Jean-Luc Mélenchon – Un alignement russe extrême

L’épisode ‘saute-cadavre’ a marqué un changement de doctrine et de stratégie politiciennes de Mélenchon. Sous l'influence du conseiller Kuzmanovic, le site du Parti de Gauche est devenu un temps la vitrine échangiste avec les médias pro-Kremlin. Aujourd’hui, l’alignement géostratégique avec la doctrine russe est complet. De l’alignement contre-nature avec une dictature par la Gauche autoritaire.

Jean-Luc Mélenchon Jean-Luc Mélenchon

L’épisode ‘saute-cadavre’ a marqué un changement de doctrine et de stratégie politiciennes de Mélenchon. Sous l'influence du conseiller Kuzmanovic, le site du Parti de Gauche est devenu un temps la vitrine échangiste avec les médias pro-Kremlin. Aujourd’hui, l’alignement géostratégique avec la doctrine russe est complet. De l’alignement contre-nature avec une dictature de la Gauche autoritaire.

Jean-Luc Mélenchon : «Le personnage dont vous me parlez, avec tant de mansuétude, le connaissez-vous? Savez-vous qui il est? Savez-vous qu'il était un odieux antisémite?»

David Pujadas : «Boris Nemtsov? Mais, enfin Jean-Luc Mélenchon, lui-même d’ascendance juive, il aurait été antisémite? Je crois que vous confondez avec monsieur Navalny.» (vidéo)

Dans des lignes d’une violence inouïe, Mélenchon avait finit d’achever dans un des corbillard de son blog «l’illustre inconnu » de son ignorance, Boris Nemtsov. Une affreuse diatribe comploteuse, où l’esprit autoritaire exprime ses certitudes avec mépris, sa raison absolue contre toute vérité. Jamais un homme politique n’a eu de sentence plus définitive : « Cela ne justifie pas qu'on l'assassine. Mais [...]. » Malheureusement, ce cri de joie haineux que l’on espérait être un plaisir éphémère se répéta dans le temps sur les affaires russes. Brève étude de cas par l’angle aigu de Mélenchon à l’Est.

Le surlendemain des milliers de russes ; qui n’ont définitivement pas oublié le plus médiatique opposant infatigable contre leur dictature sont allés manifester. Deux ans plus tard, ils ont encore pris le risque de se mobiliser pour rendre hommage à la victime de ce crime politique odieux alors que Mélenchon le confondait l’avant vieille avec l’aplomb du funeste oublieux. Quel effroi renouvelé de constater cette fois que son crime de plume d’hier, se doublait par ce trou de mémoire en direct, de toute l’horreur abyssale de l’acte gratuit d’un tueur de cadavre à distance.

Ce moment Nemtsov paraissait déjà d’une impulsivité saisissante, d’une brutalité extraordinaire et digne des « usines de haine et d’intolérance » comme on les surnomme en Russie. L’armée de trolls et quelques médias locaux progouvernementaux n’avaient pas manqué de recycler les propos de Mélenchon dans l’argumentaire de la défense du dictateur. Ici, il traduisait en réalité le coup d’envoi d’un glissement de fond en terme de doctrine et de stratégie politicienne dont cette dernière absence à l’antenne est finalement le signe d’un certain aboutissement. L’épisode « saute-cadavre », est celui des 4 premières balles tirées dans le dos sur le pont de nos espoirs de 2012 : la possibilité d’une gauche ouverte refondée. Tous ceux qui refusaient de se soumettre au franchissement de sa marche funèbre douteuse étaient à leur tour considérés dans l’insulte comme « une cohorte de pleutres ». Dans les rangs des partenaires abasourdis du Front de Gauche on tentait de résister à une de ces manœuvres de consolidation par purification de l’intérieur. L’objectif étant de faire le vide autour de son imminente personne par l’outrance. La méthode, selon le modèle de son billet incendiaire a consisté à généraliser l’usage du verbe « cru et dru » à foison jusqu’à la cristallisation d’une pensée rabougrie tout aussi « crue et drue ». En particulier sur le monde russe. En réalité la rupture se consommait sur ces  sujets jusqu’au sein du Parti de Gauche (comme pour le « dégagisme » aujourd'hui, n’est ce pas ?)

Pour tout observateur de la planète Russie et de la Gauche, une simultanéité paradoxale ne manquait pas de nous laisser encore plus perplexe. Quand Nemtsov était assassiné, le leader du Front de Gauche russe ; Serguei Oudaltsov, était assigné à résidence dans l’attente de son procès. Sur la base d’un reportage de pure propagande diffusé par la chaîne sous contrôle d’état NTV « Anatomie d’une manifestation 2 », il était accusé de « complot anti-gouvernemental » et« préparation de troubles massifs ». Le charismatique leader de gauche considérait Nemtsov comme un adversaire idéologique, un Libérale certes, mais en préalable à toute adversité politique : comme un combattant pour la démocratie. Serguei Oudaltsov a rendu hommage à Boris Nemtsov avec lequel il partageait le même combat pour la liberté pendant que son supposé alter ego français crachait sur son cadavre fumant et s’appliquait à innocenter leur bourreau.

Le PG qui assurait jusque là une veille critique sur la dictature ne partageait plus un seul appel au soutien à l’opposition russe depuis octobre 2014 environ. Seul le NPA, Ensemble et EELV relayaient encore ces appels. Ces derniers étaient ; et sont dorénavant remplacés sur le site du PG, par des copiés collés de chroniques de Russia Today (RT) et de Sputnik sur toutes les affaires russes (Ukraine, Crimée, Donbass et Russie). Dans un esprit d’étroite collaboration, le conseiller géopolitique du PG est réciproquement publié dans ces médias qui statutairement sont directement sous la tutelle du Ministère d’Etat de la Propagande (Communication) Russe, c'est-à-dire sous le contrôle d’un régime oligarchique d’extrême droite. Manuel Borras écrivait dans Regards : « [..] Les idées promues par RT et Sputnik sont en adéquation avec les intérêts du Kremlin, voire les appuient, lorsque cela se révèle nécessaire. ». Le spécialiste autoproclamé du PG, rejoint donc les « chroniques régulières des personnalités comme Jacques Sapir (FN de gauche?), Édouard Chanot (rédacteur sur le site d’extrême droite Boulevard Voltaire) ou Nicolas Bonnal (Boulevard Voltaire, Eurolibertés). [..] Ils sont le relais des mouvances identitaires. Seuls les personnalités et courants politiques propices aux intérêts russes et à la vision du monde traditionaliste portée par le Kremlin y sont invités. [..] Les méthodes et vocabulaire de RT et Sputnik se rapprochent d’ailleurs de ceux employés par la fachosphère française : objectif affirmé de "réinformation" et critique des médias de masse occidentaux. » Ainsi, le conseiller géopolitique du PG, sans apporter la contradiction, collabore également avec Louis Aliot (FN), Damien Lempereur (Debout La France) dans les interviews politiques groupées sous le même article qu’ils accordent en choeur à RT. Ces médias ne sont certainement pas au service d’un idéal humaniste mais du « national-populisme » d’un dictateur dont le PG devient tristement la vitrine échangiste.

( 24 liens organisés en bas de page avec mise en relation PG-RT-Sputnik. Et 9 autres complémentaires avec un Spécial  bonus caché surprise de Sputnik ...)

«Le personnage du PG dont vous me parlez, avec tant de mansuétude, le connaissez-vous? »

Djordje Kuzmanovic. Titiste revendiqué, stalinien assumé, patriote exacerbé, petit soldat des reliques de l’histoire d’un nationalisme de gauche anachronique. Il épouse parfaitement les lignes sinueuses de la doctrine russe au service du « national-populisme » de Poutine. Ce dernier a su reconvertir ces accidentés nostalgiques de la chute de l’empire soviétique dans une manœuvre d’assimilation et de réhabilitation de l’œuvre Ô glorieuse de Staline. Mais, soixante-quatre générations plus tard, dans un monde nouveau, porter un dessein de progrès citoyen tourné vers le futur en faisant de cette marge extrême un principal laisse incrédule.

Et pourtant, quand Kuzmanovic n’assimile pas tous les Ukrainiens de l’univers à des Nazis, la fulgurance de son analyse caricaturale sur le Donbass donne « Scandale : La Russie attaque l’Ukraine à coup de sacs de riz ». Et Mélenchon écrivait un billet rageur sur la horde de nazis ukrainien de Kiev où dans un amalgame méprisant il les accusait de tous les crimes. Et quand Kuzmanovic trouve sur un site de réinformation une subtilité qui fait les délices de la fachosphère : « cela fait six mois que l’on nous annonce la destruction du dernier hôpital à Alep-Est ». La gauche non autoritaire hurle (P. Marlière, J. Salingue) et Mélenchon, sans le contrarier affirmait dans la même semaine dans ONPC que « Poutine va régler le problème ».

Le tropisme « jacobin » de l’un pioche dans l’aliénation de l’autre. A vrai dire, voilà à peu près la limite de l’inspiration populiste qu’une pensée si grotesque puisse provoquer. La puissance de son analyse géopolitique a l’exotisme du néant sur fond de décor byzantin de sa dépendance russe. Mais à part ça ? Rien. Donc Kuzmanovic n’est pas tout à fait « la muse russe » que certains se plaisent à dénoncer. Il en a tout simplement pas le talent, mais c'est un chainon. Il est clairement le maillon faible de son organigramme, le révélateur et le signe d’une crispation « populiste »  tendance douteuse à laquelle il voudrait nous enchaîner dans un alignement paradoxal.

La gauche ne manque pas de talents, de cerveaux disponibles compétents sur ces questions aussi sensibles et complexes de géopolitique qui méritent un débat élevé. L’homme aux mille signatures d’intellectuels en 2012, ne relèvera certainement pas l’enthousiasme de ces derniers face à la médiocrité de ces croyances et de cette dérive. Fin de cycle d’une mobilisation sans concurrence et les intentions de vote fléchissent. Déjà des Insoumis s’affranchissent sur ce point de rupture. Les sympathisants de gauche ne se soumettent pas à cet alignement contre-nature avec une dictature.

Les vœux de Mélenchon pour 2017 étaient l’affirmation finale et assumée de cet alignement sans concession. D’une dépendance l’autre. Contre le « campisme atlantiste » que l’on peut légitiment interrogé, il propose une France « non alignée » mais qui paradoxalement calque tous les arguments de la doctrine russe en terme de géostratégie. Même les médias sous tutelle du Ministère de la Propagande Russe ; experts en intox au service d’une dictature étaient défendus et recommandés pour la pertinence de leurs points de vues . Ils offrent une alternative (d’extrême droite) à l’information  dans l’esprit clairvoyant de l’homme de gauche qui imposait sa candidature.

Mélenchon a confondu Nemtsov. Il est allé au bout de la logique personnelle de sa candidature le lendemain. Face à sa faute historique à gauche, une alternative  compliquée d’otages s’impose à nous, entre une compromission morale certaine et une compromission programmatique probable. Mais le choix peut également se résumer entre une soumission des consciences et une soumission consciente. L’une abandonne toute résistance intellectuelle dans un chaos passéiste qui trahit nos valeurs et principes, car ils ne peuvent se compromettre de près ou de loin avec un quelconque « national populisme ». Quand l’autre, dans un mouvement interrogatif, prudent, très suspect, nous arme au moins de la vigilance du sceptique. Elle a toujours été notre force, elle sera encore nécessaire pour la défense de nos valeurs, de nos principes et du progrès.

Il est loin le temps où l’on rêvait du dépassement de l’humain providentiel, d’émancipation citoyenne et d’affranchissements des partis. De sublimer réellement nos vraies insoumissions.

 

 

-------------------- Notes, liens et réferences  --------------

Le PG vitrine échangiste avec des médias russes d’extrême droite.

Ce qui est frappant, c’est surtout la simultanéité confondante de dépêches et chroniques croisées sur des évènements secondaires à l’échelle des grandes questions de géopolitique. Les sujets qui animent l’actualité de RT et Sputnik s’affichent sur le site du PG qui relaie ainsi un à un les arguments des médias de propagande d’une dictature.

1 - Le 4 mars 2015, le PG s’inquiétait de l’arrivée de 600 formateurs US en Ukraine quand simultanément Sputnik était préoccupé sans double langage de « l’arrivée d’instructeur militaire en Ukraine ». Compléter le même jour d’une perle orageuse de Mélenchon où l’on perçoit toute la pertinence et la finesse d’analyse de l’homme d’état (?) sur le sujet : « Car soyons clairs : si l’armée russe entrait en Ukraine à la suite des provocateurs nord-américaine, les forces qui tenteraient de s’y opposer seraient balayées en moins d’une semaine, parachutistes américains ou pas. 600 Américains ne sont pas davantage invincibles que des milliers d’entre eux. Ce qu’ont montré toutes les guerres perdues par les armadas nord-américaines, à Cuba, au Vietnam, en Somalie, en Afghanistan, en Irak. Les USA savent organiser des complots, des assassinats politiques, acheter des journalistes et des agents d’influence dans tous les pays. Mais militairement, ils ne peuvent vaincre que dans l’ile de la Grenade des gens désarmés, à Panama le chef des trafiquants de drogue, et d’une façon générale des gens incapables de se défendre. »

2 - Le PG s’exprime sur le Sommet de Newport le 7 mars 2015 et souligne « La fuite en avant belliciste continue ». Etrangement, les mêmes conclusions sont partagées et publiées sur Sputnik pour qui « le sommet de l’OTAN ne marque pas de nouveau jalon »

3 - Le 27 mars 2015, deux billets sur Sputnik sur la « parade l’Otan aux frontières de la Russie » font un billet de synthèse et de relocalisation sur le site du PG le 29 mars : « La guerre en Europe ? Non, merci ! »

4 - Le 22 avril 2015, Sputnik critique avec une subtilité trollesque la venue de Porochenko à Paris : « Quand le chocolat Ukrainien pue le sang à l’Elysée ». Suffisamment drôlesque pour que le PG sensible à l’objectivité du titre,  paraphrase l’article le lendemain affirmant « une honte pour la République » en reprenant des arguments du billet.

5 - L’affaire des Mistral, une pentatonique majeure.

Le 3 septembre 2015, Russia Today (ici) et Sputnik à l’initiative dénoncent : « la décision de rompre le contrat prise à Washington ». Le PG reprend le catalogue de l’argumentaire le même jour dans : « les Mistrals perdants de la souveraineté nationale ». N’oublions pas Kuzmanovic sur son blog (ici). Puis Mélenchon sur le sien parle de « trahison insupportable », puis conclue par un Communiqué du 14 novembre 2014 art#34 : « Mistral : François Hollande ridiculise la France ». Une telle convergence de critiques simultanées sans nuance dénote d’un suivisme avec ces deux médias russes d’extrême droite. L’alignement est parfait. Toute la Fachosphère française en fait autant sur le sujet avec la même orientation.

6 - Le 10 décembre 2015 Sputnik s’inquiète de la visite de Joe Biden à la Rada, dans cette « Ukraine de la corruption ». Cinq jours plus tard, le PG partage l’indignation dans un soucis de ‘réinformation’ urgente car il faut : « dénoncer l’ingérence étasunienne en Ukraine » qui la corrompt.

7 – Le 15 janvier 2016 Sputnik traite du Referendum traité EU-Ukraine et donc le PG traite du sujet en conformité. ici

Il semble depuis février 2016 que Djordje Kuzmanovic, adepte du « dégagisme », en ait été victime par ceux là même qui n’apprécient ni ce concept ni ses publications alignées sur la doctrine russe. A moins qu’il ait trouvé d’autres espaces pour exprimer sa dépendance russe, car depuis 2016 il intervient très régulièrement sur les sites pro-kremlin Russia Today et Sputnik ( et à priori pratiquement plus sur le site du PG ).

8 - Kuzmanovic sur Russia Today, une quinzaine de références, dont le point de vue du PG sur le conflit syrien. Le PG estime que l’occident a perdu beaucoup de temps à ne pas écouter la Russie. Le PG est heureux de pouvoir le dire sur Russia Today, organe de propagande d’une dictature. Le PG fait allégeance?

Un article du Monde sur la quête de crédibilité du candidat Mélenchon sur la Sécurité l’a rendu furieux (ici).  Alors Russia Today titre : « Mélenchon, menace de procès et dénonce l'influence «de la CIA et des néo-conservateurs» au Monde… ». Et voilà Mélenchon recyclé dans la propagande russe.

Enfin, Kuzmanovic prend la défense des médias russes RT et Sputnik contre une résolution européenne à leur sujet. Ces résolutions ne respectent pas nos valeurs de liberté et sont indéfendables estime t-il. Et Russia Today et Sputnik, au service d’un régime « national populiste » défendent-ils nos valeurs démocratiques? Leur objectif n’est-il pas justement de les attaquer ?

9 – Kuzmanovic sur Sputnik, 17 références d’éditions

Dans un article Sputnik recueille le témoignage de Kuzmanovic sur une manifestation contre la guerre en Ukraine du 22 juin 2014. A comparer avec le récit de Nicolas Hénin dans son livre « La France Russe » : « Un évènement à l’initiative de groupes identitaires et prorusses qui fit l’objet d’un reportage sur la très droitière webtélé Agence Info Libre. On y voit Djordje Kuzmanovic entouré de personnalités qui détonnent avec sa couleur politique. Interrogé à ce sujet il accuse une ‘cabale médiatique’ et crie à la récupération. «  Il n’y avait que moi qui appelais à la manifestation. C’est moi qui ai déposé la demande en préfecture. A un moment on voit des gens d’extrême droite arriver avec leurs banderoles. On les a repoussé comme on peut mais on avait pas de matraques… » Le reportage diffusé par la webtélé d’extrême droite ne montre pourtant aucune tension au sein de la manifestation. Kuzmanovic lui accorde même un entretien. Mais attention, rien à voir avec un axe Rouge-brun juge t-il… » Puis ajoutant dans son entretien avec Hénin :« Je ne souhaite à personne, et surtout pas aux russes que les opposants à Poutine prennent le pouvoir ». Pour information, les véritables manifestations pour la paix ( ni d’extrême droite ni prorusses) se sont tenus devant l’ambassade de Russie ou sur la Place des innocents à Paris.

Relevons également deux billets où Kuzmanovic se désole de concert avec le FN et Debout La France. N’apportant pas la contradiction, strictement aligné, il est une caution de diversité sur l’échiquier politique, d’une autre extrême complètement compatible avec le régime autoritaire de Poutine qu’il admire. Ainsi, quand Poutine annule sa visite à Paris, Louis Aliot (FN) Damien Lempereur (Debout la France) et Kuzmanovic (PG) valident dans les mêmes termes que c’est : «Une leçon qui n'est pas à l'honneur de la France» . Une autre fois, la même bande confirme que « la politique de la France est ridiculisée ».

Pour cette étroite collaboration avec ce média, il obtiendra un article sur Mélenchon intitulé «  la gauche décomplexée ». Un détail amusant qui fait écho au trou de mémoire de Mélenchon sur Nemtsov : un lapsus informatique révélateur. L’adresse du billet indique : « Mélenchon soutient Poutine ».  Pour le serveur de Sputnik, au moins les choses sont claires...

https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201602241022024788-melenchon-soutien-poutine/

Contact Danyel Gill

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