Le tweet qui tue : le poids de ses mots, les chocs par ses brelots !

Le tweet présidentiel du 27/11 concernant l'agression contre le plus célèbre producteur de musique de France par des volatiles échappés d'une réserve Berghofoise, a été diversement apprécié. A juste titre. Notamment par POL qui a publié un billet très critique. Analysant les mots employés par le 1er de Cordée Suprême comme autant de provocations. Je me permets d'en rajouter une couche ...

Non mais, faudrait quand même pas partir dans des délires exégésiaques pour s'insurger de la teneur du tweet de Macron.

En fait il s'entraînait pour un futur hommage aux Invalides. C'est tout, c'n'est pas plus compliqué que ça. Et le choix des mots est primordial pour ce faire. Il adore les hommages aux Invalides. Avec de jolis mots, il les aime tant. Presqu'autant que SA police adore en faire, des invalides !
  

Ah! Il trouve aussi fort jouissives les Panthéonisations. Mais là, faut pas rêver, c'est pas d'main la veille qu'il pourra introduire(oh ! pardon ...) la dépouille d'un valeureux membre des forces de l'ordre dans cet édifice pompier qui n'a de beau que quelques-uns des défunts qui y sont honorés.

Aahh ooohhh ... on me susurre à l'oreille (que mon âge avancé a rendue bien moins performante ... euuuhhh .... ah voilà !), qu'il aimerait fort, rien que pour faire chier l'immense troupeau de "riens" gaulois incultes et improductifs que nous sommes, y faire rentrer son deus ex machina, son héros interstellaire, la prunelle de son culte des sauveurs de la Nation, le ... et le ... , qui ça ? Mais ce bon père de la Patrie, l'unique, le parangon avant l'heure de la collaboration franco-allemande, le Maréchal Pétain. Oui ! Pétain p'tain ! Génial, non ?
Paraît que quand cette idée lui est venue à notre Minus Flamboyant, il était tellement jouasse qu'il a fait comme Nemo  -non, pas le capitaine, mais le chien, SON chien présidentiel-, il s'est pissé d'ssus dans un des salons de l'Élysée. Heureusement que Lallement n'était pas là, il aurait pu tacher ses bottes de cuir pleine fleur bavaroises.
Il aurait d'ailleurs dans la foulée imaginé (pas Lallement, lui i peut pas, c'est au-dessus d'ses capacités) une mise en scène grandiose : une haie d'honneur immense d'un bleu Marine profond, allant de la rue St Jacques jusqu'aux marches du mausolée-kugloff meringué, faite avec des policiers (des vrais, heiiinnn, pas des figurants !) en uniforme de 1940, képi, ceinturon-baudrier en gros cuir ciré, gros boutons de cuivre, petite matraque et tout et tout. Comme au Veld'Hiv quoâââ ! Et avec le chœur de RadioFraaaance chantant "Maréchal, te voilà. Enfin !".

S'il est réélu en 2022, sûr qu'on y a droit. On sait donc ce qui reste à faire ! Et dont on ne voit vraiment pas qui va le faire.

Moi je sais, j'suis trop vieux, j'me tire. J'émigre en Floride, à Mar-a-Lago. Plus de fake-news, plus d'inculture politicienne, plus de phrases méprisantes. Ouf ! Enfin libre !

 

Pour le billet de POL, voir : https://blogs.mediapart.fr/pol/blog/301120/les-mots-introuvables-du-president

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.