins, c’est notamment pour une raison simple : leurs vives défenses immunitaires qui les protègent efficacement du covid, se retournent contre eux plus promptement dès lors qu’un agent étranger les perturbe.

Un jeune fatigué, déprimé, mal nourri, trop masqué ou trop confiné peut développer des surinfections bactériennes consécutives au covid. Dans ce cas, selon l’expérience multi-décennale et celles de nombreux médecins ayant traité ces maladies, le zinc et les antibiotiques prescrits à temps suffiront généralement à guérir ceux qui développent une forme grave. La machine de guerre vaccinale étant lancée, le ministre Véran vient d’ailleurs de chuchoter qu’en cas de symptômes « une antibiothérapie pourra être prescrite ». Quand on sait que Jérôme Salomon harcèle les médecins depuis dix mois pour qu’ils n’en prescrivent pas, on comprend le « pourra », et on cherche un lavabo avant d’aller vomir.

C’est néanmoins officiel désormais : l’évaluation du rapport bénéfice/risque lié aux vaccins est faussé depuis le début, puisque le risque est mitigé par l’existence d’au moins un traitement reconnu. Nous ne parlerons pas ici de l’Ivermectine, dont une grosse étude argentine en milieu hospitalier laisse penser qu’elle remplacerait très avantageusement le vaccin chez les personnes exposées, en tant que traitement prophylactique aux effets secondaires maitrisés de longue date, ni de l’ensemble des études Ivermectine, dont une synthèse est faite par le Dr Gérard Maudrux dans son article “Covid : Ivermectine supérieure au vaccin“. Marisol Touraine, présidente d’UNITAID et précurseur de l’obligation vaccinale enfantine, ne s’est pas exprimée publiquement sur le sujet ; le témoignage courageux de la docteur Tess Lawrie laisse imaginer ce qui se trame en coulisses ; les lavabos XXL ont de l’avenir.

Les données INSEE 2020 étant désormais figées, quatre chercheurs ont fait le bilan de la surmortalité globale, seule paramètre fiable de la situation épidémique. Le bilan des grippes saisonnières est toujours évalué de cette manière. Ils estiment qu’il n’y a pas de surmortalité détectable pour les moins de 65 ans, et qu’elle est de +3,6% pour les plus de 65 ans. Le vieillissement de la population et des baby-boomers ajouté à l’effet moisson, suite à deux années clémentes, expliqueraient donc environ les deux tiers des décès affectés au covid. Le risque intrinsèque de l’épidémie étant surestimé, le rapport bénéfice/risque de la vaccination généralisée l’est d’autant, et pour les jeunes de santé correcte, on arrête de parler bénéfice, ils sont perdants sur tous les plans.

La plongée monomaniaque des pays d’Europe vers le tout-vaccin comporte un avantage : en gommant les différences, la possible détérioration de court et moyen terme est dissimulée.

Si “échec“ il y a, ce sera une victoire programmatique. La « feuille de route sur les vaccins » établie par la Commission Européenne à l’été 2019, bien avant l’épidémie, trouve dans le covid un coup de boost inespéré. Prévue jusqu’en 2021, « la faisabilité du développement d’une carte/passeport vaccinal commun pour les citoyens de l’UE », devait aboutir en 2022 à une « proposition de la Commission ». Bingo, on y est avec un an d’avance, le « certificat vert » passera en fast-track, le vote accéléré du parlement européen sans débats ni paillettes.

Qui disait que les dirigeants n’ont pas de vision long terme ? Ce sont de véritables visionnaires, et en plus, ils ont le cul bordé de nouilles, l’opportunisme chevillé au corps, l’audace, la gagne, la ténacité. En un mot, l’amour des peuples.

Et pour couronner le tout, inquiets que les brebis ne s’égarent, les commissaires attentionnés appellent à « contrer la désinformation sur les vaccins » grâce aux outils supervisés par la « Commission Communication », laquelle, à n’en pas douter, cultive l’amour de la vérité, si unique.

Les coupables de « désinformation » ne seront évidemment jamais les grands gagnants du loto cité plus haut, pardon, les grands scientifiques auteurs de l’étude « à échelle nationale », indépendants et intègres, gardiens du libre arbitre, experts du calcul informatique biomédical, incapables de diviser entre eux deux nombre entiers, apparemment, du moins.

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