Nice, acharnement contre la mosquée En-nour et les Niçois de confession musulmane

La Ville de Nice et la Préfecture des Alpes-Maritimes reprennent leur acharnement administratif et judiciaire contre la mosquée niçoise En-nour. Dans leur entreprise aveugle et purement idéologique le Maire et le Préfet ont juste oublié deux petits détails qui font que la France est un état de droit et un état laïque : le respect de la loi et la liberté de culte.

Alors que la Ville de Nice a déjà été condamnée par le Conseil d’Etat pour atteinte aux libertés fondamentales et excès de pouvoir contre l'Institut Niçois En-nour, et que l'entrave à la liberté de culte a, à Nice, un lourd passé (lire ici et ici), le maire de Nice, poussé par le Préfet des Alpes-Maritimes, va déposer une seconde déclaration d'utilité publique (DUP) pour obtenir l'expropriation du lieu de culte.

Si nous devons tous lutter contre la propagation du djihadisme en France, rappelons qu'aucun élément probant attestant de radicalisation ou de promotion de doctrines fondamentalistes par l'Institut Niçois En-nour n'a été ne serait-ce qu'évoqué dans le dossier.

De plus, l'Institut En-nour est désormais propriétaire des locaux et ne peut donc plus être taxé d'ingérence étrangère.

Rappelons enfin que les Niçois de confession musulmane, comme tous citoyens, ont le droit d'exercer leur culte dans des conditions décentes et que l'Institut Niçois En-nour, contribuant ainsi à apaiser un sentiment d'injustice, facilite le vivre ensemble à Nice.

Le Maire de Nice et le Préfet des Alpes-Maritimes, dans leur entreprise aveugle et purement idéologique, ont donc juste oublié deux petits détails qui font que la France est un état de droit et un état laïque : le respect de la loi et la liberté de culte.

 

 

 

 

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