Via Lucis, d’Angélica Liddell, un livre où l’amour s’offre en guise d’antidote. Chez Les Solitaires Intempestifs

Via Lucis est pour ceux qui n’ont pas peur de boire le poison de la beauté, d’être autopsié de leur vivant par un long poème ; où l’amour s’offre en guise d’antidote.

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Une intimité lumineuse pleut, 

dans le temps du sacré. 

Angélica Liddell 

vierge folle à dentelle,

épouse rimbaldienne,

va à l’esprit. 

À chaque pas

ses empreintes, 

font son chemin :

« Je cherche le triomphe de l’esprit sur la chair, quand la chair a subi toutes les déceptions possibles, Dieu et l’Être Aimé se confondent, et la Passion est aussi forte que la foi, la faim et la peste ».

Angélica Liddell l’amante,

la vestale du poème,

alimente le feu mystique,

va à la raison extrême,

annonce le défi de chair.

Dans sa boîte de pandore 

la passion

pour l’être aimé

est au-delà de la déception. 

Son action est énergie sainte,

où s’éjacule la conscience de la vie,

à distance de la loi qu’elle transgresse.

Dans la servitude du mal,

seul la mort triomphe,

seul l’être aimé est sacré :

La mystique vient de l’exil que l’amoureux s’impose, à huis clos, avec pour conséquence une émancipation de toutes les représentations de la vie humaine ordonnée ».

Angélica Liddell  se montre, tour à tour, en femme abandonnée à la bête, en Ève masquée les mains pleines du fruit défendu, en amour aveugle se coupant la langue, en Vénus endeuillée de sa propre beauté,  etc. Autant de femmes, autant de cris d’amour pour celui dont le nom est son ennemi. 

Angélica Liddell dans Via Lucis bénit la niche ténébreuse où tout pénètre ; bénit les trous, et bénit l’occulte. Les yeux blancs, comme le sperme de l’être aimé, l’ont mise au monde par une semence divine. Elle se dit sainte dans une architecture de feu, elle s’offre et lui écrit pour faire silence. Rien n’est assez haut. L’ascension, pour rejoindre son amour, est au-dessus du ciel de Dieu. 

Pauvres idiots, ceux qui attendent la réponse de Dieu. Ce que j’aime, c’est justement Son Silence.

Quand on lui demande : « tu crois en Dieu ? », elle répond : « Où est mon amour ? ». Car son seul voeu, est de vivre pour quelqu’un. Mais comment s’y prendre ? D’horribles démangeaisons, la ramènent à l’insupportable réalité, l’éloigne du merveilleux absolu : «  Comment supporterions-nous la douleur d’être vivant s’il n’existait pas une douleur plus grande. L’amour ». 

La poésie d’Angélica Liddell est sublime. Son écrit silencieux, ce n’est jamais la mort : le luxe, ce serait d’expirer juste au moment où l’on est sur le point de me sauver, à l’instant précis où j’ai été sauvée ». 

 Lire l'article https://blogs.mediapart.fr/dashiell-donello/blog/121115/angelica-liddell-chienne-de-dieu-au-festival-d-automne

Via Lucis

Angélica Liddell

 

LES SOLITAIRES INTEMPESTIFS

http://www.solitairesintempestifs.com

  • 1 Rue Gay Lussac
  • 25000 Besançon
  • France
  • Téléphone : +33 [0]3 81 81 00 22

Via Lucis c’est 50 autoportraits (photographies de et par Angélica Liddell) et six textes :

- Tout est saint

- Mes yeux blancs comme ton sperme

- Première épître de Saint-Paul aux corinthiens - "Cantate BWV4, Cantata BWV 4, Christ lag in Todesbanden. Oh, Charles !

- Troisième offrande. Lausanne. L’histoire occulte de ta vie (est celle qui existe à l’intérieur de moi)

- Ce n’est jamais la mort

 

 

 

 

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