Fidèle au format des chroniques, ce billet se décline en deux parties : un texte de l'auteur et le témoignage d'un résident du campement de Cavani-stade
Agrandissement : Illustration 1
La question de l’hospitalité des demandeurs d’asile et des étrangers en général prend toujours à Mayotte une tournure hostile. Tous les discours des politiciens reprennent la même rengaine : « dehors les étrangers ». Les activistes des différents collectifs de citoyens s’acharnent contre tout ce qui n’est pas Mahorais, alors que pareille identité sans fondement ne cause ici que calamités et désastres.
Et Mayotte sombre dans une rancœur infinie.
La représentation du droit à Mayotte se délite en une confuse promotion d’un exclusif souci de soi. Ni droit naturel, ni droit universel, ni droits humains ne prennent sens. Plus précisément l’idée du droit s’accroche aux seuls intérêts de ceux qui s’arrogent la légitimité et le monopole du discours et de sa diffusion.
Alors des collectifs de défense des Mahorais[1] se mobilisent contre les intérêts de ceux qu’ils peuvent dominer : des traditions fermement ancrées dans les esprits dévoyés de ceux qui s’arrogent tous les droits, se déclinent en des exactions répétées contre les populations jugées indignes de vivre sur le territoire et les associations qui les accompagnent : ainsi dans la période la plus récente, les décasages de 2016 de sinistre mémoire ont vu des meutes villageoises défiler dans les quartiers d’habitations précaires, les détruire et les incendier. Il serait faux de croire que ces razzias sont le résultat d’une population débordée et excédée par une immigration devenue incontrôlable car de tels événements renvoient loin, très loin, au moins dès la séparation avec les voisins de 1976 lorsque les partisans de l’indépendance furent jetés à la mer.
A présent l’État a pris le relais par la vertu de la loi ELAN qui lui permet de détruire à la chaîne les quartiers pauvres de logements auto-construits illégalement sur des parcelles disponibles. Les Mahorais peuvent enfin se laver les mains des ignominies dont ils prenaient jadis l’initiative.
Les récentes migrations africaines ont totalement bouleversé la problématique de l’étranger : l’entre-soi des Mahorais et Comoriens a explosé.
Depuis des décennies, les Mahorais n’entretenaient de relations qu’avec leurs voisins immédiats des Comores dans un cycle de misères familier : je brule ta maison, je te renvoie à la mer, tu reviens, et la boucle recommence, dont par ailleurs l’État central a pris toutes les charges morale, administrative et financière.
Le Mahorais se force à oublier qu’il est Comorien. Lui est-il venu à l’idée qu’il était aussi Africain ? Ces identités originaires se sont diluées dans la nationalité d’un pays colonisateur dont la culture et les mœurs lui sont totalement étrangères par ailleurs. Il se veut exclusivement français sans dépouille, donc en quelque sorte un blanc nu sans passé ni histoire, exemple pur de la formule proposée par Franz Fanon : peau noire masque blanc.
La migration africaine produit d’importantes tensions dans la population et modifie aussi les relations avec les voisins qui formaient jusqu’alors les seuls étrangers envisageables. En shimaore, langue comorienne parlée à Mayotte, le mudjeni désigne celui qui n’appartient pas au village, celui que l’on invite ou non, que l’on reçoit ou pas. La catégorie d’étranger est très relative au village, à l’ile, à l’archipel. Au-delà il semblerait que les choses deviennent plus embrouillées, comme si la notion d’universalisme trouvait difficilement un chemin vers la pensée. Personne ici ne sait dans quelle catégorie placer les Noirs venus du continent africain sur lesquels sont projetés les fantasmes les plus archaïques de sorciers ou de cannibales, voire de non-humains proches des animaux. Le cycle de misères qui les lie familièrement avec les Comoriens ne fonctionne plus clairement.
Lors d’une intrusion dans le campement de Cavani-stade, quelques femmes activistes ont défilé à travers les allées d’abris, munies de bouteilles d’eau afin d'en asperger le sol qu’elles foulaient. Les Africains présents ont compris le message : ces intruses menaçaient les résidents du campement de leur pouvoir magique et envoyaient des gri-gri en parlant le langage sorcier qu’elles leur prêtaient. Ces manigances n’intimident guère.
Par contre, la rampe de robinets installée sur le rond-point de Cavani-stade aurait été vandalisée par des voyous, et déposée par les services techniques de la mairie. Cette rampe desservait les habitants du quartier et les résidents du stade pendant la crise de l’eau. Il se raconte ici et là, et sur le campement, que les femmes activistes auraient payé des « délinquants » pour arracher les robinets, squatter les lieux de vie des Africains et perturber la vie des familles et des groupes en fumant, buvant, écoutant de la musique à haut volume, découper les bâches des abris et y mettre le feu. Seule cette dernière mission a été empêchée par les occupants. Il s'agit clairement de violation de domicile.
L’installation des Africains en un campement durable aux abords du terrain de foot de Cavani bouleverse sensiblement les modalités traditionnelles de relations aux voisins comoriens et malgaches : L’entre-soi a éclaté. Le Mahorais est à présent confronté à des populations qui ne parlent pas la même langue, qui ne partagent pas tous la même religion, la plupart des Africains des grands lacs sont chrétiens, catholiques ou protestants et, dès leur arrivée, s’intègrent dans les paroisses et les temples. Une importante communauté somalienne, de religion musulmane, a plus de difficultés à s’intégrer dans la vie quotidienne des habitants en raison de la langue, l’arabe et l’anglais, que les locaux ne parlent pas à l'exception de quelques cadis cultivés. Ils fréquentent la mosquée en lisière. L'habitant de Mayotte est ainsi pour la première fois confronté à une altérité radicale qui le déstabilise. Confronté à une universalité inconcevable, il n’admet pas que les Africains ont des droits dans la mesure où ils n’ont pas été invités[2].
L’ordonnance du tribunal administratif du 26 décembre 2023 qui a rejeté la requête du Conseil départemental demandant l’évacuation du stade, a dérouté les élus et les activistes, rétifs à l’idée même de droits humains et de l’obligation de porter secours et asile aux réfugiés, d’où qu’ils viennent. Le juge précise bien qu’avant tout démantèlement une proposition de relogement des intéressés doit être envisagée, il a également rejeté le caractère d’urgence de la requête.
Cette décision a mis le feu aux poudres dans un débat d’emblée mal engagé. L’argument du relogement des intéressés n’a pas été lu. Quoi de moins étonnant vu le point de vue autocentré qui domine tous les discours ? Les activistes des collectifs de citoyens s’arrogent le monopole du droit aux services des intérêts prétendus des Mahorais.
Ils peuvent donc bloquer le bureau de l’immigration de la préfecture de Mayotte depuis près de deux mois à présent pour contraindre l’État à les débarrasser des Africains.
Ils se permettent de bloquer à son tour l’entrée du Conseil départemental qui n’en peut mais, lequel a déposé un recours de la décision du tribunal administratif devant le Conseil d’État.
Ils peuvent agir de même contre la mairie de Mamoudzou qui avait pris les devants en fermant elle-même ses bureaux.
Ils peuvent aussi verrouiller de chaines et cadenas l’entrée de l’association de Solidarité Mayotte, missionnée par la préfecture dans l’accueil et l’accompagnement juridique des demandeurs d’asile ; et il fait subir le même sort aux locaux de l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA)
Les habitants de Mayotte n’ont plus accès aux administrations. L’État impuissant se demande comment restaurer un ordre minimum : toutes les administrations, nationales et territoriales, sont soumises aux caprices des activistes et des élus qui les excitent.
Se succèdent donc sur les antennes de Mayotte des élus, et des citoyens lambdas, qui épanchent leur haine des Africains et de leur campement sur des terres qui leur appartiennent de droit, individuellement à chacun car personne ne sait distinguer entre bien public et bien privé. Tous se sentent spoliés, volés par des intrus qui n’ont jamais été invités, atteints dans la jouissance de leur droit.
Face à cette adversité nouvelle et inconcevable dans les grilles de pensée traditionnelle, les communautés anciennes se reconstituent et il est admirable d’entendre l’appel d’un porte-parole d’un collectif des riverains du stade, à se rassembler en milice de « 4000 personnes mahoraises, mahorais, comoriens et anjouanais, parce que là c’est un combat pour tout le monde, faut pas se mentir, on est tous dans cette ville, on est tous dans ce pays, tout le monde il est concerné, donc moi j’appelle toute la population les habitants de Mayotte qu’on essaie de prendre la main dans notre pays et là pour résoudre ces problèmes-là, c’est à nous de les résoudre. »
Cette recomposition, bien évidemment opportuniste, d’une communauté de l’archipel des Comores autour d’une menace partagée, souligne nettement la pertinence dans ce combat contre les Africains d’une alliance de tous les Comoriens, Mahorais inclus, rejetant cette fois l’État français et ses symboles.
Le quidam, plutôt inculte, invité sur les ondes pour débonder son désarroi face à l’invasion africaine, exprime bien les ressorts de la haine et la nécessité de faire corps pour tous Comoriens confondus : « les Somaliens, ils ne parlent pas français du tout et la langue qu’ils utilisent n’est pas du tout compatible avec le mahorais. Ils utilisent l’arabe et l’anglais, ben ici à Mayotte, ce n’est pas tous les habitants qui parlent l’arabe ou l’anglais. Imaginez, vous êtes chez vous, tous les matins vous vous réveillez et il y a deux personnes qui arrivent et qui demandent à manger, et avec une autre langue que vous, vous ne comprenez pas ».
Sous-entendu, au moins avec les Comoriens, on se comprend.
Il poursuit : « et un visage qui fait peur […] Moi, je dis, pourquoi on a peur ? - ils rentrent à Mayotte. On ne sait pas si c’est des gentils ou des méchants. Il ne faut pas se mentir, il y a des terroristes là-bas, il y a des violeurs, il y a de tout, il y a de tout, il ne faut pas se mentir parce qu’on sait bien ce qu’il se passe de l’autre côté, tout ça, alors c’est pour ça que nous les habitants, on se dit non il ne faut pas que nous on ferme les yeux, il faut qu’on se réveille, et que je demande aux Mahorais de se réveiller parce qu’aujourd’hui ça se passe à Cavani, mais ça va [s’étendre] à Mayotte »[3].
Il s’est agi là d’un simple citoyen dont les propos scandaleux ne portent pas à conséquence car chaque auditeur sait d’où ils viennent. Mais le maire de Mamoudzou invité deux jours plus tôt dans la même émission n’hésite pas à calomnier et déshumaniser les Africains. « Nous, nous allons tous les jours sur ce camp, nous avons même été obligés de porter des masques tant les odeurs nauséabondes parce que les gens, ils font leurs besoins à même le sol, quand vous approchez de ce stade, vous sentez des odeurs et quand on me dit moi qu’il n’y a pas d’urgence, qu’il n’y a pas d’urgence du tout, enfin c’est ce que nous avons lu, dans la décision […] il n’y a pas d’urgence à intervenir sur ça, à enlever le camp, moi je pense ce n’est pas normal[4] ».
Le 12 janvier 2024, Yaël Braun Pivet, présente à Mayotte pour une visite de trois jours, a souhaité visiter le campement de Cavani-stade et s’est entretenue avec les migrants. Accueillie avec méfiance par les activistes des différents collectifs, elle a quitté le stade sous les huées.
La vérité de Mayotte sortirait-elle enfin du puits au fond duquel elle repose depuis des décennies ?
* * *
Le texte qui suit a été enregistré auprès d'un ressortissant Congolais, venu de Goha avec sa femme et ses trois enfants. Il parle des échanges qu'il a chaque fois qu'il se rend sur le lieu de distribution des bouteilles d'eau, avec un employé de la mairie particulièrement remonté à l'égard des Africains installés sur le campement de Cavani-stade.
Le matin en sortant du campement pour aller charger mon téléphone, je me suis retrouvé face à un responsable mahorais, qui distribue de l’eau à Cavani. Il me reconnait car il m’interpelle souvent, alors il m’appelle pour discuter des événements qui se sont déroulés dans la nuit du 25 au 26. Un élu a été agressé. Il m’a appelé pour discuter et me demande si je suis Congolais. Je lui ai dit oui. Il me dit : “regarde ce que tes frères ont fait”.
Je lui ai dit : “pourquoi généraliser les débats”. Je lui ai posé la question si il a reconnu les agresseurs, il me répond non. “Quelqu’un a-t-il porté plainte, et qui reconnait celui qui l’a agressé. Il y a des instances pour ça. Tu peux aller au commissariat et porter plainte, parler de ta situation et le juge il sera là pour dire le droit”.
Il m’a répondu non, on en a marre avec les Africains maintenant et ce sera bientôt la guerre civile. Ce sera comme avec les Rwandais, avec les Somaliens, là, avec les machettes, avec des couteaux, et avec tout ça ce sera la guerre civile.
Je lui ai dit : c’est vous qui alimentez les querelles. C’est ce que vous voulez, la guerre civile ?”
“Le tribunal administratif a tranché, mais vous voulez utiliser la masse populaire, l’exciter, la faire réagir.”
“Vous me voyez, vous m’appelez, vous voulez discuter, vous voulez débattre. Mais vous voulez que ce soit à sens unique, que je puisse écouter ce que vous dites et moi je dois dire Amen, c’est impossible.”
“Ça fait trois fois que tu m’appelles. A chaque fois que je vais prendre de l’eau là-bas, tu dis qu’on est des Africains, que tu ne peux pas nous servir. Avant de servir de l’eau, nous, on doit d’abord débarrasser les déchets. Tu veux qu’on ramasse les déchets, on peut le faire amicalement, avec toi, on part là-bas pour montrer l’exemple aux autres. Mais si vous dites, “vous les Africains, vous devez débarrasser”, là je ne serai jamais d’accord. Je ne peux pas le faire”.
Et ce jour-là, j’ai bloqué, parce que j’étais arrivé très tôt le matin, le premier et j’ai attendu toute la matinée. Tu m’as dit “tu n’es pas Mahorais, je ne peux pas te servir avant les Mahorais, rentre chez toi”.
Le vivre ensemble c’est quoi ?
Je lui dis : “vous donnez plus d’importance au stade qu’aux humains qui y vivent. Il y a des femmes, il y a des enfants, vous ne savez pas dans quelle situation ils vivent. Pour vous le stade c’est votre bijou de Mayotte, mais les humains qui sont là, ils sont plus que les bijoux de Mayotte”.
“Heureusement que tu dis que tu vas aller à la Réunion. Tu vas nous agresser, nous laisser ici et aller à la Réunion. Vous critiquez Solidarité Mayotte qui touche des millions pour nous héberger, vous bloquez la préfecture. Vous êtes capables de le faire, alors faites-le. Nous on fait notre part. notre part c’est de respecter la loi française, et de rester calme.
Quand vous dites “vous, les Africains, vous les Congolais, qu’en savez-vous ? Comment savez-vous que ce sont des Congolais qui ont agressé ce monsieur du Conseil Départemental ? Ce musulman, il se rend dans un débit de boisson. Quand il est arrivé, peut-être était-il déjà ivre, peut-être a-t-il injurié quelqu’un ? Peut-être ce quelqu’un n’a pas pu s’empêcher de réagir.”
“Vous, vous m’injuriez chaque fois que je me présente pour prendre de l’eau. Moi, je reste calme mais comprenez que des violences comme celles-la vont continuer si vous ne prenez pas vos responsabilités. Vous vous autorisez à agresser quelqu’un mais vous ne lui donner pas le droit de répliquer. Parce que vous êtes Mahorais ?”
Ce matin vous circulez avec un mégaphone pour inciter la population à la violence. Tu es Mahorais, mais le jour où on va se plaindre, c’est toi tout seul qui paieras. Tu dis “nous les Mahorais”, tu te caches parmi les autres. Mais le jour où on va t’isoler, on te met dans une cellule, et là personne ne va te défendre, tu seras tout seul.
“Toi tu me dis : non on n’a pas de problème avec toi, mais nous seulement on ne veut pas les étrangers ; on ne veut pas que les étrangers viennent ici, dans ce stade. Là-bas, ils détruisent tout, ils prennent nos stades, tu dis : faut qu’on déplace les gens là, il faut que la préfecture cherche un terrain vide et vous mette là-bas, mais pas au stade.”
Moi, je te dis : hier, des dames, des messieurs sont venus nous harceler. Ils ne nous ont pas violentés, ils nous ont suivis jusqu’à nos abris. On s’est contentés d’observer parce que nous n’avons pas été attaqués physiquement. Mais le jour où vous allez commencer à venir là et nous attaquer physiquement, il y aura une réponse”.
“Hier heureusement la police était là pour calmer le jeu. Chaque fois que tu poseras un problème, nous on fera appel à la police, avant de répondre à la violence, on appellera la police, et on va se défendre. On va d’abord appeler la police, si la police traîne, on va d’abord protéger nos foyers, protéger nos familles en attendant que la police soit là. On ne verra personne à l’extérieur, on sera là soudés”.
“Vous dites que nous sommes sales. On n’est pas sale, on est propre. Vous passez là chaque jour, il y a une dame-là qui passe là chaque jour. Si c’était sale, elle ne voudrait pas passer. Ce qui est sale, et ça c’est vrai, ce sont nos maisons parce que ce ne sont pas des maisons, ce sont des abris. Ce ne sont pas des bangas comme vous appelez communément, ce sont des abris construits rapidement, pour être utilisés temporairement”.
Et nous, moi par exemple, j’ai été hébergé qu’un seul mois à Passamainty et après ça la Solidarité m’a dit : allez à l’extérieur. Moi je n’avais rien où aller avec ma famille, il m’a dit d’aller chercher l’abri, moi je n’avais rien. C’est pour cela qu’on s’est installé au stade. Tu demandes : “pourquoi vous avez choisi le stade ? Partout dans le monde quand il y a des problèmes, les gens s’installent près des grands édifices. Parce que là c’est public ; tout le monde sait que ces gens-là sont là et pourquoi.
Tu peux nous attaquer, mais sache, et comme je te connais déjà, tu m’as déjà appelé cinq fois. J’attends que tu te conduises convenablement, si tu continues comme ça je porterai plainte.
Il faut que tu le saches.
Et c’était ça la fin du débat.
________notes
[1] Ces collectifs seraient au nombre de cinq : Collectif des citoyens de Mayotte loi 1901 ;le collectif RRe-MaA, Collectif Réunion-Mayotte. Collectif résistance, Réunion, Mayotte en action ;
les femmes leader, qui se disent les héritières des Chatouilleuses ; et les deux Colllectifs pour la défense des intérês de Mayotte, (CODIM).
[2] En Shimaore, première langue parlée à Mayotte, le terme mudjeni se traduit par étranger, invité, hôte, selon le Lexique comorien de Sophie Blanchy, chez L’Harmattan, 1996.
[3] « Temps de parole », entretien avec MADI Hamada, InfoKwezi, le 10 janvier 2024, Lien ici.
[4] « Temps de parole », entretien avec Ambdilwahedou Soumaila, maire de Mamoudzou, InfoKwezi, le 8 janvier 2024 lien ici,