Covid-19 – L’État Gargamelisé nous enferme.... dans le coronavirus

Le dépistage massif aurait permis de sauver des vies et nos économies, il servira à nous maintenir cloîtrés dans nos peurs et/ou nos domiciles. Les chiffres officiels n’ont pas de sens, la politique de déconfinement consécutive à la politique de létalité non plus.

Le 7 mai, face aux députés, le Premier ministre Édouard Philippe déroula son implacable logique mathématique. Le chiffre est arrêté : 700 000 dépistages covid-19 par semaine, c’est ce qu’il faudra, avec la « marge » nécessaire, pour empêcher le fameux rebond tant redouté par le « conseil scientifique ». La formule coule de source :

 C = (3000 x 7 x 25) + MS = 700 000

 C : Capacité de tests coronavirus par semaine.

MS   : Marge de sécurité.

3000 : maximum de nouveaux cas confirmés par jour (fourchette estimée de 1000 à 3000).

7       :  nombre de jours par semaine.

25     :  maximum de personnes « ayant croisé dans les jours précédents » la personne détectée positive.

Si « les hypothèses sur lesquelles sont fondées ces modélisations » se révèlent exactes, la France va se transformer en gigantesque chasse à l’homme. Dans le pire des cas imaginé par nos élites, les enquêteurs devront chaque jour retrouver 75 000 individus (3000 fois 25) potentiellement contaminés, que les brigades composées « d’anges gardiens » devront localiser et tester, ou faire tester.

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Le docte discours du Premier ministre effleure à peine deux problèmes majeurs induits :

  1. Avec quelle probabilité les 25 personnes croisées sont contaminées ?
  2. Comment seront-elles identifiées ?
  3. Conséquences du rythme augmenté de dépistage

Pour la première question, une vue graphique des choses s’impose. La courbe d’évolution des nouveaux cas de contamination, trop rassurante pour être montrée à la presse ou à la télévision, montre que l’épidémie est dans sa phase d’extinction, avec un comportement de grippe saisonnière classique. Ce graphique provient d’une équipe de recherche singapourienne indépendante qui récolte les données (pics bleus qui souffrent des imperfections de mesures), et en déduisent (courbe rouge) une version plus réaliste, dont la partie prédictive est basée sur un modèle partagé.

Mise à jour 12 mai : le site singapourien a effacé ces courbes depuis le 10 mai, censure très probable. On y accède encore par les archives ici.

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La plupart des pays européens sont de manière similaire dans leur phase finale épidémique, ce qui démontre une tendance générale de la chute de la contagiosité. C’est important, car on pourrait penser que c’est la situation de confinement spécifique à la France qui explique le déclin, et que le retour à la vie normale pourrait réenclencher un cycle épidémique important. Ce n’est pas le cas, visiblement.

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À notre connaissance, une équipe a étudié la contagiosité du covid-19, c’est celle du Pr Raoult à l’IHU de Marseille. Pourquoi toujours la même ? Sans doute parce que c’est le centre le mieux équipé en France pour les maladies infectieuses, tout entier mobilisé pour contrer l’épidémie.

Le critère R0 de contagiosité donne le nombre moyen de personnes infectées par une personne malade. Mathématiquement déductibles des courbes affichées ci-dessus, il se situait entre 2 et 2,5 en phase critique, et dès le 15 avril il était redescendu entre 0,6 et 0,7, selon le président du comité scientifique Jean-François Delfraissy. Il est donc aujourd’hui, en toute logique, inférieur à 0,5, ce qui veut dire qu’une personne contaminée a moins d’une chance sur deux d'infecter une autre personne.

Le quidam porte le virus dans une durée moyenne d’incubation de sept jours, auquel s’ajoute le temps de réaction après apparition des symptômes : par exemple, trois jours pour obtenir un arrêt de travail et prendre des précautions pour autrui. Pendant une bonne semaine où l’individu déborde de virus, il prend les transports, marche dans la rue, échange avec les collègues au travail, ou s’il est au foyer il fait les courses, est en contact avec ses enfants, son conjoint ou ses colocataires, et pendant tout ce temps-là, il n’a soit contaminé personne, soit une seule personne (une chance sur deux pour R0=0,5).

Le virus s’attrape donc très généralement en milieu confiné et avec proximité ou contacts prolongés, voire très prolongés, ce qu’affirment de nombreux infectiologues. Autant dire que les chances qu’un quidam ait contaminé des gens qu’il « a croisés » est quasi nulle.

La stratégie gouvernementale prend un sérieux coup dans le plastron, et l'opération des « brigades sanitaires » prend la forme d'une entreprise de persécution.

Deuxième problème, l’identification de ce que nos sommités intellectuelles nomment les « cas contact ». Le premier informateur est le médecin traitant qui est censé « recenser les personnes ayant été en contact » avec son patient testé positif, l’Assurance Maladie récoltant les données pour alimenter des fichiers qui serviront dans un premier temps aux « brigades sanitaires ». Ces brigades impliquent « notamment le personnel de santé et les services municipaux », mais le cadre légal sur la nature du personnel parait très vague.

Le site vie-publique.fr, rattaché aux services d’Édouard Philippe, annonce des « nouveaux fichiers pour faciliter le suivi des malades et le traçage des contacts », et précise que « le ministre de la santé est autorisé à organiser, via un système temporaire qui sera créé par décret, le partage des données des personnes malades et des personnes ayant été au contact avec elles, le cas échéant sans leur consentement. Ces données seront accessibles à un certain nombre d’intervenants, y compris à des professionnels non médicaux ».

Nous avons donc des « fichiers » consultables par des « professionnels non médicaux » qui contiennent des éléments sur notre vie privée (amis, amants, collègues, de milieux professionnels, politiques, citoyens, associatifs…), sur notre état de santé (soi-disant liés au covid-19 mais un diagnostic médical peut très bien aller au-delà), sur nos déplacements…

Troisième problème : en dépistant en masse des gens qui n'ont pas de symptômes, on crée une rupture dans le système de comptage. Si ce n'est pas pris en compte dans les courbes significatives de l'évolution de l'épidémie (voir ci dessus), les nouveaux cas détectés vont entretenir une illusion de la persistance de l'épidémie (ce qui compte en l'occurence, c'est de suivre l'évolution RELATIVE en conservant un mode de comptage constant).

Installation larvée d’une médecine collaborationniste

Les autorités pourraient tenir parole que cela ne changerait pas le fond du problème ; effacement des fichiers après crise, consultation des données par des agents de santé (jamais par des agents de renseignement), volonté de retour à un régime de libertés… il est toujours possible de faire confiance à un pouvoir qui n’inspire pas confiance, mais les dégâts immédiats ne s’effaceront pas.

Au nom d’une tactique de santé guignolesque, c’est bel et bien le secret médical qui sera rogné. Or, cette attaque est précédée des coups de boutoirs contre le serment d’Hippocrate. Tous les médecins qui se sont vus interdire des traitements qui, en leur âme et conscience, étaient les mieux adaptés, ont été poussés à renier leurs principes éthiques. Ceux qui résistent, au cas où ils parviennent à se procurer les médicaments, reçoivent les menaces de radiation de l’Ordre des médecins, bien souvent informé par les pharmacies.

Les « bons » médecins et les « bonnes » pharmacies se mesurent au critère d’obéissance, les autres s’exposent aux sanctions.

Le spectre de Vichy refait surface, et nous nous rappelons que l’Ordre des médecins, crée par Pétain, participait aux conseils départementaux qui délivraient des dérogations aux médecins menacés de radiation, parmi lesquels de nombreux juifs.

Morts à domicile : le grand tabou

L’usine à gaz des brigades sanitaires est une dangereuse pitrerie. Des actions de ce type, dénuées de tout caractère coercitif, auraient été acceptables en début du confinement. Distribution de matériel d’hygiène, pédagogie, information sur les lieux de prise en charge médicale, incitation à ne pas laisser s’aggraver les symptômes, j’ai relayé dans ce blog dès le début les mesures de bon sens pour soigner les gens et éviter la saturation des hôpitaux.

Il était urgent d’attendre les essais cliniques sur la chloroquine, rien à l’horizon européen au bout de deux mois. L’étude du Dr Raoult publiée sur mille patients n’a rien changé à leur attentisme, pas plus que l’étude chinoise sur 500 patients publiée cette semaine, selon laquelle la chloroquine seule diminue d’un facteur 2 la mortalité. En hôpital et hors hôpital, 20 000 médecins de 30 pays déclarent prescrire l’azithromycine et la chloroquine en priorité, plus que tous les autres médicaments réunis (cliquer sur l’onglet “treatments“ en bas de page). La France est une Corée du Nord sanitaire, il est interdit d’aller voir les traitements qui soignent.

L’offre en médecine de ville a chuté de 40% au lendemain du confinement, dixit le syndicat de médecins MG France, l’État n’a rien fait pour y palier. Il voudrait qu’on croie en sa bienveillance, alors qu’il s’immisce dans notre vie privée au moment où l’épidémie s’éteint, et que les personnes à sauver sont pour la plupart déjà mortes, avec fortes suspicions d’euthanasie à la clé.

L’institut Santé Publique France publie les chiffres officiels repris par les médias. Dans le décompte quotidien, seules les morts en hôpital et en ENSM (établissements de santé nationaux) sont pris en compte. Or, le syndicat MG France a évalué (*) le nombre de morts à domicile : du 17 mars au 23 avril, pas moins de 9000 personnes supposées atteintes du covid-19 seraient mortes chez elles !!

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Cette information publiée par Cnews est restée sous les radars, alors qu’elle aurait dû faire la Une de tous les journaux. Plus du tiers (35%) des décès covid-19 seraient donc passés sous silence par l’agence Santé Publique France, sans qu’aucun avertissement explicite ne soit énoncé sur le site. De qui se moque-t-on ? La mise en œuvre du confinement est totalement remise en cause par ce chiffre. De quelle manière et à quelle date Santé Publique France va-t-elle comptabiliser ces décès ?

Pour s’en faire une idée, il faut lire les 27 pages du rapport hebdomadaire publié par l’agence, et tomber sur le chapitre “Mortalité issue de la certification électronique des décès“. Tout médecin habilité à déclarer les décès peut désormais le faire numériquement, il est donc fort probable que cela concerne essentiellement les décès à domicile. Il est précisé que « 8 679 certificats de décès contenaient une mention de COVID-19 », chiffre très proche de l’évaluation de MG France. L’étonnement s’intensifie : si Santé Publique France dispose des données, pourquoi met-elle en avant un décompte partiel ??

Autre information, la « mortalité toutes causes confondues » est en hausse, « particulièrement marquée dans les régions Grand Est et Ile-de-France ». L’agence ne pousse pas la curiosité jusqu’à distinguer les causes covid-19 des autres causes : la surmortalité hors covid-19 est-elle importante ?

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Le journal Libération a publié le 6 mai des pourcentages donnés par l’INSEE qui permettent une évaluation grossière, moyennant quelques calculs. Entre le 1er mars et le 20 avril 2020, la surmortalité nationale par rapport à 2019 est de 27%, et se monte en Ile-de-France à 95% selon l’INSEE. L’épidémie covid-19 explique difficilement ce quasi doublement de la mortalité, dans une région qui compte pour un cinquième de la population française.

Le nombre de morts affectés au covid-19 en Ile de France est de 5550 en établissements de santé, auxquels s’ajoutent les décès à domicile. En se basant sur les données départementales publiées par le syndicat MG France, nous évaluons grossièrement le nombre de décès à domicile en Ile-de-France à 2500.

Ce qui ferait un total 8050 décès liés au covid-19 dans cette région.

Selon un calcul un peu plus complexe (expliqué en fin d’article), le nombre de morts en excédent par rapport à 2019, sans rapport avec le covid-19, s’approcherait de 7000 en Ile-de-France.

Autrement dit, la surmortalité hors coronavirus est presque aussi importante que celle induite par le coronavirus, dans la région la plus peuplée de France !!??

[ Depuis deux mois les opérations chirurgicales sont reportées, des cancers du sein (toujours urgents), des poumons, du colon… sont reportées, combien vont mourir des complications, nous ne le saurons pas. Les hôpitaux se vident et les chirurgiens n’ont toujours pas l’autorisation de reprendre le travail. C’est complètement dingue. Les directeurs des ARS (Agences Régionales de Santé), dont le pouvoir est démesuré, interdisent tout simplement aux chirurgiens de traiter des cas urgents, sans raison autre que de se faire bien voir par l’État.]

Nous avons donc des instituts publics (INSEE, Santé Publique France…) où des gens font leur travail, puisque les informations importantes existent, bien qu’elles soient disséminées et peu lisibles ; et nous avons la direction de ces instituts qui présentent au grand public une vision très partielle de ce travail, avec pour conséquence d’occulter des constats susceptibles de réorienter une politique de santé publique mortelle.

Santé ? Publique ? France

Je dois vous faire une confidence (je n’est pas seul, loin de là). Depuis que je ne me contente plus de l’info prémâchée, je découvre des ONG qui enfoncent des prisonniers politiques, des cabinets d’avocats des droits de l’homme qui les piétinent, des organisations internationales largement contrôlées par des magnats privés

L’ensemble du corps médiatique ferme les yeux sur cette véritable inversion des valeurs à grande échelle, laquelle, n’en déplaise à wikipedia, n’a rien à voir avec le vieux Nietzsche et sa transvaluation de toutes les valeurs.

C’est donc sans illusion que je me penchais sur cet institut créé en 2016 sous la désastreuse présidence de François Hollande, suite à la « loi de modernisation du système de santé ». Tout le monde sait désormais que modernité ne signifie pas progrès, ce qui est un progrès. Santé Publique France résulte de la fusion de l’institut de Veille Sanitaire, de l’Institut national de prévention et d'éducation pour la santé et de l’Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires, avec un conseil d’administration pléthorique de 36 membres, dont le bien connu Jérôme Salomon, neuf nominés ministériels, et la directrice du conseil nommée par le président Macron, Mme Bonnet-Galzy. Cette dernière est membre du Conseil d’État, ce qui lui fait une double casquette lourde à porter, au cas où l’agence soit mise en cause sur des questions constitutionnelles par exemple. Elle conserve un pied dans le privé en tant qu’administratrice à la fondation de l’assurance AG2R La Mondiale.

Au sommet de Santé Publique France, nous avons la directrice générale Geneviève Chêne, nommée en octobre 2019. Cette ancienne directrice de l’INSERM a coordonné ou participé, depuis 2008, une multitude d’essais pharmaceutiques impliquant à peu près tous les grands groupes, de Gilead à Merck, en relation avec le sida ou les vaccins, comme le montre cet extrait de sa déclaration d’intérêt.

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En allant contre l’intérêt de Big Pharma, Geneviève Chêne perdrait sans doute beaucoup d’amis. En creusant encore, il apparait que Santé Publique France (appelons la SPF) est en charge de la « Gestion des stocks stratégiques de produits de santé ». Son rôle est « d’acquérir, stocker et organiser, le cas échéant, la distribution des produits nécessaires prévus par les plans nationaux de réponse aux menaces sanitaires », et la page web explicite même les « masques chirurgicaux, équipements de protection individuelle (EPI), etc ».

C’est ce qui explique que lorsque Geneviève Chêne est convoquée le 15 avril par le président de l’Assemblée Nationale Richard Ferrand, elle s’empresse de décliner toute responsabilité quant à la pénurie en masques et protections : « Nous avons une capacité d’auto-saisine dans l’ensemble des champs de nos missions sauf pour ce qui relève du 5° de l’article L. 1413-1 du code de la santé publique : “La préparation et la réponse aux menaces, alertes et crises sanitaires“. Dans ce cadre, nous agissons sur ordre ».

Problème : l’article L. 1413-1 ne fait aucune distinction entre les missions ; à quel texte de loi se réfère-t-elle ? Face à un tribunal, son affirmation est plus que fragile. À moins que Geneviève Chêne n’ait fait un lapsus, voulant dire plutôt : “Dans ce cadre, nous avons agi sur ordre“ ?

En tout cas, sur la page web du SPF, figée avant son arrivée en Juillet 2019, il est bien stipulé que le stock « permet de faire face… aux menaces épidémiques de grande ampleur (pandémie) ». L’épidémie est d’évidence un risque permanent, le SPF a la compétence technique pour évaluer le besoin dans le cadre de sa « mission ».

On assiste bien à une débandade de responsables fuyant leurs responsabilités, avec politiques et haut-fonctionnaires se couvrant mutuellement, mais jusqu’à quand ?

Le covid-19, une manne pour les vaccintégristes

Le rapport bénéfice/risque des vaccins est très complexe à évaluer, et doit se faire au cas par cas. Il y en a un qui semble avoir été bénéfique, avec peu d’effets indésirables, c’était le DT Polio. Après 42 ans sans souci, il est remplacé par un vaccin de chez Sanofi-Pasteur, plus cher, moins efficace et dangereux, engendrant notamment la myofasciite à macrophages, une terrible maladie. Pour juger de la complicité ou de l’incompétence de l’agence du médicament, l’ANSM, lisez ce rapport de l’association E3M.

Pour ce qui est des virus à mutation rapide comme les coronavirus, le vaccin est essentiellement une promesse de profits pour l’industrie pharmaceutique, pour qui la santé publique est devenue un critère marginal. Quant à l’idée de vacciner 7 milliards de terriens, c’est celle d’un bricoleur cherchant à planter un clou avec un rocher d’une tonne, sans retirer la main. La fondation Bill&Melinda Gates l’a eue, et le président Macron s’est jeté dessus en allouant 500 millions d’euros à l’OMS (de plus en plus asservie aux fondations privées Gates, Rockefeller…), en court-circuitant les processus démocratiques imposés par la constitution.

L’agence Santé Publique France sera-t-elle en mesure de modérer les ardeurs du président ? Au vu de son « répertoire des interventions efficaces ou prometteuses en prévention et promotion de la santé », aucun doute n’est permis : SPF ira dans le sens du président, si ce n’est pas elle qui lui a fourni les arguments. Dans la rubrique “vaccination“, un unique programme est préconisé : Promovac.

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Proposé par l’université de Sherbrooke au Canada, Promovac est une entreprise de lavage de cerveau qui fait froid dans le dos : « En vue d'améliorer la couverture vaccinale des nourrissons, l'étude vise à évaluer l'impact d'une stratégie éducative de promotion de la vaccination basée sur des techniques d'entretien de motivation ciblant les parents et délivrés à la maternité, pour les nourrissons de 3, 5 et 7 mois ».

Les éducateurs qui viennent démarcher les jeunes parents à la maternité reçoivent une formation de trois jours, ressortant avec une vision préconçue des vaccins qui nourrit leur prosélytisme, pardon, leur capacité d’informer les parents. L’efficacité de leur stratégie, dont un pivot est l’instillation de la peur des maladies (la diphtérie est citée en exemple canon), ferait pâlir un représentant de commerce chevronné. L’étude canadienne portant sur 1365 parents est sans appel, un quart hésitent encore (voyez la cible), les trois quarts sont convaincus d’emblée :

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L’approche des communicants suit une méthode de persuasion qu’ils diraient scientifique, mais qui ne fonctionne qu’en exploitant l’ignorance des gens et en manipulant l’information dans le sens désiré, basée sur le mensonge par omission. Le « modèle » suggéré dans le guide de Sherbrooke est tout à fait compatible avec ce schéma :

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 Hyper focale

L’affichage biaisé et brouillon des chiffres par l’organe Santé Publique France est en parfaite adéquation avec la communication gouvernementale.

Depuis deux mois, seul le covid-19 existe, aucune alerte d’ampleur n’est émise concernant les carences de soins généralisées. Les gens se laissent mourir à domicile, l’agence SPF élude le sujet. Elle devra répondre avec le gouvernement de la surmortalité toutes catégories induite par le confinement tel qu’il a été mené.

La désertion des centres médicaux urbains, en partie expliquée par la contamination de nombreux médecins, s’explique aussi peut-être par l’attitude de certains d’entre eux, et par les directives ou le laxisme de l’Ordre des médecins. C’est inadmissible que la population se soit retrouvée aussi démunie.

Les « brigades sanitaires » vont traquer les présumés covid-19, au moment où ce sont les personnes isolées, fragilisées par le manque d’exercice et d’air frais, la déprime ou leurs maladies non traitées, qui requièrent assistance et disponibilité des services de santé. Quelle que soit la réalité de l'épidémie, ces personnes restent terrorisées et ne sortent pas de chez elles. Il aurait fallu leur fournir des masques FFP2 qui protègent de l'extérieur, qu'elles se sentent rassurées et reprennent de l'exercice. Las, les pharmacies ne peuvent en vendre au quidam. Les gens bien portants sont intimés de porter des masques des heures durant, au moment où c'est le moins utile, ignorant souvent qu'au bout de trois heures un bouillon de culture se développe et devient nocif, indépendamment du coronavirus.

Rien ne semble être fait pour anticiper l’inévitable vague, celle du rattrapage des soins retardés ou provoqués par le confinement.

Nous sommes tributaires des données officielles, parfois complétées par des syndicats ou collectifs de médecins, pour évaluer la gravité et les aboutissants de l’épidémie. Pour y voir clair, le seul moyen sera d’établir le comparatif cause par cause des mortalités, entre les années précédentes et cette année.

Les morts par pneumonie publiées aux États-Unis démontrent la myopie qu’engendre le comptage focalisé sur le covid-19. Pour un décès par comorbidité, il est très difficile de déterminer la cause de la mort, même si les tests au covid-19 étaient fiables et systématiquement appliqués. Un minimum de transparence, de pédagogie et d’honnêteté auraient cependant évité la psychose disproportionnée instillée dans la population.

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La chute anormale (courbe rouge) des décès par pneumonie montre que le covid-19 est secondairement (ou pas du tout) responsable d’une proportion importante des décès.

 

Ce qui importe au final, c’est la qualité de soins qu’auront su apporter et susciter la politique et le système de santé, avant, pendant et après la crise. L’état des lieux est d’ores et déjà catastrophique, mais on n’a pas tout vu.

 

(*) : L’évaluation de MG France se base sur les déclarations de 2339 généralistes sur toute la France. Les suspicions covid-19 se basent sur les symptômes constatés par les médecins, et les tests de dépistages PCR quand ils sont faits. Leur précision est donc équivalente, peut-être meilleure (ou moins mauvaise, selon le point de vue), aux estimations hospitalières.

MG France extrapole par une règle de trois le nombre de décès covid-19 pour obtenir une estimation à échelle nationale (ils connaissent le nombre de généralistes), c’est là où l’incertitude est la plus grande. Cependant l’étude court du 17 mars au 23 avril, elle exclut donc les deux dernières semaines.

Quelques courbes tracées en fonction de données officielles (pays, OMS...), sans commentaires  :

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Bilan par un chercheur de l'EHESS :

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Évaluation grossière de la surmortalité hors coronavirus (2020 versus 2019) :

L’étude MG France donne les échantillons de décès à domicile par département ; en prenant les 7 départements parisiens on obtient le ratio qui donne à partir de 9000 morts présumés covid en France, 2650 morts présumés covid en Ile-de-France. Ce chiffre est probablement sous-estimé car de nombreux médecins ont quitté Paris.

Extrait de Liberation : « Ainsi, pas moins de 109 831 personnes sont décédées dans l’Hexagone entre le 1er mars et le 20 avril 2020, un chiffre en très forte hausse (+ 27%) comparé à la même période en 2019 (86 606 décès)… ».

L’INSEE a publié des chiffres nationaux, donc pour ramener à l’Ile-de-France, un ratio des populations s’impose (12 millions / 67 millions).

D’où en Ile-de-France :

En 2019, environ 15 800 morts au total dans cette période.

Il y a +95% de morts en Ile-de-France en 2020 qu’en 2019, donc la surmortalité est de 15 000 morts.

Pour obtenir le nombre de morts en excès entre 2020 versus 2019, hors cause de coronavirus, on soustrait ces 15 000 des covid-19 :

15000 – (5500 + 2647) à 6850 morts en Ile-de-France pour toutes causes excepté le covid-19.

 

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