Train ou covoiturage ?

Le covoiturage a le vent en poupe.  Et spécialement l'entreprise  de Frédéric Mazzella, créée par Vincent Caron.Car même si c'est une rumeur qui court, la SNCF n'a pas racheté le site "covoiturage.fr" devenu "Blablacar".Ce qui est vrai,  par contre, c'est que, comme  dans un grand nombre de cas, notre société secrète le poison "économique" qui consiste à faire encore et toujours du profit sur le dos des plus vulnérables, ou du moins des "non-nantis".Ce n'est pas rare: on lance une idée, un truc sympa, vivant, et puis quand ça fonctionne bien, que les gens se sont habitués à s'en servir... Vlan! On passe à l'exploitation et on fait sonner le tiroir-caisse!

Le covoiturage a le vent en poupe.  Et spécialement l'entreprise  de Frédéric Mazzella, créée par Vincent Caron.
Car même si c'est une rumeur qui court, la SNCF n'a pas racheté le site "covoiturage.fr" devenu "Blablacar".

Ce qui est vrai,  par contre, c'est que, comme  dans un grand nombre de cas, notre société secrète le poison "économique" qui consiste à faire encore et toujours du profit sur le dos des plus vulnérables, ou du moins des "non-nantis".
Ce n'est pas rare: on lance une idée, un truc sympa, vivant, et puis quand ça fonctionne bien, que les gens se sont habitués à s'en servir... Vlan! On passe à l'exploitation et on fait sonner le tiroir-caisse!
Voilà que "Le +" de l'Obs recueille le témoignage d'un jeune homme qui a été séduit par ce moyen de transport, sur des trajets réguliers.
Mais tout n'est pas aussi simple ou sympathique. La pratique du covoiturage est multiforme et pour quelques-uns de ses aspects, mérite quelques critiques.
Vers 2008-2010, quand c'était déjà bien lancé,  j'ai pratiqué le covoiturage avec "Covoiturage.fr",  plutôt comme conducteur, mais parfois aussi (plus rarement) comme passagère.

A l'époque, on pouvait, une fois inscrit, communiquer directement entre conducteur et passagers potentiels, et déterminer librement le montant du trajet.
Un système de messages privés permettait d'échanger les numéros de téléphone, notamment...
En tant que conducteur, je réduisais la plupart du temps de 2 ou 3 euros la contribution suggérée par le site, considérant que j'étais gagnante de toutes façons, puisque mon but était essentiellement d'amortir le péage d'autoroute entre Bordeaux et Toulouse.

Puis je suis restée un certain temps sans utiliser le service, et juste avant les présidentielles de 2012, j'ai eu la très désagréable surprise de découvrir les nouvelles "règles" de cet outil.
J'étais  "montée" à Paris pour le meeting du FdG (un jeudi) et le soir j'avais été logée chez un pote du côté de Palaiseau.
J'avais pris le train à l'aller et n'avais pas trop prévu la façon de revenir le lendemain.
C'est alors que j'ai découvert que non seulement il fallait faire "péter sa carte bancaire"  pour réserver le trajet (bon, à la rigueur on peut accepter une participation au site pour le service qu'il rend, mais cela pourrait prendre d'autres formes, exemple un abonnement...), mais que de plus, en cas de défaillance (arriver en retard au rendez-vous par exemple) on était prélevé de 50% de la somme prévue pour le conducteur...  Dans ce cas, non seulement on se retrouve dans le caca (il faut dénicher un autre trajet, ce qui n'est pas évident), mais on est plumé pour zéro service!
De Paris à Poitiers, le lendemain, le site de covoiturage me proposait un trajet partant de la Porte de la Chapelle! Et ce n'était pas très bon marché.

Alors, moi l'ex-parigotte, qui à la fin des années 60, début des années 70, faisais du stop pour voyager, j'ai repris le RER, et après une correspondance à Denfert, suis redescendue à la Porte d'Orléans!
L'entrée du périph' n'avait presque pas changé.
Postée en face de l'Etap-Hôtel, j'ai attendu moins d'une heure, et une fois en route, je n'ai mis que 5 h de Paris à mon coin de Charente, en trois véhicules!

Je suis assez déçue, comme conductrice, de ne pas trouver plus de "stoppeurs" le long des routes quand je me déplace en auto.
Face à tous ceux qui créent leur "entreprise" si appréciés par Manuel Valls, créons une société ouverte d'échange, de partage,  une société dans laquelle le lucre  ne soit pas le pivot de toutes les activités.

Résistons :  faisons de l'auto-stop !...
La sécurité? Après tout, à l'ère des téléphones mobiles, quoi de plus simple que d'envoyer par sms le n° minéralogique de la voiture qui vient de vous prendre?

Défendons toutes les solutions "libres", "Open-source",  contributives.
-----------------

Page de Wikipédia qui retrace l'historique de "Blablacar"
Deux billets de Mediapart sur le sujet:

Blablacar, le covoiturage tué par la finance et l’appât du gain

Covoiturage : Le vrai visage du PDG de Blablacar décrypté dans une interview

Une discussion sur un forum

... à suivre








Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.