Certaines personnes arrivent à leurs fins… et pas les autres

Nous sommes subjugués par les personnes qui ont les moyens d'arriver à leurs fins. Alors, essayons d'arriver à nos fins propres !

Pourquoi certaines personnes arrivent à leurs fins et pas nous ?

Nous sommes subjugués par les personnes qui ont les moyens d'arriver à leurs fins. Elles nous attirent.

Mais, demandons-nous quelles sont leurs fins, avant de céder à leurs demandes. Les « puissants » demandent à être élus, écoutés, servis…. Ils ne déclarent évidemment pas toujours aussi explicitement leurs intentions ; mais dans les faits elles s’imposent ainsi.

Mais, étant donné leur parcours social, leur égoïsme, le plus souvent revendiqué, ils ne se renient jamais eux-mêmes. Par conséquent, il est difficile de se faire des illusions sur le fait que leurs actions seront conformes à leurs intentions ! Des intentions qui ne sont évidemment pas bonnes pour le cours des choses...

Alors, essayons d'arriver à nos fins propres, à nous-mêmes (à notre mesure bien sûr ; mais il ne faut jamais se sous-estimer, a priori...) ; et, qui sont sans doute assez éloignées des propositions officielles actuelles !...

Pour ma part, je souscrits au point de vue de JLMFI très clairement formulé :

Il y a un besoin urgent de redévelopper la "racine" économique de base, car le haut qui représente en fait la "production d'avant" va se casser la gueule sur le reste de l'économie comme si un énorme arbre, s'écroulait sur tout un pan de forêt. 

L'intention est claire : construire. Alors que les politiques actuelles sont de l'ordre de la casse aveugle, pour le pouvoir, par le pouvoir. Donc totalement nihilistes... En défaisant le peu de résilience qui reste, et dont nous avons tellement besoin à l’avenir.

Donc travailler, avec des perspectives différentes et plus saines, même si cela nous contraint à rester temporairement en marges. Sans perdre, pour autant, la certitude de propager de nouveaux principes, quand cela sera mur pour un plus grand nombre...

Un espoir réaliste de parvenir à nos fins :

Regardons les faits :

- La très grande majorité des personnes qui subissent représente une force (humainement parlant) largement plus importante de la très petite minorité les exploitent. Même, si entre les deux, certains préfèrent se considérer faisant partie de cette minorité privilégiée, alors qu'ils n'en ont pas du tout les prérogatives ; et, qu'objectivement, ils font partie de la très grande majorité exploitée et méprisée/

- Si cette majorité fait l'effort de se concentrer sur le sujet, plutôt que de se laisser distraire par les provocations incessantes de la classe dominante, extrêmement douée pour faire diversion, il y a vraiment moyen de changer la situation.

- Il n'y a pas besoin d'être d'accord sur tout pour changer le rapport de force. Plusieurs styles de politiques et de sociétés sont envisageables. Il n'y a d'ailleurs que la politique actuelle, qui puisse mener à la situation destructrice actuelle. Toute alternative sociale ou politique la remet en cause inexorablement.

- Il s'agit donc, avant tout, de rester concentré sur le sujet des progrès sociaux ou politiques ; et la situation actuelle changera...

Ma position personnelle consiste dans le fait de recentrer les activités collectives sur la compréhension, le soin et le développement du vivant ; donc pas sur la technologie, pas sur le capital, pas sur l'uniformisation sociale, etc...

Quelles sont les positions progressistes sur lesquelles vous vous concentrés ?...

Nous n’avons rien à y perdre :

Effectivement une très grande partie, en volume, de "l'économie" - et encore plus en montant - est une économie totalement factice et nocive, qui peut et devra nécessairement disparaitre... Y compris les Google et autres champions du high-tech capitaliste !

Sans pour autant, sacrifier les bons aspects de la technique. On peut faire de l'échange sur internet -comme dans ce blog- à un coup ridiculement bas...

On peut s'en passer, vraiment de tout ce qui coûte un fric dingue et détruit à outrance la société... Et, si nous n’y parvenons pas nous-mêmes, ce sera celles et ceux qui auront suffisamment de lucidité pour l'admettre. Comme c'est le cas de toutes les addictions : le seul bénéfice de s'y maintenir est de ne pas faire l'effort - parfois titanesque - d'en sortir.

La technologie est une composante de cette addiction économique ; la finance, une autre. Il n'y a pas vraiment d'issue à travers une telle dépendance. Il faut s'arrêter bien avant... Faire machine arrière est terriblement difficile. Et, je n'en veux à personne de dénigrer la décroissance : c'est réservé, pour la génération actuelle, aux héros !...

Mais, il y aura très probablement une rupture (ou pas ?!) qui permettra de reprendre le cours autrement... Avec cette fois-ci une conscience plus avancée sur les termes du choix de mode de vie. A ce moment-là, on parlera vraiment de l'existence, de son réel intérêt. Et, du mode de vue nécessaire et suffisant à notre épanouissement...

Sortir de la tragédie capitaliste :

Au tragique de ce qui se déroule sous nos yeux correspond le tragique de ce que les êtres humains vivent en eux-mêmes : une désespérance de ce que notre culture occidentale -rependue sur toute la surface de la Terre- les amènent à penser et à être !

Oui, tout est dévasté ; mais les esprits - et bientôt les corps - ont été formatés par une vision désabusée de l'être humain, par une "grande" civilisation qui a mis le cynisme au centre de l'existence...

Alors que si on appuie sur le bouton "pause" de la spirale destructrice, il est juste évident - et, cela, malgré l’ampleur des désastres déjà accomplis - que l'existence humaine est quelque chose d’inouï !

Nous n'avons rien à perdre à reconsidérer les choses de ce point de vue.

Et, même si cela ne renverse pas la tendance de fond de l'effondrement de cette civilisation, au moins, elle n’aura pas réussi à nous faire croire qu'elle avait raison s'agissant de sa vision incroyablement sommaire de l'être humain qu'elle se flatte de promouvoir.

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