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Billet de blog 26 nov. 2021

Éric Sadin : " Comment donner corps à notre condition politique ? "

Après L’Ère de l’individu tyran. La fin d’un monde commun (Grasset, 2020), le philosophe Éric Sadin, contempteur de la télé socialité généralisée, donne à lire dans Faire sécession. Une politique de nous-mêmes (L’échappée), un texte époustouflant par son style et son allant. Entretien.

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Eric Sadin © DR

Dans L’Ère de l’individu tyran. La fin d’un monde commun, vous aviez posé un diagnostic implacable sur l’avènement de l’individu gonflé de lui-même, notre " isolement collectif " et l’avènement d’une situation d’ " ingouvernabilité permanente ". Qu’est-ce qui vous a fait entreprendre l’écriture de ce nouveau livre ?

Il est marquant de constater l’ampleur de notre désillusion à l'égard de la politique institutionnelle, tout en relevant, d’un autre côté, notre envie viscérale de continuer à tant attendre d’elle. Ce soudain engouement, nous le retrouvons à l’amorce de chaque campagne présidentielle. Et celle-ci est particulièrement emblématique de cette tension à la fois faite de perte d’adhésion et de secret espoir de voir de jours meilleurs advenir grâce à l’application de programmes supposés répondre aux maux du pays. Bien que la foi n'y soit plus, l’on voudrait malgré tout, et comme pleins de candeur, ignorer toutes les déceptions passées et de nouveau y croire.

Cet esprit paradoxal du temps m’a conduit à interroger ce que suppose la bonne expression de notre condition politique. Pour cela, j'ai développé une boîte à outils, une sorte de méthode faite de quelques modalités d'action à même de produire des effets dans le cadre de nos vies quotidiennes et de nous rendre, à divers titres, davantage agissants.

C’est dans ce sens, que vous en appelez d’abord à recadrer nos attentes à l’égard de la " grande politique " ?

Exactement. Il nous revient à la fois de remettre en question les attentes démesurées que nous entretenons à son égard, tout en insistant sur le fait qu’il est urgent de peser pour qu'elle réponde avant toute chose à ses prérogatives cardinales. Celles de se soucier avant toute chose de la qualité des services publics et des institutions – qui sont aujourd’hui en lambeaux – et de la bonne organisation de la vie en commun, loin des strictes logiques comptables qui en sont arrivées à vidé de sa substance le sens de l’action publique.

Vous remettez aussi en critique la plupart des discours qui ont façonné la société.

Ils sont foisonnants et puissants, particulièrement dans le monde du management ou de l'organisation des services publics ! Ce mouvement " d'expertisation de la société " est arrivé à imposer une vérité prétendument objective, alors qu’il ne répond qu’à des intérêts privés et aspire à une vision fantasmatique de la société, devant partout être optimisée et, à terme, délivrée de tout défaut. Cette privatisation du langage nous a démuni et nous ne nous sommes pas donné les moyens de la contredire.

Il n’y a pas que les rapports de force entre intérêts divergents, nombre d’entre eux se jouent, dans leur fondement, dans une primauté acquise par un lexique sur un autre. C’est la raison pour laquelle, se soucier d’une " hygiène du langage ", selon les termes de George Orwell – c’est-à-dire faire en sorte que les mots ne soient pas confisqués, mais qu’au contraire leur libre emploi favorise l’expression de la pluralité – représente un enjeu politique brûlant qui aujourd’hui nous incombe.

À ce titre, une des conditions de la bonne expression de notre condition politique, c'est de savoir nous organiser pour contredire ces discours, mais aussi faire valoir des contre-discours, ceux narrant les réalités du terrain, trop souvent occultés, et les rendent visibles au regard de la collectivité. C’est ce que j’appelle une " politique du témoignage ".

Dans votre livre vous délayez aussi le concept d’une " Morale du refus ", rappelant combien il est important de se lever ensemble pour dire non. Dans le même temps, vous dressez le constat de l'individualisation de nos revendications. Or, pour une culture du refus efficace, il faut quand même qu'il y ait une unité de refus. Comment refaire communauté de cette mosaïque d'individus ?

Il ne s'agit certainement pas de réunifier les individus, mais de savoir collectivement manifester notre refus à l'égard de mesures iniques. Celle qui bafouent notre intégrité et notre dignité et qui participent de la négation de notre subjectivité, et qui sont particulièrement à l’œuvre depuis l’instauration des logiques néolibérales datant du tournant des années 1980.

Or, cela nous ne l’avons pas suffisamment fait. Sans doute par manque de culture d'opposition. Cependant, conformément à la tradition de l'individualisme libéral, nous savons nous élever - généralement sous la forme de la manifestation -, dès qu'il s'agit de la question des salaires ou de l'emploi, qui sont certes des enjeux importants. Mais nous avons probablement oublié l'exigence de défendre des valeurs fondamentales. Et nous l’avons, décennie après décennie, payé au prix fort. À cet égard, je renvoie aux conditions de travail en vigueur dans le monde de la logistique, celles en cours dans les entrepôts Amazon par exemple, qui sont proprement inhumaines et qui ne cessent de broyer les corps et les esprits.

Qu’est selon-vous le manque de culture d’opposition ?

Je lisais récemment un entretien avec une juriste du travail qui disait qu’il nous manquait une culture de la défense et de la connaissance de tous les rouages du droit du travail. C’est certainement vrai ! Cette méconnaissance fait que nous sommes d’abord dans la plainte, qui prend quantité de formes, et qui est admirablement exploitée par l'industrie du numérique, notamment avec les réseaux sociaux.

Il nous a manqué, et il nous manque cruellement, un sens de l’organisation en mesure de nous opposer à des décisions qui nous dépossèdent de nous-mêmes, avilissent les êtres, ou font perdre de vue aux institutions leur mission consistant à se soucier du meilleur intérêt général. Celles-ci n'ont cessé de s'étendre, et ont entraîné, au fil des années, de gigantesques incidences politiques et sociales.

C'est là qu'on peut peut-être en revenir au Luddisme, un mouvement social particulièrement marquant en Angleterre au début du XIXe Siècle qui a opposé des artisans aux employeurs et manufacturiers qui favorisaient l’emploi de machines dans le travail de la laine et du coton. Ces machines, les luddites avaient décidé de les briser.

Il ne relève pas du hasard que mouvement historique suscite un intérêt depuis une dizaine d'années. Dans la mesure où il témoigne de gestes résolus émanant de groupements, qui ont su se mobiliser en vue de défendre des principes essentiels, telles la reconnaissance de savoir-faire éprouvés, les capacités propres des individus, et qui ne peuvent être niés au seul nom des impératifs de rationalisation et du profit.

Néanmoins,  nous avons tendance à considérer cet épisode avec une certaine ironie, ne voulant retenir du luddisme que l’acte de sabotage, alors qu’il s’agit avant tout d’une affirmation positive, celle visant à défendre et à célébrer la meilleure expression de chacun à la tâche.

Évidemment, de nos jours, dans une société de toute part protégée par le droit de propriété, l'enjeu ne consiste pas à " casser des machines ", mais à renouer avec le souffle proprement vital qui animait ce mouvement, sachant signaler des limites qui ne doivent pas être dépassées au risque de nous amoindrir et de nous faire perdre un certain sens de la vie. En cela, ce que le luddisme vient nous rappeler, c’est qu’il y a une part de responsabilité qui nous incombe et dont nous ne sommes pas suffisamment emparés. C’est pourquoi, dans mon livre, j’ai voulu, au cours d’un chapitre, et avec précision, m’arrêter sur ces questions politiques et sociales décisives.

Il y a selon vous une forme de vacuité de la violence comme arme politique pour se faire entendre. Nous en priver, n’est-ce pas nous priver potentiellement d'une arme supplémentaire ? Vu l'urgence de la situation, n’est-il pas important de faire feu de tout bois ?

Casser témoigne d’une saturation qui s'exprime et, dans certains cas, l’on peut évidemment la comprendre, mais comment ne pas voir les limites de ces attitudes pleines d’affect et bien trop impulsives ? Plutôt que de s’adonner à des gestes de violence, souvent dans le cadre de la rue, et supposés répondre à un ordre général, lui-même, tenu pour bien plus violent au bout du compte, il me semble que l’enjeu consiste à chercher, sur le terrain, là où elles ont lieu, à contenir les formes de violence actuellement en vigueur. Et nombre d’entre elles sont plus ou moins sournoises, telles les techniques managériales extrêmement sophistiquées qui sont allées jusqu'à conduire à des troubles musculo-squelettiques, des dépressions, des suicides.

Pensons, dans un autre ordre à ces hordes d’étudiants qui évoluent dans des amphithéâtres bondés qui annihilent les bonnes conditions de l’apprentissage et finissent par laminer moral et espoir. Tout cela, et bien d’autres cas de figure, représente des formes de violence qui n’appellent pas en retour des gestes de violence, mais l’affirmation, en groupe, et en société, de l’impératif de faire prévaloir des principes tout autres. Et cela, requiert des mobilisations à la fois fermement résolues et de longue haleine.

Il nous revient autant de pointer les formes de violence auxquelles nous-mêmes participons. Je renvoie notamment à tous les posts anticapitalistes sur Twitter ou Facebook, ne faisant au final qu’alimenter des profits gigantesques auprès de ces plateformes de l’expressivité. Alors que celles-ci procèdent d'une très grande violence, avec leurs algorithmes de recommandation, les techniques de manipulation commerciale, les analyses de collectes de données.

Je pense aussi au monde de la logistique, aux chauffeurs Uber, à Deliveroo. Tous ces tâcherons qui travaillent dans des conditions inhumaines, qui sont invisibles et qui ne font nullement l’objet de notre mobilisation, alors que celle-ci relève de notre devoir moral. Tout au contraire, en un clic, ou en une touche tactile, nous ne cessons de commander des produits, participant de ces modes de management dégradants et destructeurs, intensifiant un processus de surconsommation et induisant encore des effets dévastateurs pour la planète. Voit-on cette violence de nos gestes que nous effectuons d'une façon presque anodine, et finalement dans une sorte d’irresponsabilité collective, ou plutôt d’égoïsme individuel, devrions-nous dire, car ne visant que notre seul confort personnel ?

Vous appelez aussi à " institutionnaliser l’alternatif ". Qu’entendez-vous par là et n’est-ce pas un oxymore ?

Face à l'état de crise qui est le nôtre, s’est répandue ces dernières années l’idée d’instaurer un revenu de base universel. Quel meilleur moyen d'entériner les situations en cours, de renvoyer chacun à soi-même, conduisant à cumuler les emplois précaires ou à devenir un éternel pêcheur à la ligne vivant de maigres subsides. Est-ce là un projet de société enviable et susceptible de dégager des perspectives épanouissantes ?

Ce qui est marquant, c’est que jamais comme aujourd’hui, nous vivons une telle impression de saturation, tout en étant mus par des aspirations pour de tout autres mode d’organisation en commun et d’existence. Qui n'a pas entendu parler de personnes qui, du jour au lendemain, lâchent tout – et souvent à leurs risques et périls –, pour s'adonner à la permaculture, au commerce local, à toutes sortes d’initiatives jugées plus vertueuses ? Mais ce risque, tout le monde ne peut l’encourir. C’est pourquoi, il revient à la société, à la collectivité, de prendre la mesure de toutes ces envies, plus ou moins refoulées, et que celles-ci soient, via de multiples dispositifs de contribution, soutenues afin de prendre corps.

Ce afin de favoriser, un foisonnement de constitutions de collectifs, dans tous les champs de la vie, certes dans la permaculture, mais autant l’élevage, l’artisanat, la gastronomie, la production à petite échelle, le soin, l’éducation…, qui répondent à des cahiers des charges vertueux, supposant des rapports équitables entre les êtres, leur meilleur épanouissement et qui soient soucieux de respecter la biosphère. Y-a-t-il plus beau projet de société que de favoriser, à la base, l’instauration de modes de vie qui répondent à nos aspirations, tout en donnant un ancrage concret à l’impératif écologique ?

Un chapitre passionnant traite de ce que vous appelez " l’Hubris écologique ". Il est assez mordant à l'endroit des personnes qui ne cessent de crier – et selon vous, à vide – leur préoccupation environnementale. Pourriez-vous expliquer les raisons de votre agacement et par endroit, d’une certaine forme de morgue ?

Comment ne pas voir que cette angoisse écologique, parfaitement légitime, relève dorénavant d'une cacophonie devenue très assourdissante ? Presque du jour au lendemain, à un moment que l’on peut dater du tournant des années 2010, s'est formée une salutaire prise de conscience, mais qui, en effet, aujourd’hui ne cesse de tourner à vide, de manquer d’ancrage et d’aller presque, dans certains cas à virer des formes de complaisance, de surcroît stériles.

En cela, ça va assez dans tous les sens. D’un côté l’on s'en remet à l'État, attendant presque tout de lui - conformément à un rapport quasi œdipien -, estimant qu'il n’en fait jamais assez, comme si l’essentiel relevait de ses prérogatives. Certes une large part de responsabilité lui revient, mais à mon sens, la question majeure de l’époque regarde celle de l’instauration de modes d’organisation en commun, dans tous les champs de la vie, et qui engagent des pratiques en tout point respectueuses du milieu. Façon, d’engager avant tout notre propre responsabilité, plutôt que de continuellement user du registre de la dénonciation, de la récrimination et l’attente passive.

À l’image de ladite et assez grotesque «Affaire du Siècle», voyant un déversement de bonne conscience, des Juliette Binoche et autres membres d’une certaine jet set composite, pleine de si bonnes et si naïves intentions s’attaquant, sous la forme de la judiciarisation de la vie politique, aux «grands responsables de l’écocide en cours».

Il y a encore les nouvelles figures de la conscience écologique qui ne cessent d’y aller sur lesdits " réseaux sociaux"  ou sur Youtube de leurs posts moralisateurs ou vidéos prétendument pédagogiques, alors que la bataille des idées a été gagnée depuis longtemps maintenant. À l’instar du messie Greta Thunberg, enivrée d’avoir des millions de followers sur Twitter et qui poste dix formules par jour pleines de banalité, et si satisfaites, avec le paradoxe – qu’il convient de relever – de ne pas se soucier de l’impact environnemental induit.

Si le devoir moral appelle d'aligner ses convictions à ses actes, il me semble que c’est la jouissance de l’ego qui est privilégiée chez toutes ces personnes. Par ailleurs, cette cacophonie revêt le tort d’occulter nombre d’autres enjeux contemporains tout aussi importants. Je parlais des entrepôts Amazon, des conditions managériales qui amputent une bonne écologie des relations humaines et de notre vie individuelle et collective. Pour quelle raison, ces questions brûlantes, ne font pas l’objet de notre mobilisation ? Probablement parce que, dès lors que c’est notre propre maison qui brûle et que notre confort de vie est menacé, alors, conformément à l’esprit de l'individualisme libéral, l’on se met à être pris de panique. En revanche, dès que des iniquités sont subis par les autres, les voix se font moins entendre.

C’est à ce titre que vous insistez sur la dimension multidimensionnelle de notre mobilisation ?

Exactement. Pour reprendre les termes d’Ivan Illich, c’est la prise en compte de la dimension multidimensionnelle de notre bon équilibre qui devrait faire l’objet de notre implication constante. En ce sens, il ne suffit pas de dire que " tout est lié ", selon une formule actuellement très en vogue, mais de faire en sorte de donner des ancrages à cette vision de la société et de la vie.

C’est pour cela qu’un foisonnement de collectifs, attachés à cultiver des pratiques équitables et vertueuses, devrait représenter la base pour que des modalités moins dévastatrices de nos corps, de nos psychés, de l’état de la société et du milieu soient toujours plus à l'œuvre. Étant en outre, en mesure de contredire notre état d’" isolement collectif " et de répondre à nos pressantes envies de vivre selon d’autres codes.

À la suite de cette pandémie qui nous a davantage déboussolés, si nous ne nous donnons pas des clés concrètes à même de dénouer nos passions tristes, il est probable que le déchaînement des rancœurs et la fureur de tous contre tous deviennent les seuls traits dominants de l’époque. L’écriture de ce nouveau livre visant avant tout à nous donner quelques clés à même de contrecarrer ces redoutables périls, de nous rendre pleinement acteurs de nos vies et de dégager de possibles horizons d’espérance.

Faire Sécession. Une politique de nous-mêmes, L'échappée, 242 pages, 17€

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