Que devient la promesse de Macron : Pas de retraite à moins de 1000€ par mois ?

Le projet a été gelé depuis la crise sanitaire. Le projet revient dans le débat politique via un rapport parlementaire des députés LREM Nicolas Turquois et Lionel Causse, en ce début septembre 2021. En attendant que Macron tienne ses promesses, le minimum contributif et l’Aspa qui sont en vigueur permettent de compléter les faibles pensions de retraite.

La promesse de Macron : « Pas de retraite à moins de 1000€ par mois » , revient dans le débat politique via un rapport parlementaire des députés LREM Nicolas Turquois et Lionel Causse, en ce début septembre 2021.

C’était en substance ce que promettait la réforme des retraites. Le projet a été gelé depuis la crise sanitaire.

Toutefois, deux dispositifs assurent un minimum aux personnes modestes : le minimum contributif et l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). Ils relèvent de logiques différentes, l’un constituant un complément de retraite, l’autre une allocation (voir les détails d’attribution ci-dessous).

Selon l’assurance retraite :

 - 601 600 retraité(e)s bénéficient d'une allocation du minimum vieillesse (que ce soit l'ASV ou l’ASPA),

- Un tiers des retraités perçoit une pension inférieure ou égale à 1000 € bruts par mois, soit près de 6 millions de retraités.

Dans mon article « Le travail ne paye pas, n’en déplaise à Macron. Preuves à l’appui… », de Décembre 2018, l’exemple d’un ouvrier ayant commencé sa vie professionnelle au Smic, pour la terminer à 1,3 Smic mettait en exergue que le montant de la retraite de base était inférieur au minimum contributif, après 41,5 années de cotisation.

Le minimum contributif

Le minimum contributif est attribué automatiquement au moment de son départ à la retraite.

Toutefois, avec toutes les erreurs de calcul sur les pensions de retraites, il est bon de vérifier par soi même si il n’y a pas d’erreurs.

Pour avoir droit au minimum contributif il faut avoir une retraite à taux plein, c’est à dire avoir le nombre de trimestres requis en fonction de son année de naissance :

1953 - 1954 : 165 trimestres

1955 - 1957 : 166 trimestres

1958 - 1960 : 167 trimestres

1961 - 1963 : 168 trimestres

1964 - 1966 : 169 trimestres

1967 - 1969 : 170 trimestres

1970 - 1972 : 171 trimestres

1973 et plus : 172 trimestres.

De plus pour avoir droit au minimum contributif de 645,50 € , il faut que les montants cumulés des pensions de base et complémentaires soient inférieure à 1 203,37 €.

Pour bénéficier du minimum contributif avec majoration (705,36 €), il faut avoir au moins 120 trimestres cotisés (hors chômage, maternité, service militaire, etc..).

Exemple de calcul du minimum contributif

Martine est née en 1962, et à commencée à travailler à 18 ans, pourra prendre sa retraite à taux plein en 2022 (avec 168 trimestres validés). Elle a élevée 3 enfants (soit 12 trimestres non cotisées).

Le montant de sa retraite de base est évaluée à 600 €/mois, et le montant de sa retraite complémentaire est évaluée à 150 €/mois.

Elle a droit au minimum contributif (645,50 €) pour la retraite de base.

De plus, en ayant plus de 120 trimestres validés, la majoration de minimum contributif est calculé au prorata des trimestres cotisés : 59,86 € x (168 - 12) / 168 = 55,58 €.

Ainsi la retraite de base est égale à : 645,50 € + 55,58 € = 701,08 €, auquel il faut ajouter les 150 € de la retraite complémentaire.

L’ASPA (Allocation de solidarité aux personnes âgées)

Pour avoir droit à l’ASPA il faut :

- avoir 65 ans,

- avoir un revenu imposable inférieur à 10 881,70 €, soit 906,81 € / mois (pour une personne seule),

- en faire la demande auprès de la caisse de retraite .

Lors du décès, les sommes versées par l’Aspa sont récupérées, si le montant de l’actif net de la succession est supérieur à 39 000 € (métropole).

Sources officielles :

[1] : Le minimum contributif

[2] : L’Aspa

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