STRATÉGIES UNITAIRES FACE AU BLOC BOURGEOIS ET IDENTITAIRE #1 ÉVITER LE PIÈGE À CON

Abstentionnistes ou votants, gilets jaunes, travailleurs en lutte... Différents lieux et temps pour la convergence vont être possibles au cours des prochains mois selon les différents scénarios. Se dessine une possible stratégie unitaire face au bloc bourgeois et identitaire. Quelles alternatives ? Comment s'organiser ? Contre Pouvoir lance le débat... et son propre plan d'action !

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DU CONFUSIONNISME POLITIQUE
« Des tempêtes noires agitent les airs
Des nuages sombres nous empêchent de voir » 



Cela fait des années que l’atmosphère se dégrade en France et de nombreux signaux semblent nous indiquer qu'il faut se préparer à des agitations que nous n’avons peut-être plus connues depuis le siècle dernier. Dans un contexte international de crise sanitaire, économique et écologique déjà bien inquiétant, les offensives incessantes du gouvernement et les polémiques et attaques de l'extrême droite rythment à coup de massue nos quotidiens. Le sport national semble être d’allumer des feux partout pour prétendre être le seul à pouvoir les éteindre.
Dans cette stratégie du choc, de l’intensité et de la simultanéité des annonces et ordonnances, des réformes antisociales, des fais divers qui choquent, des clashs qui claquent, des tribunes qui glacent, tout est fait pour nous déboussoler, nous effrayer, nous diviser, nous empêcher de réfléchir et nous détourner des vrais enjeux. Il s’agit bien sûr ici de nous faire oublier le pitoyable bilan du Président Macron et de ses prédécesseurs, mais surtout la véritable guerre de classes qu’ils nous ont infligée toutes ces années : les riches se devenant toujours plus riches et intouchables, sur le dos de pauvres toujours plus pauvres et exposés.

Pour cette saison 2, le Président Macron, déjà connu pour être autoritaire et césariste, choisit de jouer la carte identitaire, cochant ainsi toutes les cases des principes fondateurs de l’idéologie d’extrême droite. Entre les élections, il ne se maintient sur le trône que grâce à la terreur d’une milice majoritairement orientée à l’extrême droite, et, au moment du vote, il ne peut gagner que grâce à une artificielle confrontation face à un Front National fort (devenu un RN en trompe-l’œil). Son profond mépris de classe, qu’il ne feint même plus de cacher, vient régulièrement nous rappeler que nous ne sommes pas du même camp, que nous ne sommes rien pour lui et qu’il sera prêt à tout, sur la casse sociale comme sur la casse mentale. 
C’est parce qu’il n’est plus rien pour nous non plus qu’il a déjà choisi son adversaire, son seul salut possible, à qui il tend des perches et déroule le tapis rouge. Marine le Pen n’a même plus besoin de se risquer à s’exprimer, ses nombreux chiens de garde ont carte blanche sur tous les plateaux pour envenimer les esprits à longueur de journée et en toute impunité. Ils éclabousseront peut-être un peu Macron, mais au moins ils saliront toute la campagne en osant toutes les bassesses qu’un président ne peut se permettre. 

Ces appels à la haine de l’extrême droite ne sont pas dirigés que contre les musulmans mais aussi contre toute idée de progrès social, de justice fiscale ou d’écologie radicale ce qui arrange à merveilles les affaires de la caste qui a installé Macron, les seuls grands gagnants des politiques menées ces dernières décennies.
Nous n’oublierons pas de nous intéresser à ces élites de la finance, de l’industrie et du commerce, quand nous étudierons en détail le CV de leurs représentants, les différents poulains sur lesquels ils ont choisi de miser cette fois-ci, qu'ils soient d’un parti qui n’a plus rien de socialiste (PS), celui plutôt de la trahison sociale, jusqu’à celui qui n’a jamais rien eu de rassembleur (RN), celui de la division des français. Cette élite capitaliste a choisi de nous détourner de la lutte des classes bien réelle et des possibles alternatives au dogme qu’elle nous impose (celles que nous voulons présenter ici), en agitant le pays en permanence avec une pseudo "lutte des races" et un soit-disant "grand remplacement", concepts absurdes, complotistes et très mortifères. Ce procédé infâme est pourtant un classique maintes fois utilisé en France et dans le monde entier par les classes bourgeoises, celles des possédants, pour pérenniser leurs intérêts en temps de crise, nous y reviendrons… 

À défaut de programme ou même parfois d’idées, les différents leaders des partis représentant ce "bloc bourgeois" affutent leurs boules puantes. Il faut reconnaître un certain talent à ces experts en langue de bois qui innovent comme jamais en acrobaties pour essayer de nous faire croire qu’ils sont différents de leurs voisins, qu’ils prétendent changer quelque chose aux multiples crises, sans jamais envisager d’alternatives économiques et démocratiques. Mieux ! Ils prétendent être les seuls à identifier les vrais problèmes et offrir les bonnes solutions ! Ce qui est sûr, c’est qu’ils sont nombreux à se tromper et qu’à quelques mois des échéances électorales, il se fait évident que leurs projets, pour les rares qui en ont un, ne diffèrent pas sensiblement de la ligne néolibérale de Macron, celle édictée par l’Union européenne, en pleine soumission à la Finance. Celle-là même qui veut nous faire payer sa crise...
Pendant que les alliances et les "temps forts" de la campagne se mijotent en coulisse, chaque parti arrondit les angles au maximum afin de ratisser large, très large, adoptant ainsi la position la plus lâche possible, pervertissant l’idée originelle. Quelques exemples : Mélenchon n’est plus pour la révolution anticapitaliste, Marine Le Pen n’est plus raciste, le PS n’a pas trahi toutes les idées du socialisme depuis presque 40 ans, la Macronie ne laisse pas derrière elle un pays au bord de l'explosion sociale et Les Républicains ne sont pas morts et ensevelis sous un monceau de corruptions et autres guerres fratricides…

Jusqu’ici tout va donc très bien...

Car le problème qui se pose à chaque électeur est bien là : comment y voir clair à l’heure de voter quand la parole politique a perdu toute crédibilité et qu’un candidat peut promettre une chose pour ensuite faire tout son contraire ? La notion même de "vérité scientifique", celle qui s’élabore à l’épreuve des faits, a visiblement cessé d’être une valeur cardinale et les médias populaires censés nous informer ne sont plus du tout attachés à un devoir de mémoire à voir comment ils nous cachent ou se permettent de transformer des pans entiers de notre Histoire commune. Comment pouvoir ne serait-ce qu’en parler de manière apaisée, quand ceux qui commencent à perdre confiance sont immédiatement affublés des pires noms d’oiseaux ou quand critiquer la France en revient à être anti-France ? La République Française choisit donc de célébrer Napoléon, celui-là même qui a mis fin à ses espérances, et refuse de commémorer la Commune, celle là même qui nous prouve encore aujourd’hui qu’une autre République est possible. Et on s’étonne d’un climat de confusion...

Au final, comment se positionner quand toute l’offre politique qui nous est présentée est en réalité un pas plus à droite que ce que l’on veut nous faire croire ? En effet, La France Insoumise (LFI) n’a rien d’extrême et ne représente en fait que la gauche institutionnelle, celle qui cherche à défendre ses vielles conquêtes (retraite à 60 ans, les 35 heures, les jours heureux…) ; ces verts ou socialistes qui prétendent unir la gauche sont le plus souvent du centre, et soumis au Grand Capital ; ceux qui se disent centristes et autres macronistes ont toujours été les représentants de la droite patronale ; la droite, elle, n’arrive même plus à cacher qu’elle est profondément d’extrême droite ; le Front National, lui, tente discrètement le changement de nom pour nous faire oublier ses nombreux scandales de corruption et par la même occasion ses origines néo-nazies, sa profonde nature antirépublicaine et son projet clairement fasciste. Tout le prisme est faussé de manière subtile et très intelligente pour nous pousser idéologiquement à droite toute, dans un sens opposé à notre volonté, et à celui du bien commun, à fort recours à une novlangue imposée pour mieux brouiller nos repères ancestraux.

Le Confusionisme Politique © (Via Sébastien Texier) Le Confusionisme Politique © (Via Sébastien Texier)

Comme à chaque élection, les rares partis qui proposent une rupture avec la pensée dominante (et pas unique), la logique capitaliste (l’argent avant l’humain) et identitaire (diviser les Français), sont complètement diabolisés (LFI), marginalisés (PCF) et, pour les plus petits d’entre eux, très souvent ignorés (NPA, RP, LO…). 
Diaboliser, marginaliser et ignorer était, jusqu’à Sarkozy, l’attitude que l’ensemble des médias et des politiciens adoptaient face à... l’extrême droite. Un renversement des valeurs que nous ne pouvons que regretter et qui paralyse toute la vie politique depuis des années.

Comment enfin continuer à croire en un candidat, un parti, un programme ou des idées, aussi bonnes et honnêtes soient-elles, quand il est évident que la finance, les médias et les instituts de sondage, ces trois puissants leviers entre les mains de la classe dominante, font et défont les opportunités politiques de manière totalement frauduleuse ?


Les modes de calcul des sondages actuels permettent une grosse manipulation en effectuant un effet loupe sur l'opinion des plus riches et des plus âgés sans prendre en compte dans sa juste mesure celle des classes populaires et des plus jeunes. Le pire est que, malgré ce trucage malhonnête, Emmanuel Macron et Marine Le Pen ne sont estimés qu'autour des 24 %... Les sondages nous imposent de manière inconsciente de mettre de côté toutes tendances dites minoritaires, celles qu’ils estiment en dessous des fatidiques 5 %. Ils se permettent par là même de ne pas évaluer la qualité de leurs idées ou leur taux d’approbation, en les écartant du débat public d’un revers de la main. Cela ne les empêchent pas pour autant de nous seriner à longueur de journée d’autres candidatures, minoritaires pourtant elles aussi, mais qui font, elles, partie de leur camp : celui des riches (Hidalgo, Montebourg, Pécresse, Bertrand, Zemmour et autres Philippot...). 

C'est un véritable prisme bourgeois et identitaire qui nous est ainsi imposé, une illusion de choix dans un catalogue très borné. Rappelons à certains manifestants que se focaliser sur la personne de Macron fait le jeu de ce confusionnisme politique alors qu'il est plus que temps de recommencer à parler de bourgeoisie et de tous ces chevaux qui cavalent pour une même écurie.
Ce confusionnisme entretient la défiance envers le politique, la division entre les français, un désintérêt envers la chose commune et une abstention qui ne cesse de grimper sans que cela ne semble les perturber. Bien au contraire, dans la conjoncture actuelle l’abstention fait directement le jeu du bloc bourgeois en favorisant le vote des plus âgés et des classes aisées. Il n’est donc pas étonnant que l’abstention soit désormais directement organisée depuis le sommet de l’État comme nous le révèle le récent scandale Adrexxo ou le choix très hasardeux des prochaines dates d’élections.

Valérie Pécresse et Xavier Bertrand peuvent justifier leur candidature en se vantant d’avoir été élus présidents de région haut la main, mais quand on prend en compte l'abstention à 70 %, ils ne récoltent respectivement qu'à peine 14 % et 16% des voix de leurs inscrits à l’issue de campagnes lamentables ! Alors que penser de tous ces nouveaux élus qui ont fait un score plus médiocre, encore…

Ils ne représentent plus rien et ils le savent. Ils mettront donc l’Islam, la Sécurité, le Terrorisme et l’Immigration à toutes les sauces pour éviter d’être mis à nu sur leur manque de vision et de résultats. Ils déplaceront la bataille idéologique sur des terres si éloignées de la lutte des classes, parce que ces opportunistes n’ont aucune autre réponse à présenter aux millions de Gilets jaunes ou grévistes qui se sont mobilisés ces dernières années, que la terreur policière et le mépris de classe. Ils aboieront tous en chœur contre leurs ennemis communs : ces "gauchistes", maintenant qualifiés d’islamo-gauchistes, pour les rendre plus menaçant...

Plus qu’un ennemi commun, c’est le retour d’un ennemi intérieur, celui qui conspire en cachette avec les puissances étrangères pour prétendument imposer... la charia en France. Non, ça ne vole pas très haut, mais en même temps c’est tout ce qu'a été capable de produire l’extrême droite française, depuis qu’elle existe ! Si les médias lui enlèvent ça, elle n’est plus rien ! Prétendre vouloir lutter contre les groupes communautaires tout en défendant ouvertement les groupes identitaires, si ce n’est pas une tartufferie, allez comprendre…
Toujours plus loin dans le confusionnisme politique, Marine Le Pen tente maintenant le greenwashing en lançant sa nouvelle campagne aux couleurs écolos ou... impériales, en jouant sur l'effet "sifflet à chiens", sans afficher le logo du R.N et sous un slogan de liberté qui peut faire grincer des dents certains. Une liberté qui s'adresse à la droite dure mais parle aussi aux nombreux manifestants contre le pass sanitaire. Son ancien bras droit Florian Philippot peut lui aussi s'amuser à crier "Liberté !" tous les samedis, nous n'oublions pas que ces deux-là ont toujours aboyé après chaque fait divers pour exiger plus de police, plus de caméra et plus de répression contre les nombreux gilets jaunes et grévistes qui ont pris la rue ces dernières années. Ces gens là ne portent aucun espoir de liberté mis à part pour la classe bourgeoise dont ils sont, au final, la plus fidèle incarnation.




DU SÉPARATISME BOURGEOIS
Ne leur pardonnons pas, ils savent très bien ce qu'ils font.



Heureusement, une part toujours plus importante de la population n’y croit plus et ça commence à se voir. L’autosuggestion collective déraille d’autant plus vite qu’en ces temps de crise sanitaire beaucoup d’entre nous s'imaginaient, il n’y a pas si longtemps encore, que nos dirigeants se souciaient réellement de notre santé, de l’éducation de nos enfants, voire également de leur avenir… 

On voit tout de suite la vie différemment quand on est au pouvoir. On la voit aussi différemment lorsqu'on arrête de croire que le gouvernement tiens les rennes du pays alors qu’il n’a toujours été que le simple représentant d'une caste. Cette "haute bourgeoisie" n’a jamais perdu une seule élection, elle demeure en place depuis son installation en 1789. Elle contrôle un appareil d’État qu’elle a édifié à son service. Elle dispose de la quasi totalité des médias, le "quatrième pouvoir". Ses moyens et fortunes colossales lui permettent de placer à sa guise des gouvernements plus ou moins conservateurs selon la conjoncture. 

Cette grande bourgeoisie n’hésita pas non plus à nous livrer aux Allemands à plusieurs reprises dans le seul but de contrer des mouvements sociaux (Commune de Paris (1971), Impôt sur le revenu (1914), les avancées du Front Populaire (1939), etc.). Car cette classe-là possède les moyens de s'expatrier à l'étranger ou de rester et payer pour sa tranquillité, même pendant les pires heures de l’histoire… Cette classe qui n’a pas connu les tranchées, s’est aussi affranchie allègrement du confinement. 


De quelle crise parle-t-on quand les plus riches ont vu leur patrimoine doubler depuis l’arrivée de Macron, ou quand nos impôts servent à renflouer de grandes entreprises à coup de centaines de milliards sans qu’aucune contrepartie ne soit exigée par le gouvernement (licenciements, questions écologiques, …) ? Les patrons continuent de licencier, de saccager le Code du travail, de prélever des salaires obscènes, et d’arroser leurs actionnaires de dividendes indécents. La Bourse a dépassé son niveau d’avant crise.
Ils ont tellement les reins solides que la crise économique ne les atteint plus et aucun des différents candidats du bloc bourgeois ne souhaite changer ce "statue quo" en proposant par exemple de lutter contre la fraude fiscale ou la corruption institutionnalisée, qu’ils rebaptisent pudiquement lobbying. 

Leurs masques tombent cependant à partir du moment où on leur parle de répartition des richesses ou de participation des grosses fortunes à l’effort national. Il est donc tout de suite plus facile pour l’électeur de se positionner car, comme nous l’avons vu, les frontières sont en fait déjà bien définies. Ce qui paraît volontairement très compliqué est en réalité fort simple : les différents partis qui forment le bloc bourgeois (PS, EELV, MODEM, LREM, LR, RN...) veulent continuer la même politique néolibérale édictée par l’Union européenne ces dernières décennies, certains sont juste un peu plus racistes que d’autres. 

Voter pour eux équivaut donc à ne rien changer. Débattre ? Composer ou marcher avec eux ? Essayer de les convaincre ou de les changer de l’intérieur ? "Si vous voulez faire rire Dieu parlez lui de vos projets" s’amusent à dire certains. Ces professionnels de la politique connaissent très bien la réalité de la lutte des classes, la violence sociale, le racisme systémique  ou le changement climatique. Ils savent aussi que les politiques qu’ils mènent ou votent tête baissée dans les hémicycles contribuent à renforcer et sécuriser toujours plus cet "ordre social" que nous décrivons ici. Ils le font par "solidarité de classe", car il ne suffit pas d’être riche pour faire partie de la classe bourgeoise, il faut aussi montrer patte blanche, rendre des services et défendre quoi qu’il en coûte ses intérêts.

Ils sont absolument conscients de leur position privilégiée au sein de la société, tant et si bien qu’ils ne sont pas même concernés par les réformes qu’ils doivent mener ou voter. Leur retraite est plus que garantie, ainsi peuvent-ils détruire celle des autres. L’assurance chômage ne les concerne pas, de confortables pantoufles chaudes les attendent en cas de coup de mou. L’hôpital ou l’école publique ne les intéresse pas non plus, pour eux et leurs proches existent des institutions privées. La hausse du coût de la vie ne les effraie pas, au contraire ça les rends encore plus privilégiés et ça nettoie le paysage. Même la justice ne les atteint plus, ils sont dans le camp des dominants, celui des intouchables, qui dansent en riant très fort comme Balkany. Nous sommes face à un "séparatisme bourgeois", qui ne dit pas son nom, mais qui a toujours existé, et que nous semblons redécouvrir à chaque nouveau scandale aux effluves de homards, qui fuite sur les réseaux sociaux.  

Ils sont prêts à vendre la terre entière pour ne surtout pas perdre leur fauteuil si précieux, à renverser à grande vitesse toutes nos valeurs les plus chères, celles qui font de nous une nation avec une histoire emplie de victoires populaires qui inspirent encore le monde entier. Trop régulièrement maintenant, leurs éborgnés et mutilés, leurs lois islamophobes et leurs dérapages racistes ponctuent un triste spectacle que nous renvoyons à l’étranger.  

Il est compréhensible que ces millions de Français qui acceptent un Zemmour comme historien, un Onfray comme philosophe, un Praud comme journaliste et un Papacito comme humoriste, commencent à ressentir un certain déclassement de la France... La vraie décadence Messieurs les polémistes de plateaux télés, c’est votre xénophobie qui gangrène et aveugle toute notre société des Droits de l’Homme, jusque sur les bancs du parlement. La honte de la France, c’est vous ! 

Du haut de leur petite position privilégiée, ils continueront de s'amuser à appuyer là où ça fait mal, ils nous monteront les uns contre les autres jusqu’à l'aveuglement et la déshumanisation la plus avancée, si seulement ça peut leur permettre de maintenir quelques années de plus leurs petits privilèges, et par là même, la tyrannie du Profit, celle-là même qui contamine nos corps, nos esprits et le monde du vivant. Ils sont prêts à semer la guerre pour qu’on leur fiche un peu la paix, la paix du bourgeois, leur but suprême, c’est-à-dire la disparition de la lutte des classes par l'amitié entre elles, et non par l'avènement d'une société sans classes.

"Tous ces gens, bien peu éprouvés par leur vie de membres de la classe supérieure, utilisent qui plus est la politique pour se construire un univers professionnel et financier sécurisé, grâce notamment aux cumuls des mandats et des indemnités, un vrai sport national. La politique pour nos élites, c’est surtout le moyen de se constituer un carnet d’adresses en béton armé, qui permet ensuite de tirer bien des ficelles, de caser les copains et de s’assurer une belle carrière. La vie politique est le parti pris professionnel le moins risqué de tous. Et c’est cette vie-là, exercée sur notre dos et financée par nos impôts, qu’on nous demande de légitimer par nos votes

        Extrait de Frustration Magasine, qui expose régulièrement et avec brio le "séparatisme bourgeois".

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DU DEVOIR DE MÉMOIRE
« Celui qui a le contrôle du passé a le contrôle du futur.
Celui qui a le contrôle du présent a le contrôle du passé »
1984 - Grorge Orwell


Comment réagir à temps et éviter l’impasse qui se dessine pour 2022 ?
Pour résister à un piège, la première étape est de savoir l'identifier à coup sûr, et la meilleure manière d'y arriver, c’est d’analyser les nombreux pièges dans lesquels nous sommes déjà tombés. Pour que la population pense, décide, vote ou lutte, il est important d’insuffler dans le pays une culture politique, une pensée critique, d’autant plus en ces temps confus et avec une gauche si faible. L’éducation populaire et le débat d'idées doivent venir en amont de nos actions et c’est aussi à ce dessein, qui doit être collectif, que souhaite contribuer (comme beaucoup d’autres que nous ne manquerons pas de citer), le projet Contre Pouvoir, dont voici le manifeste. 


Il nous faudra donc revenir bien en arrière, et revisiter les nombreux concepts hérités de la Révolution française, à commencer par celui de bourgeoisie déjà bien introduit ici ; celui de réaction, qui s'organise régulièrement contre tout progrès social (progressisme) ; celui de terreur rouge face à la terreur blanche et son utilisation dans le Roman national pour essayer d'enterrer définitivement nos espoirs ; celui également épineux de la culture de l’entre-soi, le rôle des clubs, des cercles d’influence ou de la banque de France sur la Politique et l'économie du pays. 


Nous continuerons avec l'histoire peu connue du fascisme français, bras armé du patronat contre les travailleurs et la possibilité d’un monde meilleur pour eux ; puis la non-épuration, soit le fait que nous ayons choisi de conserver ces personnages obscures au sein du gouvernement et dans les institutions du pays, notamment dans la police, malgré les horreurs de Vichy. Nous remonterons aux racines des idées et des organisations d’extrême droite qui refleurissent aujourd’hui et sur le rôle qui a toujours été le leur dans la lutte des classes.

Nous reviendrons sur le terme gauchisme, si souvent employé par l’extrême droite sans qu’elle ne sache visiblement ce que ce mot signifie, car il existe aussi des trotskistes opposés au stalinisme et qu’on ne peut donc pas condamner l’idéal communiste pour la folie d’un seul homme. Nous explorerons les différents mécanisme du maccarthysme, la chasse aux gauchistes et aux idées de gauche en général, partout et en tout temps, en démontrant que cette sorte d’ingénierie sociale fabrique l’homogénéité de notre société. Nous comprendrons finalement pourquoi il est nécessaire de toujours observer l’actualité avec une grille de lecture marxiste et matérialiste, décoloniale et internationaliste pour éviter les souricières.

Parce que le seul danger social, c'est l’ignorance, chacune de nos publications essaiera d'expliquer un peu plus comment la classe bourgeoise a fini par se retrouver face à une telle crise politique en France, en s’attardant sur la chute d’un des piliers de nos démocraties modernes : le bipartisme, cette illusion du choix entre deux partis faussement opposés, depuis que Sarkozy a coulé la droite et Hollande enterré le PS. C’est notamment cette crise qui a poussé notre système politique, et donc médiatique, à opter pour la dédiabolisation de la famille le Pen et de ses idées, ce processus permettant de rendre acceptable un parti complètement incompatible avec la République. Nous nous pencherons forcément sur la fameuse fenêtre d’Overton, allégorie qui désigne le champ des idées acceptables, dans une société qui est passée en l’espace de quelques décennies d’un parti communiste et antifasciste majoritaire à un parti fasciste et anticommuniste majoritaire… 

Pour comprendre ce virage à droite toute dans un pays plutôt progressiste comme la France, nous observerons la foxisation (ou zemmourisation) des médias, ce rabaissement du journalisme au niveau du degré zéro de l’information, celui souvent du commentaire, du clash ou de la fake news.
Nous réfléchirons toujours à la meilleure manière d'éviter ou de sortir de l’hystérisation du débat public, ce procédé ingénieux qui permet de rendre impossible toute discussion sur un sujet jugé dérangeant, comme le racisme d’État, les violences policières ou l’idée même du communisme.

Car, pendant ce temps là, les techniques usées de la fabrication du consentement, pour ne pas dire de manipulation de masse, s'adaptent constamment aux nouvelles technologies : influenceurs professionnels, libération de la parole xénophobe, véritable boîte de Pandore, concentration des médias aux mains de quelques milliardaires hypersensibles à leurs propres intérêts, illusion de pluralité ou de neutralité , fausses estimations, fausse subversion, rhétoriques déloyales ou polémiques stériles qui servent trop souvent d'arguments à ceux qui viennent à en manquer… En définitive nous nous intéresserons à tous ces concepts sans lesquels il nous paraît difficile sinon impossible d’analyser clairement la situation politique actuelle et démontrer ainsi que les conditions d’un débat public sain et pertinent ne sont volontairement plus réunies en France.

Parce que nous souhaitons contribuer à la politisation des nombreux primo militants, ces manifestants et manifestantes qui se sont mobilisés pour la première fois récemment, certains passages paraîtront évidents pour beaucoup d’entre nous, mais la stratégie générale que nous souhaitons présenter ne manquera pas d’intéresser le plus grand nombre. Tout comme ceux du gouvernement ou ceux de l’extrême droite, nos propres éléments de langage ne doivent pas seulement être pensés pour nos petits cercles d’amis mais être profilés pour être diffusés le plus largement possible, toucher des publics très différents, inspirer, rassembler, être débattus, repris à d’autres sauces et ainsi devenir petit à petit des évidences. Car si la théorie et les concepts sont importants pour comprendre comment s’organiser sérieusement, lutter concrètement et triompher, un jour, notre objectif reste avant tout l’action. 




DES STRATÉGIES UNITAIRES
Notre solidarité de classe face à la leur


Face à ce constat, de plus en plus de monde s’indignent ou se révoltent, et nous sommes très nombreux à nous retrouver régulièrement dans toutes les rues de France, mais pour aller où ?
Beaucoup d’entre nous ont appris à faire bloc quand il faut ou "foutre le zbeul" d'une manière impressionnante, mais pour faire quoi ?
Sommes-nous encore motivés pour aller marcher pour l’éducation un jour, pour la santé le lendemain, pour les chômeurs le sur-lendemain, et recommencer la semaine d'après ? D’autres sont-ils encore prêts à défendre corps et âmes leurs dirigeants syndicaux contre les critiques légitimes d'un mouvement social qui ne veut plus de négociateurs mais des plans d'actions et des moyens concrets ?

Chacun est-il sérieusement prêt à repartir en campagne, pour ou contre, aller transpirer pour sa cause personnelle, son candidat préféré ou sa micro-initiative, envers et contre tous ? Comment éviter le déchirement qui s'annonce, même au sein de nos rangs, et parfois avec nos proches ?
Comment éviter la nasse : le duel Macron/Le Pen, ou celui de n’importe quel candidat équivalent du système qui nous promettrait cinq ans de plus en ploutocratie ? Comment chacun peut-il dépasser un peu son ego afin de faire face au danger qui vient et influer collectivement, nous aussi, sur l’opinion publique et le résultat final, que ce soit dans la rue, dans les urnes ou sur les réseaux sociaux ?
Comment profiter de ce moment électoral qui est historique aux vues du contexte pour faire bloc et imposer notre propre agenda politique ?
Comment faire enfin barrage à la vague brune (fascisme) qui gangrène nos cortèges, nos médias, notre entourage, et risque de ne vraiment pas accepter la défaite en 2022 ?

L’heure tourne et le système se renforce un peu plus chaque jour. Le moment est venu de faire émerger les options qui nous paraissent les plus efficaces et cohérentes à adopter en tant que corps social, celui des classes populaires, afin de contrecarrer de la manière la plus unie et coordonnée les futures attaques du bloc bourgeois et identitaire, à commencer par ces prochaines élections présidentielles.

Il est compréhensible que nombre d’entre nous refusent de prendre part à cette mascarade ou d’essayer de peser collectivement dans la balance. Notre prochaine publication s’adressera aux déçus de la politique, aux abstentionnistes par principe, aux a-partisans ou ceux qui se disent apolitiques. Nous démontrerons qu’effectivement le vote, comme unique geste citoyen, ne pèse en rien dans le résultat final d’élections, qui ne sont que le reflet d’une sociologie populaire préexistante : par exemple le bulletin de vote déposé dans l’urne par ce communiste qui vivrait à Levallois et qui espérerait ainsi vainement toute sa vie que son parti gauchiste remporte ce bastion de la droite… Seuls les basculements changent la donne et influencent le résultat, pas notre vote, mais ceux que nous allons influencer... ou désactiver.

Ces prochaines semaines nous présenterons différentes idées, stratégies et actions qui s’adressent tout autant aux abstentionnistes qu’aux votants et militants des différents partis. Autant aux anarchistes qu’aux communistes ou socialistes. Parce notre objectif est aussi de convaincre, de faire bouger les lignes, nous adresserons quelques mots à ceux qui croient encore à une gauche caviar teintée de vert (EELV, PS, Génération·s…), ou à la droite de Macron (LREM, Modem, LR…). Nous consacrerons même un numéro spécial aux très confus électeurs d’extrême droite, ceux que l’on peut encore sauver de l’ignorance coupable et de la haine contagieuse, en tâchant de déconstruire une par une toutes leurs croyances et peurs les plus profondes. (participation déjà bienvenue !)

L’idée est donc d'élaborer des stratégies solidaires de "Résistance" à chacun de ces possibles candidats du système, chacune de ces familles politiques au service de l'oligarchie, archives à l’appui. Nos proposons de mettre en commun nos idées et arguments, nos infos et savoirs faire pour inspirer toutes sortes d'actions à travers la France, de manière décentralisées ou coordonnées. Réservons-leurs de chaleureux comités d'accueil sur chacun de leurs déplacements, comme nous avons su le faire ce fameux hiver 2019 contre les membres du gouvernement ! Caviardons chacune de leurs affiches rue après rue et exposons leur imposture sur tous leurs réseaux sociaux, notamment en ouvrant le débat avec leurs militants. Ressortons les dossiers, organisons la bataille et préparons-leurs, nous aussi, des "temps forts" pendant cette campagne !
Ensemble, mettons-les à nu, eux et ce système électoral frauduleux, en transformant ces informations en puissantes armes qui les stopperont net dans leur course au Pouvoir.


Nous vous proposons de participer ensemble à l’élaboration de stratégies unitaires qui puissent réunir un front large, anticapitaliste, antifasciste, porté par l'exigence non-négociable d'une démocratie et d'une écologie réelle. Des stratégies qui reposent sur les principes minimums que partagent une majorité de français, tellement claires et limpides qu’elles en deviennent des évidences et finissent par s’imposer comme l’attitude à adopter naturellement. Consolidons ces principes qui dessinent par eux-même le cap que nous devrons garder même en pleine tempête. Anticipons tous les cas de figure possible pour ne pas nous laisser surprendre, notamment par les faits divers, leur récupération politique et toute agitation des différentes extrême-droites. Alors que depuis plusieurs mois chacun conspire de son côté, lançons dès maintenant des dynamiques ouvertes et transparentes dans nos localités, nos assemblées et sur nos réseaux sociaux.

Parce que les élections n’ont réellement qu’un tour qui compte, le premier, et que pour la première fois depuis la collaboration l’extrême droite est en passe de prendre le pouvoir en France, étudions les différentes options qui se présentent à nous. Le vote peut-il être un outil complémentaire à nos luttes sans être une fin en soit ? L’abstention massive peut-elle représenter un contre pouvoir et sous quelles conditions ?  Que penser du vote utile, du vote barrage, du vote insoumis et du cas Mélenchon, des alternatives comme la Primaire populaire qui cherche à unir la Gauche autour d’un socle commun, de l’Espoir RIC, du parti du vote blanc et de toutes ces initiatives qui fleurissent tous les 5 ans ? Comment peuvent s’enclencher concrètement des processus destituants et des assemblées constituantes, comme cela se déroule actuellement au Chili et à quoi pourrait ressembler une sixième République en France ?

Parmi nous certains militent déjà pour l’une ou l'autre de ces options et les avis sont partagés mais ils convergent sur de trop nombreux points pour ne pas en discuter plus largement. Certaines options font même déjà consensus entre des gens pourtant très différents, que ce soit sur la question du boycott d’un possible duel Macron/Le Pen au deuxième tour, sur le front à maintenir dans la rue contre la présence de groupes néo-nazis, sur la complémentarité des tactiques qu’il faut essayer d'arriver à connecter entre elles sans ne rien imposer à personne, sur le fait qu’il faille se rencontrer localement pour agir concrètement et que deux ou trois personnes seulement peuvent largement suffire pour faire des étincelles.
Autre question qui semble claire : celle de la grève générale massive qui, reconduite sur plusieurs jours, exercerait une pression suffisante dans une économie de marché pour faire plier n’importe quel gouvernement. Il semble clair qu’il ne faut plus attendre les directions syndicales pour l’organiser, entreprise par entreprise, secteur par secteur, ville par ville, et à échelle nationale face aux différentes crises qui s'annoncent !

Nous convergeons tous également sur l’urgence d'une refondation profonde de nos instituons à commencer par notre système électoral et médiatique. Comment transformer cette revendication en un minimum non négociable lors de nos prochaines luttes.
Nous sommes également tous d'accord sur une réalité : peut-importe la couleur de notre maillot, chacun de nous doit se préparer à l'éventualité que tout ne se passe pas comme il l'aura prévu et qu'il faut penser rapidement aux multiples options possibles. Différents chemins vont forcément se croiser en fonction de ces différents scénarios et quand on commence à considérer cette réalité, une voie d'issue commence à se dessiner. Construisons-la ensemble, ici et ailleurs, dans nos assemblées de quartier, de gilets jaunes, de travailleurs, dans nos collectifs... Concentrons-nous précisément sur ces moments et ces lieux où la convergence va être possible en multipliant les laboratoires d'idées et les rencontres. Faisons confiance à notre intelligence collective, notre combativité, nos innombrables talents et nos puissants réseaux !

La meilleure formation se fait dans l’échange, mais aussi sur le terrain et nous avons énormément appris ces dernières années pendant la contestation du CPE, de la Loi travail, de la réforme des retraites ou à travers l'explosion des Gilets jaunes. Nous avons fait preuve de tellement de solidarité, de combativité, d’inventivité comme nous avons toujours su le faire dans les grands moments de notre Histoire.
Oui nous savons descendre dans la rue et faire bloc quand il faut, notamment face à l’extrême droite. Considérons-le dans nos projections et cessons de condamner toute une manifestation pour une maudite pancarte.

Nous savons comment mettre en place des caisses de grève en dehors de toute structure syndicale, au travers de cagnottes, de festivités, d'ouvertures de péages… Nous savons aussi organiser de la solidarité interprofessionnelle ou interluttes (chômeurs, quartiers populaires, violences policières, féministes, écologistes, antiracistes, …) et des groupes de renforts (voisins, étudiants, retraités, Gilets jaunes, …) pour aller soutenir des piquets de grève. Considérons également dans nos projections cette base de réserve toujours motivée à se mobiliser quand il faut.
Nous savons maintenant comment nous assembler et décider ensemble, comment diffuser massivement des appels, organiser des co-voiturages, des hébergements, et pour ceux qui ne le savent pas encore, nous le leur rappellerons. Le plus gros de notre travail sera effectivement de confectionner du matériel pédagogique percutant et accessible pour le plus large public afin de populariser nos idées et modes d’action.


Mais plus que d’une date ou d'un lieu, de méthodologies ou de revendications, d'appels à la grève ou à des ultimatums super "deter" qui se répètent indéfiniment, c’est d’objectifs précis dont nous avons besoin pour que la machine solidaire se mette naturellement en route, pour motiver les gens à prendre des risques dans la rue et continuer la lutte au fil des semaines sans se démotiver, pour convaincre autour de nous, rassembler largement ou construire la grève générale qui peut bloquer le pays et dire non ! Pas un quinquennat de plus en macrolepenie !
C’est avant tout de ces objectifs stratégiques dont nous devons parler ensemble car une fois ceux-ci éclaircis, attendons-nous à un grand élan de solidarité qui rendra une fois de plus évident aux yeux de tout le pays (et même au delà) cet autre monde fraternel qui nous anime.

Il reste donc bien plus à dire, sur les différents modes d'action déjà envisagés, sur le vote, sur nos contre-pouvoirs populaires et comment les renforcer, sur la question des élections, de la sécession, sur celle de l'insurrection, mais nous avons déjà été assez long pour une introduction. Nous souhaitons surtout générer de la participation et considérer vos retours dans nos prochaines publications.
C’est pourquoi nous proposons d’étaler notre plan d'action à travers une série de quatre autres textes, sur l’abstention donc et les contres pouvoirs populaires, sur les élections et son rapport à la rue, sur l'antifascisme et la lutte contre les idées d'extrême droite, et finalement sur la révolution et la grève générale. Nous essaierons de varier les supports : tribunes, vidéos mais aussi des formats imprimables pour des fanzines, tracts et affiches, face à la nécessité de re-politiser les murs et les rues de nos villes. 

La première étape sera de faire connaître cette initiative afin de constituer un important réseau d’abonnés dans lequel partager nos prochaines idées et propositions d'actions, animer des débats autour de chacune d'elles, réaliser des sondages, des groupes locaux, être chaque fois plus nombreux de semaine en semaine à participer à cette réflexion collective, et dans l'idéal, motiver de bonnes volontés pour nous rejoindre dans notre groupe de travail ou à la rédaction en proposant des textes (voir liens en bas de page).
Nous continuerons avec une deuxième série sur le devoir de mémoire qui relatera les principaux événements politiques depuis la Révolution, puis une troisième série sur les différents candidats et leurs programmes, une fois qu’ils se seront tous déclarés. Nous espérons que d’ici là cette dynamique soit suffisamment bien lancée pour pouvoir rééditer un plan d’action final, à quelques semaines du premier tour, nourri par un maximum de vos contributions.

C’est la Solidarité qui nous a apporté nos plus belles victoires, personnelles et collectives, c’est elle qui doit être notre étendard si l’on veut arriver à construire un mouvement capable de déjouer LEUR solidarité de classe, celle qui sait se manifester à chaque élection.
Parce que leur règne n’a de raison que notre division, faisons preuve de solidarité de classe, que ce soit pour imposer UN candidat de rupture dès le premier tour comme pour boycotter massivement un énième faux duel au deuxième tour, avec une abstention record qui rendra illégitime toute victoire, et légitimes nos luttes futures ; une solidarité de classe pour s’unir enfin dans la rue dès le "Grand Soir" des résultats, devenir ingouvernables et faire tomber ce nouveau président bourgeois/fasciste, avant même qu’il n’entre en fonction ! 
Une solidarité de classe, n’ayons de cesse de le marteler, pour récupérer une fois pour toute entre nos mains ce destin qui nous est commun, celui qui fait de nous une nation et que l’on nomme Révolution !



« Même si la douleur et la mort nous attendent
Contre l’ennemi le devoir nous appelle 

»


Contre Pouvoir -


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