"Ma gauche" de Edgar Morin (il en parle sur France Inter).. et le peuple de gauche migrateur : association d'idées idiote

... mais je ne l'ai pas encore lu, je m'en vais de ce pas l'acheter ! Dans cette émission de France inter il explique pourquoi il a écrit : " nous sommes dans une phase régressive de notre histoire" en parlant de la France, entre autre. Il faut l'écouter et je partage assez son avis. Quand il parle de peuple de gauche, je ne sais pas pourquoi mais j'ai pensé á ce film "le peuple migrateur". Rien á voir me direz-vous, quelle bizarre association d'idées, n'est-ce pas? Et pourtant, peut-être pas tant que ça, car si on y pense, se peut-il que le peuple de gauche, comme le peuple oiseau dans ce film puisse migrer d'un pays á un autre ?


... mais je ne l'ai pas encore lu, je m'en vais de ce pas l'acheter ! Dans cette émission de France inter il explique pourquoi il a écrit : " nous sommes dans une phase régressive de notre histoire" en parlant de la France, entre autre. Il faut l'écouter et je partage assez son avis.

 

Quand il parle de peuple de gauche, je ne sais pas pourquoi mais j'ai pensé á ce film "le peuple migrateur". Rien á voir me direz-vous, quelle bizarre association d'idées, n'est-ce pas?

 

Et pourtant, peut-être pas tant que ça, car si on y pense, se peut-il que le peuple de gauche, comme le peuple oiseau dans ce film puisse migrer d'un pays á un autre ?

 S'il n'est plus en France, alors ou est-il?

 

Ou le retrouver si tant est que l'on est de l'avis que le positif est de ce coté-lá ? Dans un contexte ou "l'unification provoque la dislocation" (ou plutôt ou la mondialisation renforce le repli sur soi-même). Faut-il aller le chercher dans un espoir de type Obama ? Faut-il aller le chercher dans des réponses alternatives à cette crise qui nous occupe? Faut-il aller le chercher dans "l'improbable", mais alors, diable, lequel ? A lire dans ce petit billetsur le blogDemocratia.

 

La dernière phrase de cette trop courte interview m'a rappelé un de mes autres billets de l'année dernière sur une emission ou Regis Debray parlait de la fraternité et de la solidarité, plus d'un an déjà ! Le temps passe vite, j'ai l'impression de l'avoir écrit hier !

 

Mais quand je me remémore quelques uns des articles récemment lus sur médiapart, cette idée de "phase régressive de notre histoire" me semble de plus en plus réelle :

Dominique Conil, Jurés, c'est vous qu'on vire

Velveth, décès du mathématicien Denis Guedj

Article interview de Regis Debray sur Israel

Fantie : à écouter, l'enfer des prisons iraniennes

Karachi

 

Pour espérer quand même : à lire ce copier coller á partir de ce site :

Les raisons d'espérer

Quelles sont les raisons d'espérer? Nous pouvons formuler cinq principes d'espérance:

1 Le surgissement de l'inattendu et l'apparition de l'improbable. Ainsi la résistance victorieuse par deux fois de la petite Athenes a la formidable puissance perse, cinq siecles avant notre ere, fut hautement improbable et permit la naissance de la démocratie et celle de la philosophie. De meme fut inattendue et improbable la congélation de l'offensive allemande devant Moscou en automne 1941, puis la contre-offensive victorieuse de Joukov commencée le 5 décembre, et suivie le 8 décembre par l'attaque de Pearl Harbor qui fit entrer les Etats Unis dans la guerre mondiale.

2 Les vertus génératrices/créatrices inhérentes a l'humanité. De meme qu'il existe dans tout organisme humain adulte des cellules souches dotées des aptitudes polyvalentes (totipotentes) propres aux cellules embryonnaires, mais inactivées, de meme il existe en tout etre humain, en toute société humaine des vertus régénératrices, génératrices, créatrices a l'état dormant ou inhibé. Dans les sociétés normalisées, stabilisées,rigidifiées, les forces génératrices/ créatrices se manifestent chez les marginaux souvent déviants que sont artistes, musiciens poetes, peintres, écrivains, philosophes, découvreurs, bricoleurs, inventeurs. Or la conscience que tous les grands mouvements de transformation commencent toujours de façon marginale, déviante, modeste, nous montre que meme (surtout?) dans les sociétés figées ou sclérosées peuvent apparaître les innovations créatrices

3 les vertus de la crise : en meme temps que des forces régressives ou désintégratrices, les forces génératrices créatrices s'éveillent dans les sociétés en crise. La crise de la mondialisation, la crise du néo-libéralisme, la crise de l'humanité a l'ere planétaire sont riches de périls mais aussi riches de possibilités transformatrices. Ainsi, de Seattle a Porto Alegre et Belem s'est formée une volonté de répondre a la mondialisation techno-économique par un alter-mondialisme , terme a prendre a la lettre comme aspiration a un autre monde, et qui pourrait conduire a l'élaboration d'une véritable « politique de l'humanité»

4 Ce a quoi se combinent les vertus du péril: « la ou croit le péril croit aussi ce qui sauve ». La ou croit la désespérance croit aussi l'espérance. La chance supreme est dans le risque supreme.

5 L'aspiration multimillénaire de l'humanité a l'harmonie (paradis, puis utopies, puis idéologies libertaire/socialiste/communiste, puis aspirations juvéniles des années 60 (Peace-Love) et révoltes juvéniles de 68 ne peut mourir. Cette aspiration renaît et renaîtra sans cesse. Elle est présente dans le grouillement des initiatives multiples et dispersées a la base des sociétés civiles, qui vont pouvoir nourrir les voies réformatrices,elles-memes vouées a se rejoindre dans la Voie vers la métamorphose.

L'espérance était morte. Les vieilles générations sont désabusées des fausses promesses et des faux espoirs. Les jeunes générations sont en désarroi. Elles se désolent qu'il n'ait plus de cause a laquelle se vouer, comme fut celle de notre résistance durant le seconde guerre mondiale. Mais notre cause portait en elle meme son contraire. Comme disait Vassili Grossman de Stalingrad, la plus grande victoire de l'humanité était en meme temps sa plus grande défaite, puisque le totalitarisme stalinien en sortait vainqueur. La victoire des démocraties rétablissait du meme coup leur colonialisme. Aujourd'hui, la cause est sans équivoque, sublime: il s'agit de sauver l'humanité.

L'espérance est ressuscitée! L'espérance n'est pas illusion. L'espérance vraie sait qu'elle n'est pas certitude, mais sait que l'on peut faire un chemin en marchant (caminante no hay camino, se hace el camino al andar), l'espérance non pas au meilleur des mondes, mais en un monde meilleur, l'espérance qui sait que le salut par la métamorphose est possible.

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