L’hypothèse d’une manipulation génétique serait à l’origine du Covid-19 ?

La lettre ouverte de 26 scientifiques internationaux, relance la question sur l’origine du virus SARS-Cov-2, après que la mission de l’OMS n’ai pas pu y apporter de réponse en Mars 2021. Des publications récentes de certains de ces chercheurs n’écarteraient plus l’hypothèse d’une manipulation génétique ….Le Covid-19 serait-il le fruit d’une guerre bactériologique, ou plus exactement biologique ….

Le rapport de l’OMS sur le Covid-19, n’a apporté aucune réponse sur l’origine de la pandémie.

«Aucun élément probant et définitif ne vient étayer l'une des hypothèses », note ainsi Étienne Decroly, virologue au CNRS, qui « ne s'attendait pas à autre chose ».

Il s'étonne toutefois des conclusions de l'OMS auxquelles il a eu partiellement accès. « De ce que je sais, 60  000 échantillons ont été prélevés par les autorités chinoises pour tenter de remonter l'origine zoonotique du virus. Tous sont négatifs et pourtant la mission conjointe OMS-Chine conclut que l'origine la plus probable est zoonotique, impliquant la transmission via un hôte intermédiaire. C'est en effet une piste probable, mais je ne comprends pas le raisonnement. »

On le sait, l'équipe internationale (composée de 50% de chinois) n’a pas eu les coudées franches. L'OMS a mis des mois avant d'obtenir l'autorisation de se rendre sur place. Pékin a tenu à valider la liste des experts et a traîné à leur accorder des visas, provoquant l'agacement du Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus (Directeur général de l'OMS).

Une fois sur place, entre janvier et février - après avoir respecté une quatorzaine, ils ont eu accès à tous les sites comme le marché de Wuhan (considéré comme le point de départ de l'épidémie) ou l'hôpital qui a vu affluer les premiers malades. Mais selon Thea Kolsen Fischer, épidémiologiste danoise de l'OMS, ils n'ont pas eu accès aux données brutes et ont dû se contenter des analyses des scientifiques chinois.

La piste du pangolin a été abandonnée, et on ne dispose d’aucune preuve tangible concernant l’origine zoonotique en milieu naturel ou en élevage. Au point que le directeur de l’OMS lui-même, s’est refusé à écarter la piste de l’accident de laboratoire après la remise du rapport de la première mission d’enquête de l’organisation en Chine le 30 mars dernier. Bien que l’équipe ait conclu qu’une fuite en laboratoire était l’hypothèse «la moins probable», il a déclaré que «des donnés et des études supplémentaires étaient nécessaires pour arriver à des conclusions plus robustes, potentiellement avec des missions supplémentaires impliquant des experts spécialisés, que je suis prêt à déployer».

Ne voyant rien venir du directeur de l’OMS, vingt six scientifiques internationaux (dont 10 Français)  ont publiés une lettre ouverte le 4 Mars 2021, pour exiger que des investigations indépendantes n’écartant aucune hypothèse sur l’apparition du virus, y compris la fuite d’un laboratoire, soient organisées.

Certains de ces scientifiques Français ont publiés sur le site «  Médecines / Sciences » , le 10 Août 2020, leurs travaux sur l’analyse de l’origine du génome du SARS-Cov-2.

L’analyse phylogénétique du génome du SARS-Cov-2 montre qu’il est à 96% identique au génome RaTG13 (chauve souris des mines de la province de Yunnan), sauf dans la région du domaine de liaison au récepteur cellulaire (spicule) , où l’unicité tombe à 70%. Voir l'arbre de génomes complet du coronavirus ci-dessous.

msc200195-fig1

Dans ce contexte, peut-on envisager que le SARS-CoV-2 résulterait d’expériences visant à « humaniser » (adapter à l’humain) un virus animal, comme le RaTG13 ?

À ce jour, les premières recherches effectuées par la communauté scientifique n’ont apporté aucun élément déterminant qui conforterait cette hypothèse. Toutefois des analyses bioinformatiques ont révélées des biais d’usage de codons alternatifs suggérant une possible manipulation génétique. Des analyses plus approfondies seraient susceptibles de clarifier cette question.

Tout ceci nous ramène à la déclaration fracassante du Jeudi 16 Avril 2020 du Pr Luc Montagnier, qui a reçu cette grande distinction scientifique en 2008 pour sa participation à la découverte du virus responsable du sida, qui affirmait que le SARS-CoV-2 était le résultat d’une manipulation humaine, et s’était échappé (accidentellement) du laboratoire de Wuhan.

En Août 2020, le Pr Joseph Tritto, expert en biotechnologies et nanotechnologies ainsi que président de la Wabt (Académie mondiale des sciences et technologies biomédicales), auteur du livre « La chimère qui a changé le monde » confirme que le virus était le résultat d’une manipulation humaine, et s’était échappé (accidentellement) du laboratoire de Wuhan.

En Mars 2020, dans mon article « Le brevet « Nouvelle souche associé au Sras et ses applications » et le Covid-19 » , je m’interrogeais sur le bien fondé que la France ait été à l’origine d’une coopération Franco-Chinoise sur les Coronavirus, en installant un laboratoire de virologie P4, à Wuhan , et en divulguant au chinois le brevet EP 1694829 de l’Institut Pasteur.

Aujourd’hui la France n’a plus accès au laboratoire de Wuhan, et à ce qui s’y fait. Les Chinois ont les mains libres, et peuvent y travailler à des fins militaires, en toute quiétude.

Sans être complotiste, je m’interroge sur la rapidité par lequel l’ensemble des pays du monde ont été contaminés par le SARS-Cov-2, comme si une guerre biologique avait été lancée depuis la Chine.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.