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Billet de blog 2 avr. 2020

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Covid-19: les anti-racistes sont de sortie.

Sur LCI, un échange entre un directeur de recherche à l'Inserm et un chef de service de l'hôpital Cochin sur un vaccin contre le coronavirus a suscité le tollé. On reproche aux deux médecins leur racisme décomplexé : voilà donc un véritable procès en sorcellerie.

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La séquence sur LCI ayant suscité indignations et polémiques, au point qun même un Olivier Faure sorte de sa cachette en tweetant : "Ce n’est pas de la provocation, c’est tout simplement du racisme. L’Afrique n’est pas le laboratoire de l’Europe. Les Africains ne sont pas des rats ! #COVID19".

Et pourtant, en matière de racisme, ce Faure ne peut donner de leçons à personne. Octobre 2018, il affirmait: "Il y a des endroits où il y a des regroupements qui se sont faits, génération après génération, et qui donnent le sentiment que l'on est dans une forme de “colonisation à l'envers". Ça, c'est  du pur  racisme. Olivier Faure, franchement,  devrait se taire là où des gens sérieux tentent  modestement de trouver une solution à un problème mondial.

Bien! De quoi accuse t-on nos deux médecins? Retranscrivons la séquence entre le Pr Jean Paul Mira et le Pr  Camille Locht jugée raciste, c'est à dire criminelle:

- "Si je peux être provocateur, est-ce qu'on ne devrait pas faire cette étude en Afrique où il n'y a pas de masques, pas de traitements, pas de réanimation? Un peu comme c’est fait d’ailleurs pour certaines études sur le Sida. Chez les prostituées, on essaye des choses parce qu’on sait qu’elles sont hautement exposées et qu’elles ne se protègent pas". propose Jean Paul Mira.

Cette intervention relève deux banalités: précarité des systèmes sanitaires en Afrique et l'épidémie de Sida avec ses millions de morts (évidemment il y a fort à dire ici sur le traitement  de certaines firmes pharmaceutiques qui relève du crime contre l'humanité). Le si je peux être provocateur peut s'entendre comme si je peux être caricatural: En Afrique, il n'y a pas de masques, pas de traitements, pas de réanimation....Oui, c'est caricatural que de dire qu'il n'y a pas de masques, pas de traitements, pas de réanimation, alors qu'on peut voir des gens à Abidjan ayant des masques, on connait des patients qui ont retrouvé la santé ....Mais bon, la réalité dépasse ses quelques porteurs de masque. 

Et au professeur Camille Locht d'acquiescer: 

-"Vous avez raison, on est d’ailleurs en train de réfléchir à une étude en parallèle en Afrique pour faire ce même type d'approche avec le BCG."

Si le propos du Pr Jean Paul Mira peut paraître stigmatisant, la réponse du Pr Camille Locht n'est elle pas suffisamment englobante? Il s'agit d'une étude parallèle ....doit-on expliquer ce que signifie parallèle à ces tweeters compulsifs?  ...Ce même type d'approche...le propos de monsieur Camille Locht indique ici qu'il ne s'agit pas d'une Afrique spécifiquement aux noirs d'Afrique. Où est le racisme?

Sauf à être un africain vraiment aveuglé...un imbécile heureux...ou que sais-je, je ne vois aucun "racisme" dans cet échange. Par contre, il y a quelques semaines, les déclarations enflammées et prémonitoires sur l'Afrique du Directeur général de l'OMS, l'éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, relevait d'un "racisme" émotionnel ou structurel...bref comme vous voulez! J'ai, en ce qui me concerne, écrit un papier là-dessus

On lit dans la presse que la chercheuse Kaoutar Harchi, professeure à Science-Po, déplore sur Twitter une terrible “réduction” : “Les corps féminins, pauvres, racisés, sont plus que jamais ramenés à leur fonction de cobaye, de doublure, d’essai, sans valeur". On retrouve ici la patte du féminisme décolonial et son vocabulaire un poil arriéré. Un poil marxisant. Je dis un poil!

Quant à la réalisatrice Amandine Gay, elle dénonce une intervention “raciste”, “putophobe” et “sérophobe”. Faut-il en rire ou en pleurer? 

Quelle a été la contribution de toutes ces figures anti-racistes originaires d'Afrique, ne serait-ce que sur un plan organisationnel, depuis qu'en Afrique, les gouvernements tentent de confiner des populations "inconfinables"?

A t-on entendu ces confinés réactionnaires, qui se réveillent enfin, plaider pour une stratégie de lutte à échelle mondiale contre cette pandémie? Pendant que les puissances mondiales, dans lesquelles ils sont gaillardement installés, annoncent les milliards qu'ils injecteront dans leurs économies, a t-on entendu ces confinés se soucier des fragiles économies africaines? Les a t-on entendus soutenir que cette crise sanitaire mondiale aurait des conséquences socio-économiques les plus terribles en Afrique?  Les a t-on entendus pointer du doigt le FMI et consort? 

Nos "décoloniaux français" sont à la ramasse. L'Afrique n'a pas besoin qu'on lui serve sans cesse des polémiques à la noix. Ce continent a besoin que ses fils et filles s'organisent et pensent son réel. Son destin. La situation aujourd'hui en Afrique est terrible. Covid-19 ou pas....Le supposé racisme ou le racisme fantasmé du Pr Jean Paul Mirane ne vaut pas grand chose à côté de tous ces riches africains qui partent se soigner en Europe et qun reviennent sur le continent carrosse dans les rues mal foutues de certaines capitales. Il ne vaut rien à côté de ces gens qui ont transformé leur continent (originaires, en tout cas, ils s'en réclament)  en continent dortoir ou dépotoir. 

Bien sûr, on ne compte plus les scandales au niveau de la pollution, l'alimentation, la santé, la politique, l'économie....que l'Occident a infligés à cette Afrique. On ne va pas nier une certaine réalité non plus. Mais, si les intellectuels africains exilés ne peuvent qu'être de piètres et impuissants twitters qui dénoncent n'importe quoi, n'importe où, n'importe comment....Alors, leur anti-racisme est une arme de distraction massive pour l'Afrique. Insipide pour la France, inutile pour l'Afrique. Ils vivent dans un autre espace-temps. On devrait leur consacrer un autre continent tout à fait spécial. Qu'en pense l'ONU?

Maintenant, quel avenir pour cette jeunesse africaine aujourd'hui "confinée", mais en pleine errance dans les quartiers, et donc sans éducation, et donc dans les universités populaires de la débrouillardise? 

                    Sursaut d’impuissance!

Samuel Eto’o, plus quelques noms importants du continent africains, plus une pluie d’internautes se sont indignés des propos clairs et nets d’un professeur en médecine, ou disons d’un échange entre deux professeurs à propos de vaccin test BCG en Afrique.

L’association des mots :Afrique, test, Sida, prostituées, études, vaccin a provoqué chez quelques fiers africains une convulsion cérébrale qu’on aurait pu considéré comme symptôme du paludisme, véritable épidémie qui assomme le continent tel un sort divin.

Si l’Afrique pouvait se développer avec les ballons d’or ça se saurait. Alors, la réaction épidermique des Eto’o et consort est une bêtise.

La médecine ce n’est pas une science exacte. Et les médecins, les chercheurs , ce ne sont pas des robots...ce sont des êtres raisonnables. La plupart du temps, ils argumentent. Et on (médecins , chercheurs) peut les contredire, pour peu qu’on argumente également. 

Alors que d’un côté, deux professeurs raisonnent (je ne dis pas qu’ils ont raison...je ne m’y connais pas en médecine), de l’autre côté on a un continent ( si je me permets cette provocation) qui verse dans l’accusation évidemment facile et toute trouvée du racisme. Ce qui leur permet de s’absenter de la vraie problématique de fond. Ce qui leur permet de verser non dans la science , mais dans la sorcellerie ou le procès en sorcellerie.

Les Eto’o et compagnie, ils se font soigner où ? En Occident. Les dirigeants et milliardaires africains ? En Occident. Alors, leur petite fierté, là où nous avons besoin d’humilité et de savoirs, ne fait pas grand sens.
Eux aussi, peuvent être considérés comme des agents du racisme.

Ce n’est pas parce que ça choque que c’est raciste.

Le racisme n’est pas une provocation. C’est un crime. Or, il n’y a rien de criminel dans l’échange qui fait polémique.

Le problème des « africains »  est qu’ils sont seuls. Solitude absolue! Ce sont des orphelins que personne ne protège. Il suffit donc qu’ils entendent leur nom quelque part associé à quelques mots et ils perdent le Nord, leur calme.

Que ces deux médecins puissent s’exprimer comme ils l’ont fait, et que cela engendre cette polémique, cela met en évidence l’impuissance de nos États. Ou tout moins leurs difficultés à protéger les citoyens.

Car, si on pourrait tester n’importe quoi sur un africain, c’est bien qu’il y a personne pour s’assurer de ce que l’on fait. Je reprends ici l’image de l’orphelin délaissé à la rue. Et bien l’Afrique est un orphelinat à ciel ouvert. Et ce n’est pas en s’indignant sans répit  sur le réel qu’on le transforme.

Soyons marxistes! Bien que dans la jacasserie actuelle, il n’est point question de philosophes, disons: « les philosophes jusqu’ici n’ont que fait interpréter le monde diversement, il s’agit maintenant de le transformer ».

Transformer  l’Afrique, telle est la tâche des élites africaines ou afro-machins. Que les footballeurs et autres nous épargnent leurs émotions légères : il n’y a pas plus « vendus » qu’eux.

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